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vendredi 20 juillet 2012

Petit tours de galeries



Si le coeur vous en dit, voici un petit parcours sur le Plateau Mont-Royal de quelques galeries d'art à faire en vélo, par un beau jour d'été... Soit par les rues, soit par les ruelles...


 A
Galerie le 1040
1040 est, rue Marie-Anne, coin Christophe-Colomb, Montréal
http://www.locart.ca/galerie/


B
Galerie Graff

963 rue Rachel Est, Montréal, (514) 526-2616
http://www.graff.ca/galerie/accueil.html


C
Centrale Galerie Power House

4296 boulevard Saint-Laurent, Montréal, (514) 871-0268
http://www.lacentrale.org/2005/homeF.html


D
Galerie Simon Blais
5420 St Laurent, Montréal, (514) 849-1165
http://www.galeriesimonblais.com/fr/accueil.php


E
Galerie Clark

5455 avenue de Gaspé, Montréal, (514) 288-4972
http://www.clarkplaza.org/

Si vous avez des suggestions... Écrivez-nous!

lundi 26 mars 2012

Contre-jour sur piste


Antoine Claes - peintre

Le long de la voie ferrée qui longe la rue des Carrières, au nord du Plateau Mont-Royal, à Montréal, sur la piste cyclable poussiéreuse, alors qu'un ciel lavé et blanchi par un soleil bas et aveuglant de fin d'après-midi, les bâtiments industriels semblent être d'immenses monolithes noirs imposants et massifs, gigantesques vaisseaux immuables dans le temps et l'espace. Cela m'a fait penser aux toiles d'Antoine Claes.
Voilà un artiste dont je voulais parler depuis un moment.
Antoine Claes, Né à Montréal en 1971, de nationalité belge et canadienne.
Dans l'univers industriel et la facture très particulière de sa peinture il y a une sorte de transfert d'une image figurative vers une image plus abstraite.
Sa technique, puisqu'elle est mise très en avant sur ses oeuvres, est un transfert photographique, non pas mécanique ni digital, mais bien manuel, à l'huile et souvent sur bois.

Certaines de ses oeuvres sont immenses et, de par leurs grandes tailles, envahissent l'espace visuelle de façon à ce que l'observateur puisse y plonger et perdre, pour un moment, une certaine notion du réel.

À voir à la galerie MX (Mensi Xpose), sur l'avenue Viger, à Montréal.
Antoine Claes
galeriemx.com
à voir aussi à La Galerie Beauchamp à Québec
www.galeriebeauchamp.com

jeudi 25 août 2011

Art Spin

Art Spin est un concept très proche des défuntes Balades du BAC. Spin Art est un tour des galeries et des ateliers d'artistes, ainsi que des spectacles d'art à Toronto. On vous emmène rencontrer ce qui se fait artistiquement dans la scène émergente des artistes de la ville ontarienne.

Qui voudrait reprendre ce concept pour Montréal?

Pour plus d'info :
http://torontoartspin.wordpress.com/2011/06/21/our-first-tour-of-the-season-is-almost-here/

jeudi 16 juin 2011

Pour étendre son rayon d'action...

Publié par Suzanne

Nous avons déjà la possibilité de prendre le métro avec nos vélos, et ce dans certaines plages horaires. C'est très bien. Une option dont je ne me prive pas. Il m'arrive en effet de retrancher quelques kilomètres de bitume brûlant par jour de très grande canicule. Mais cette semaine, c'est d'une autre alternative dont j'ai profitée. Je devais me rendre de Rosemont à St-Eustache. Mais par un temps splendide, prendre la voiture équivaut à rien de moins qu'une punition. Une journée de vélo perdue! Une journée de voiture à rouler sur des autoroutes pour sortir de Montréal, et sillonner les banlieues. Ouach... Alors, qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de me prévaloir de l'opportunité que nous offre l'Agence métropolitaine de transport depuis le ler mai : prendre le train!

Encore une fois, bien entendu, il faut respecter certaines plages horaires. En fin de compte, il s'agit essentiellement d'être 'à l'envers du traffic', i.e. de sortir de la ville quand tout le monde s'amène au boulot, et d'y revenir quand tout le monde veut en sortir.

J'effectue un court trajet vers la Gare Centrale (8km) dans la fraîcheur du matin. Il faut entrer par la rue La Gauchetière, descendre de sa monture, et s'amener jusqu'au quai d'embarquement du train de banlieue choisi. Ca fait très bizarre d'entrer dans la Gare Centre, dans ce grand espace des 'pas perdus' avec son vélo. Ce n'est pas sans attirer certains regards, puisque la chose est somme toute assez récente.

On peut acheter ses titres de transport directement sur sa carte Opus. Attention, il y a des bornes pour Via Rail, des bornes Opus, puis des bornes pour les trains de banlieue, tout juste à côté des escaliers qui mènent aux trains, également identifiés 'Opus'. Ce sont ces dernières qu'il faut utiliser. Les titres achetés - les prix varient selon la zone où l'on se dirige - demeurent valides sur votre carte Opus pour une année. Une fois les titres achetés et stockés sur votre carte Opus, il ne restera plus qu'a les 'valider' au moment du départ. Une fois 'validé', vous avez 120 minutes pour prendre le train, sans quoi vos titres seront perdus. Pour certaines voies (8-9-10-11), on a même droit à un ascenseur pour descendre au niveau de la voie ferrée. C'est pas mal chic!

En principe, la voiture de queue est la voiture qui comporte les crochets pour suspendre les vélos. Mais au retour de Deux-Montagnes, on m'a dit qu'il y en avait dans la voiture de tête ET de queue. Il y a un brin de confusion que j'attribue à la nouveauté de ces services... Un 'gros' total de 4 crochets par wagon (de queue et/ou de tête). Certes c'est très très peu, c'est ce qu'on pourrait qualifié d'homéopatique! Si on conjuge 4 vélos par le nombre de trains par jour où ce service est offert, divisé par le nombre de cyclistes qui pourraient potentiellement s'en prévaloir... c'est infinitésimal comme offre. Mais si ces rares crochets sont utilisés souvent, nous aurons de meilleurs munitions pour en exiger davantage...

Pour embarquer à la Gare Centrale, c'est facile parce que le quai d'embarquement est au niveau du wagon. Pour débarquer et embarquer dans les autres stations, il faut se faire les muscles un peu, parce qu'on doit soi-même, sans aide, monter et descendre son vélo dans le train. (Attention : certaines gares ne sont pas accessibles aux vélos. Consulter le site de l'ATM.)

Dans le train, on accroche son vélo à un crochet, le vélo pend verticalement, et l'on attache la roue du bas par une sangle prévue à cet effet. On s'asseoit pas trop loin pour garder un oeil sur sa monture.

Il n'y a pas de frais pour le vélo. Le titre de transport pour le cycliste est le même que pour le passager régulier.

Ce fut un trajet des plus agréables. Arrivée à destination, hop hors du train, et à peine 15 minutes j'étais rendue à destination. Le retour fut tout aussi sans douleur. Le trajet en train est confortable. Et le tarif raisonnable si l'on compare aux coûts en essence pour pareil trajet (7$ l'aller-simple pour se rendre à Deux-Montagnes).

J'ai vu trois autres personnes avec des vélos, dans tous les cas, des gens qui n'ont fait qu'une portion de la ligne Montréal-Deux-Montagnes, mais qui semblaient tous parfaitement familier avec la chose. C'est dans les faits très convivial, et j'ai été étonnée de l'attitude des autres passagers qui n'étaient pas irrités, mais au contraire très coopératifs.

Le site de l'Agence vous donnera toutes les informations - vélos autorisés, directives, plages horaires, etc. - ainsi que les horaires des trains.

Je trouve que de pouvoir aller rouler à la périphérie de Montréal SANS prendre la voiture pour s'y rendre, c'est une perspective tout à fait réjouissante. Souvent, le trajet aller-retour pour simplement sortir de la région de Montréal, c'est déjà pas mal de kilomètres, des kilomètres en milieu urbain qui ne sont pas nécessairement ceux qu'on a envie de faire ce jour-là.

Alors que de se laisser conduire, à bord du train, c'est chouette. Apporter un casse-croûte, un café, petit-déjeuner dans le train si le coeur vous en dit, et vous arriverez au lieu de départ de votre ballade frais et dispo !

mardi 5 avril 2011

Mars, avril, les mois de la patience ?

Publié par Suzanne

Nous sommes à ce moment où l'hiver ... n'en finit plus de finir, mettant à rude épreuve notre patience. Ou devrais-je dire notre impatience à reprendre la routine du vélo-boulot, des ballades à vélo, et autres plaisirs vélocipédiques!

On voit ça et là des bicyclettes qui, après avoir passé l'hiver englouties dans un banc de neige sale, emergent pour réapparaître à l'air libre. Marc Holmes, un des rares Urban Sketchers basé à Montréal, a croqué pour nous cette scène trop familière de notre paysage hivernal urbain. Espérons que cette plutôt triste scène de négligence envers la petite reine ne deviendra pas un symbole de Montréal au même titre que les escaliers extérieurs en colimaçons!

Pour tromper l'ennui de ces pluies et de ces grands vents que nous avons depuis quelques jours, je vous propose de jeter un coup d'oeil à une initiative fort ludique du côté de nos amis du Royaume-Uni qui, dieu sait, connaissent bien les aléas d'une météo pluvieuse : le Tour de sketch est une activité organisée de concert par un groupe de promotion du vélo urbain - Pedal ready - et l'illustratrice de livres pour enfants, Lynne Chapman. Cette formule combine itinéraires à vélo et plaisirs du dessin.
Sympatique non ?


Crédits images : Wintering bikes de Marc Holmes.
Thornbrige de Lynne Chapman.

lundi 31 janvier 2011

Balades sonores sur deux roues


Rouler dans Manhattan, en groupe et en musique...
Les balades Joyride se terminent toujours par un pique-nique. (Source)

Liz Sherman, directrice de théâtre à New York, rêvait de projets théâtraux différents, de performance urbaine, impliquant le vélo. Elle rêvait de pouvoir monter un spectacle expérimental où des acteurs à vélo préformeraient sur une bande musicale. Mais il n'est pas simple de monter des projets inusités dans un contexte public sans que cela engendre quelques problèmes. Peut-être trop de problèmes pour que cela puisse se réaliser.

Alors Liz est revenue à la base de son concept : Rouler en musique.
Sur une bande sonore spécialement composée pour ces événements par une pointure de bande sonore de film, Duncan Bridgeman, et totalement inspirée du parcours préétabli, Liz Sherman a proposé aux personnes qui le désiraient de télécharger en MP3 sur leur baladeur ladite bande sonore et de se donner rendez-vous à un point précis et une heure précise dans le coeur de New York, pour une balade cyclo-musicale. Cela s'appelle JoyRide.

Ce concept rejoint très bien celui des Balades du BAC (Bicycles, art et culture) que nous avions tenté d'initier l'an passé. Il s'agissait là moins de grandes balades à vélo que de déplacements vélocipédiques pour rejoindre quelques points d'expositions ou de spectacles. Le vélo devenait alors prétexte à la découverte et à la rencontre, autant de gens que d'événements, car chaque "sortie" se créait sur place, s'improvisait selon l'humeur et les suggestions du moment. Les quelques Balades du BAC qu'il y a eu ont donné leur lot de découvertes surprenantes.
(à lire, les comptes-rendus des Balades du BAC )

Faire rouler un groupe en vélo, baladeur dans les oreilles ne serait pas possible à Montréal, une loi interdit de circuler avec un casque de baladeur. Mais l'idée est tout de même séduisante de pouvoir découvrir un quartier accompagné d'une bande sonore composée spécialement en fonction des lieux... Une trame sonore de film, quoi! Cela doit être une expérience sensationnelle! (c'est le cas de le dire!)

À Montréal, un organisme, Audiotopie, qui propose des balades à pieds où l'on peut écouter et découvrir les récits historiques de tel ou tel quartier de Montréal, a trouvé la parade légale pour le vélo à Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal : Réalisé par un collectif d'artistes, on nous propose des ballades en tandem conduit par les artistes eux-mêmes, Audiotandem. Ainsi seul le passager à une casque sur les oreilles!

Joyride, une balade de 11 km dans les rues de New York. L’événement s’est déroulé à trois reprises l’été dernier, soit les trois samedis d’août du festival Summer Streets, pendant lequel des rues sont fermées à la circulation.

Joyride : www.joyrideo.com
Article du New York Times : www.nytimes.com/2010/08/20/theater/20ride.html
Audiotandem : www.audiotopie.org/audiotrace

lundi 26 juillet 2010

Balades à vélo à Montréal


photo : Alec

Balades à vélo à Montréal, de Gabriel Béland, journaliste à La Presse, paru aux Éditions Ulysse.
Ce guide fort bien monté propose 15 balades thématiques, d’une durée allant de deux heures à une journée complète, minutieusement détaillées, cartographiées et commentées. Ainsi on pourra découvrir un Montréal différent à chaque sortie. Le Montréal créatif, architectural, ouvrier et bourgeois, design et historique.
L'auteur semble être un adepte du Slow bike car il considère que limiter ses promenades aux pistes cyclables risque de nous priver de découvertes insoupçonnées et tellement agréables.

C'est un guide qui propose vraiment d'aborder Montréal d'une nouvelle façon.

jeudi 1 juillet 2010

Musée plein air de Lachine en vélo

L'arrondissement Lachine à Montréal propose tous les samedis et dimanches du 5 juillet au 17 août, une visite guidée du musée plein air Lachine en vélo.
La visite du Musée en vélo est gratuite, la location de vélo est possible à deux pas du musée.

La découverte de l'art québécois (art contemporain, art public) dans un environnement exceptionnel est accessible en vélo à partir de 7 ans.

Des guides dynamiques vous emmèneront dans ce jardin de sculptures à la rencontre de l'art et de l'histoire. Le circuit de visite en vélo dure 90 minutes, il est annulé en cas de pluie.

Visite du Musée Lachine en vélo le samedi et le dimanche du 5 juillet au 17 août à 10 h et à 14 h à Montréal.

Adresse du Musée de Lachine :
1, chemin du Musée (angle Saint-Patrick) - Lachine (Québec) H8S 4L9
Téléphone : 514 634-3478
Site web

lundi 28 juin 2010

Le fixe et le rebel

Je dois l'avouer, je ne suis pas un adepte des vélos à pignon fixe (Fixie). Enfin, je veux dire "pas un connaisseur" mais plutôt un admirateur de ces vélos, en tant que designer, car ce sont souvent de très beaux objets.
Ma curiosité l'emportant, et aussi une bonne part d'inconscience face à la nouveauté, ce qui m'a valu quelques aventures... intéressantes, il m'est arrivé de vouloir tester la chose fixe.
La dernière fois que cela est arrivé était tout récemment, lors d'une soirée avec un ami qui, voyant mon vélo à l'allure rebelle, mon Jura, m'a lancé une invitation à l'échangisme vélocipédique. Ah!? Bon! Nous nous sommes donc passés pour la soirée nos vélos respectifs.

Ouch! Un pignon fixe! Lorsqu'on n'est pas habitué, la chose vous fait décoller de votre selle dès la première tentative d'arrêt, car le pédalier, lui, ne s'arrête pas. « Me voilà au Cirque du Soleil! » me suis-je dit car point de roue libre salvatrice et bienveillante pour me soulager de l'entraînement inertiel. On est très proche du vélo de piste, autant celui de l'anneau de bois que celui du cercle sous chapiteau. Par réflexe de cycliste, ou par égo (!), j'essayais de dompter la bête, tant elle était fougueuse et homogène. Mais il faut se rappeler que ce n'est qu'une mécanique à l'objectivité impitoyable. Et c'est moi qui me suis retrouvé pitoyable à vouloir freiner selon mes standards et mes réflexes... Par chance, ce Fixie n'était pas des plus puristes et avait tout de même des freins. Oui, oui, les "vrais" Fixie n'ont non seulement pas de roue libre, mais pas de freins non plus. C'est visuellement très "clean", mais passablement casse-gueule!
Ok! On oublie tout et on recommence!

La sensation de la transmission directe, sans compromis, est vraiment quelque chose à découvrir! D'ailleurs, il faut se rappeler que dans un passé pas si lointain, le vélo ne connaissait ni la roue libre ni, a fortiori, les vitesses! Même, lorsque ces éléments sont arrivés progressivement, les puristes de la petite reine ont crié à la tricherie par utilisation de technologie déloyale favorisant les athlètes. C'est fou quand même comme chaque étape du progrès dérange. Mais ceci est un autre débat.

La question existentielle que je pose est : Pourquoi rejeter ce qui a été inventé pour le bien du cycliste, soit la roue libre et les freins? Au nom de la différence? De la mode? Des tendances? Il est vrai qu'à ce titre on peut voir toutes sortes d'aberrations, que ce soit en habillements, évidemment ou ailleurs... Ok, un autre débat encore!

Bref! Que le vélo soit en vitesse unique, passe encore! Et même, je dirais qu'en ville, avec un bon ratio pignon-plateau, le concept est vraiment bien adapté. Cela offre un vélo simple et très design, délesté physiquement et visuellement de câblages, de mécanismes et autres quincailleries. Pur, quoi!

Quoi qu'il en soit, j'ai découvert des sensations nouvelles avec ce vélo. Et mon âme de gamin a vite ressurgit et prit le dessus. Petites accélérations dynamiques, regards furtifs, "zigonnages" urbains et autres feintes créatives. La manœuvrabilité et la légèreté de ce vélo étaient rafraîchissantes.
Et que dire de mon ami sur mon vélo. Il avait le sourire accroché jusqu'aux oreilles. À tel point, qu'a la fin de la soirée, il m'a demandé s'il pouvait le garder... pour une semaine! « Prends mon Fixie, je garde le tien! ». « T'es fou!? ». Il faut dire que je suis très, très attaché à mon nouveau destrier. Rien à voir avec un Fixie. Vitesses, freins... Aah! Beaucoup plus tranquille! Pas un "Cruiser" non plus, même s'il en a un peu l'allure. Avec sa dégaine "cool" et rebelle à la fois, il a quand même une géométrie performante qui permet de bien pédaler, avec efficacité.
Je m'en suis donc retourné chez nous avec mon Jura, à travers les petites rues printanières et nocturnes de Montréal, à une toute autre cadence qu'avec le Fixie, beaucoup plus "Slow Bike", humant le temps qui passe, écoutant le vrombissement la ville et les furtives scènes émanent des fenêtres ouvertes d'appartements du Plateau.

Je peux maintenant comprendre, partiellement, l'engouement pour les vélos à pignon fixe. Cela donne un vélo en totale harmonie avec un certain aspect de l'urbanité : Fougue créative, rythme trépidant, risques assumés, individualité affirmée.

mercredi 9 juin 2010

Suggestion pour la balade du BAC (Bicycle, Art et Culture)

Suggestion pour la balade du BAC du vendredi 11 juin

Les 15 ans de Nuit Blanche sur Tableau Noir
Sous le signe de la fête !

Pour marquer sa 15e édition, qui se déroulera du 10 au 13 juin prochain sur l’avenue du Mont-Royal, l’événement Nuit Blanche sur Tableau Noir proposera une programmation éclatée autour du thème de « La Fête ».

www.tableaunoir.com

Rendez-vous devant le Théâtre Outremont,
1240 avenue Bernard,
(coin avenue Champagneur) à Outremont, à 19h00.
L'événement sur Facebook

Balades de soir en vélo, informelles, vagabondes et spontanées, pour les adeptes de "Slow Bike". C'est l'occasion de se rencontrer, de rouler tranquillement en jasant de vélo, d'art et de culture dans les rues d'Outremont, du Mile-End, du Plateau ou d'ailleurs, et d'aller voir des expositions ou des spectacles en cours de route. Le tout peut se conclure par un verre sur une terrasse! Bref, prendre ça "slow".

Parcours et destination selon l'inspiration ou les suggestions du moment.
Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à les proposer en écrivant un commentaire.

mardi 8 juin 2010

Le cyclisme judéo-chrétien


photo : Alec

Je sais que je ne me ferais pas que des amis avec ce billet, mais j'ai eu une drôle de pensée face au Tour de l'Île de cette année. Voici que plus de vingt mille cyclistes ont affronté avec bravoure dame nature, selon les termes très appropriés des médias. Des cyclistes transits de froid, mouillés jusqu'aux os avec un seul but en tête, une seule pensée, une seule vision motivante : « L'arrivée! ».
Fiers d'avoir souffert durant cinquante kilomètres, fiers de n'avoir jamais lâché malgré la pluie, le vent, les couleurs ternes du ciel, la fatigue grandissante, ou même l'insoutenable envie de pisser!

Faut-il parcourir le Golgotha pour avoir du plaisir? Et d'ailleurs, est-ce vraiment du plaisir? Bon, je sais (et j'en ai été), il y a ceux qui aiment que cela soit rude pour se sentir plus vivant encore. Mais n'est-ce pas là une façon de penser judéo-chrétienne qui valorise le martyre comme tribu à payer afin d'atteindre la rédemption? Quoi? Faut-il se faire pardonner le fait d'aimer avoir du plaisir? Pour bon nombre, c'est encore très ancré dans leur conscience. Mais n'est-on pas sorti de la grande noirceur? Enfin... Dimanche, c'était encore la noirceur pour beaucoup.

Est-ce que l'un des vingt mille cyclistes se souvient avoir profité du parcours pour regarder la ville sous un nouvel angle, libre de voiture, remarquer l'architecture hétéroclite de Montréal et ses innombrables subtilités, observer les couleurs et le graphisme urbain, les arbres, les fontaines et les sculptures, les gens qui passent, leurs regards, leurs enfants, la vie quoi? Peut-être. J'avoue que, dans de telles conditions atmosphérique, il est difficile d'avoir la même sérénité que lors d'un soleil radieux, d'une chaleur douce et de couleurs éclatantes.

Alors je me dis que pour faire aimer le vélo au plus grand nombre, particulièrement à ceux qui n'ont jamais enfourché un cadre, pour qui le moindre effort est déjà de trop, je ne sais pas si de leur montrer qu'il faut souffrir pour avoir du plaisir est la meilleure voie de communication. Je me demande si ce ne sont pas les médias, préférant l'angle dramatique de toutes choses, qui nous influence dans la façon de décrire nos expériences.

Je préfères dire aux gens qu'il y a un autre monde qui n'a rien à voir avec ce qu'on leur dit à longueur d'année dans les médias, qu'il n'y a pas que l'effort, la performance, la glorification de la souffrance, qu'il n'y a pas que les cyclistes happés, écrasés, martyres de la sainte voie automobile, qu'il n'y a pas que les vols de vélos (il y a aussi les vols d'autos!), qu'il n'y a pas que la circulation, la congestion, le smog (il y aussi le rhum, les allergies...! Je rigole!). En deux mots, il y a aussi le "Slow Bike".
Pourquoi souffrir lorsqu'on peut sourire?

Mettre la pédale douce. Voilà l'expression consacrée. La douceur, même sous la pluie. Car moindrement équipé, un simple crachin ne gène en rien la balade en vélo. Et s'il s'agit d'une pluie battante, pourquoi ne pas faire une pause dans un petit café sympathique? Et s'il n'y a pas de café sympathique? C'est que vous n'êtes plus en ville! Ou bien simplement pas du coin. Mais si vous avez l'habitude de circuler en vélo en ville, vous êtes alors de tous les coins, car vous aurez bien plus facilement remarqué, lors de vos multiples déplacements, les restaurants, les terrasses et les cafés agréables, bien mieux qu'en voiture.

Les voix du cyclisme ne sont pas impénétrables, et surtout pas imperméables!! Amen!

lundi 7 juin 2010

Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac!

Me voilà de retour de deux semaines à Paris. Je pensais trouver un accès internet dans l'appartement parisien, mais rien! Voilà la raison pour laquelle je n'ai rien publié depuis ce temps. Bref, voilà pour la petite histoire.
La grande histoire, elle, est à tous les coins de rue dans cette ville magnifique, grouillante, effervescente, voire un peu agressive, et pas seulement par les Parisiens eux-mêmes. Agressive par sa circulation. C'était à croire qu'à chaque feu vert, les automobilistes et conducteurs de scooters se pensaient au départ d'un grand prix de formule 1. Que de vacarme pour pas grand-chose!

Je me suis alors demandé comment le cycliste ordinaire pouvait se sentir au milieu d'une telle jungle sonore et cinétique. Je me voyais mal appliquer le "Slow Bike" dans ce brouhaha! Mais à voir les visages relativement sereins des cyclistes, j'ai vite compris que l'homovélocipédique est capable de s'adapter à son environnement quel qu'il soit.

J'ai constaté alors qu'il existait de nombreuses voies désignées, protégées, sécurisées pour le pourcentage de personnes ayant choisi la bicyclette pour se déplacer dans Paris. Que ce soit de larges sections empruntées sur les trottoirs, ou des voies partagées hors circulation. Bon, ces voies-là, il faut les partager avec les autobus et les taxis... Pas toujours très rassurant.

Mais dans l'ensemble, les grands boulevards sont très praticables. Le problème, il m'a semblé, est bien plus dans les petites rues étroites où l'on se fait frôler par des Fangio et Schumacher de ce monde.

Et que dire du Velib? Omniprésent! Alors là, ça roule! Il n'y a pas de doute. Il faut dire que le système est implanté depuis plus longtemps que le Bixi. Il est devenu une véritable habitude de transport. Et j'ai même testé la chose. En termes de design, je l'ai trouvé très français. À vous de déterminer s'il s'agit là d'un commentaire positif ou négatif! Ha!

L'allure du vélo est en droite ligne avec un certain design français des années 40.
Il m'a fait penser à une 2CV de Citroën. Structurellement, il s'agit d'un vélo relativement conventionnel, affublé de toutes sortes de protecteurs alourdissant ses lignes. Quelles lignes d'ailleurs? Sans chauvinisme aucun, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec notre Bixi dont la conception est partie de zéro, faisant en sorte que chaque pièce est conçue exclusivement pour ce vélo et son utilité. Et une petite voix m'a dit « On ne compare pas des pommes avec des... patates! » Même couleur ce Vélib, d'ailleurs! Bon, vous l'avez compris, question esthétique, je le trouve relativement laid et surtout très passéiste.

Question géométrie, il s'est avéré pas si mal de conduite quoique dangereusement sur-virant en demi-tour. Question mécanique, les trois vitesses fonctionnent bien mais les freins tambours sont tellement faibles que j'ai cru, au premier essai que le vélo avait un problème. Mais les autres n'étaient guère mieux. Et que dire du poids! D'accord, impossible de faire robuste sans faire lourd. Bon, il faut vivre avec cela!

Mais là où il a eu le principal bémol, voire, la majeure dissonance, c'est sur la convivialité de la borne de location. Comme on dit en bon français : C'est loin d'être "User frendly!". Il a fallu s'y reprendre à plusieurs reprises avant de saisir le manque d'ergonomie visuel informatif de la machine. Même un abonné, sollicité sur place, n'a presque pas pu nous porter secours car, dans son cas, il avait simplement acheté une carte magnétique dans un commerce, et donc jamais utilisé ladite borne.
Bref, je me suis vite ennuyé de notre Bixi. « Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac! »

dimanche 16 mai 2010

Balades du BAC : La virée des ateliers



C'était pourtant mal parti. Journée grise, pluie en après midi, météorologues annonçant encore et encore de la pluie et peut-être même des orages pour la soirée... Il semblait clair que la Balade du BAC de ce vendredi serait annulée. Mais soudainement, vers 19h, le ciel s'est entièrement dégagé et l'appel d'une balade en vélo dans la fraîcheur du soir est devenu si présent que je me suis lancé sur la route. Compte tenu de l'heure avancée, il n'était plus question d'aller rejoindre le point de rendez-vous, mais ayant fait la suggestion d'aller à la "Virée des ateliers", j'ai pensé pouvoir y rencontrer quelques baladeurs du BAC.

Le ciel était magnifique et la ville multicolore dans cette pénombre prénocturne.
Rouler, alors que l'air frais embaumait l'urbanité et que la lumière de l'astre déclinait, était tout simplement extraordinaire, d'autant plus qu'il n'était même pas question, quinze minutes au préalable, que je sorte en vélo ce soir-là. J'avais d'autant plus un sentiment de liberté totale, ce qui me faisait pédaler d'un bon petit rythme constant, sourire aux lèvres. Et même si mon temps était compté, et que je déteste être en retard, le concept du "Slow Bike" a prit alors le dessus, tant ce que je voyais était beau : il a fallu que je m'arrête pour prendre un cliché (et c'est vraiment le cas de le dire) de la ville en lumières.

La "Virée des ateliers" est une excellente initiative basée sur le concept des portes ouvertes. Ainsi, l'édifice Grover de la rue Parthenais, qui regroupe une multitude d'ateliers et de studios d'artistes, s'ouvrait pour quatre jours au public. On y retrouvait : des arts visuels, de la céramique, du design métal, de l'ébénisterie, de la gravure, de l'iconographie, de la joaillerie, de la mode, de la maroquinerie, de la peinture, de la sculpture, du tissage, et du verre. Pfiou! de quoi y passer des heures!

Malheureusement, il ne me restait que très peu de temps. Je suis donc allé voir des amis designers qui se spécialisent dans la confection de présentoirs, d'objets et de meubles en plaques d'acier, K-One. Pour l'occasion, ils avaient installé leur studio en confortable chambre à coucher dont la pièce maîtresse était, évidement, un immense lit de métal et de bois. J'ai trouvé mes deux compères, avachis, se reposant d'une intense journée de portes ouvertes.

Ils m'ont toutefois fait visiter un peu de ce qui restait d'ouvert. J'ai pu entre autre découvrir une artiste, Sylvie Lupien qui, de prime abord, fait des toiles abstraites soigneusement encadrées sous verre. Mais c'est lorsque l'on s'approche de l'image que le réel, brut et simple, se déclare sans artifice car il s'agit non pas de peinture, mais bien de photo. Sous la focale incisive et précise de son appareil, elle capture des images de plaques rouillées, de murs défraîchis et autres détails de surfaces qui nous échappent dans l'ensemble. Elle sait ainsi capté l'abstraction naturelle des choses.

En sortant de cet atelier, moi qui suis devenu complètement réfractaire à la moindre odeur de cigarette, j'ai été happé par une senteur douce et veloutée d'un excellent tabac de pipe. Elle appartenait à nulle autre que Dominique Engel, créateur patenteux s'il en est. Cet homme d'âge respectable, au faciès illustrant un certain vécu, sorte de Plume Latraverse du bricolage artistique, nous apostrophe en remarquant quelques points précis de nos propos. Il nous apporte alors son point de vue sur le traitement de surface d'un métal afin que celui-ci ne puisse plus s'oxyder. À n'en pas douter, Engel a une longue expérience de la question.

Une étrange et passionnante discussion s'entame alors en plein couloir. Le bonhomme s'exprime avec soin et précision tout en jurant sporadiquement et toussant de temps à autre, enfumé selon l'intensité de ses propos. Il nous captive et nous séduit complètement. Il nous raconte qu'il a aussi fait de la télévision. Je me suis alors souvenu l'avoir vu dans une série d'émissions de défi de bricolage à Ztélé : La Patente.

La virée des ateliers étant maintenant fermée pour la soirée, j'ai laissé mes amis rentrer chez eux et j'ai repris mon fidèle vélo pour me diriger, à travers les petites rues tranquilles du Plateau, vers la galerie Articule où se donnait ce soir-là, la finale de l'exposition "Hospitalité 2 : peu à peu, une vue d’ensemble". Il s'agissait d'une performance. Mais je suis arrivée après les faits. Il restait pas mal de monde et j'ai pu parler avec l'une des artistes de la soirée, Claudia Fancello.
Elle paraissait très contente de son expérience. Les initiateurs de la série d'expositions "Hospitalité", Sylvie Lachance et Richard Ducharme étaient eux aussi de la partie.
Soudainement, sous l'égide de Claudia, qui est également danseuse et chorégraphe, Richard Ducharme s'est essayé à une forme de "Brake Dance". Belle performance spontanée! De quoi donner des leçons aux jeunes timides que nous semblions être alors.

La soirée s'est poursuivie et terminée au Billy Kun. Par chance, je dirais, car en sortant de là, nous nous sommes aperçus qu'il avait finalement plu. En fait, il y avait de sévères orages, mais nous n'avons ni entendu ni vu quoi que ce soit.

Mon retour s'est fait dans un calme d'après pluie, et j'ai béni mes garde-boues, qui faisant en sorte que je n'apercevais même pas du degré de détrempage de l'asphalte.

Somme toute, une soirée complètement improvisée. Mais n'est-ce pas là l'essence même des balades du BAC?


photos : Alec
photo de l'Édifice Grover : www.culturemontreal.ca
photo de Dominique Engel : AlienTv.org

lundi 10 mai 2010

Balades du BAC : ELEKTRA II

Le BAC se ramasse devant le théâtre Outremont. Pas chaud ce soir… La flemme nous tente. Facile, un chocolat chaud juste de l’autre côté de la rue, s’écraser... On opte pour la Croissanterie sur Fairmont/Hutchison mais c’est plein. On ajuste. Le pot, on va le prendre à l’Usine C et au Festival International Arts Numériques IIe édition – ELEKTRA II. L’événement a lieu du 5 au 9 mai cette année. De toute façon, moi je dis que c’était déjà dans le bac…

L’évènement qui a lieu dans différents lieux à Montréal, propose une sélection de créations contemporaines récentes : performances audiovisuelles, installations interactives, projections vidéo, expérimentations numériques, diverses formes de manipulation, de distorsion, de rendu de laboratoire, d’une trentaine d’artistes locaux et internationaux de la culture numérique. ELEKTRA a remporté cette année, ex-aequo avec le festival MUTEK, le 25e Grand Prix du Conseil des Arts et des arts de Montréal - catégorie arts numériques.

Le 7 au soir, on nous propose 4 performances audio-visuelles en salle :

CATHEDRAL SCAN [US]
Blake Carrington

Sur l’écran géant, que Blake Carrington manipule à son tableau de bord, comme un blue print : les plans superposés de trois cathédrales gothiques. Le son est émis en se frottant à l’image, effet de scanneur qui balaie à rythmes soutenu le plan qui active en temps réel une série de boucles sonores modulaires. Émerge alors une architecture musicale continue qui se dessine au fur et à mesure des variantes et des schémas. Qu’est-ce qui génère quoi, le son ou l’image ?

www.blakecarrington.org
www.perte-de-signal.org

VOX HUMANA [FR],
Raphaël Thibault, Hyun-hwa Cho

Orgue, vidéo, dispositif électronique concocté à même l'église St-Eustache de Paris. Les organismes IRGAM et Le Fresnoy ont uni l’artiste multidisciplinaire Raphaël Thibault et la compositrice Hyun-hwa Cho. Danse contemporaine, animation 3D et partition musicale. Des corps confrontés à des lieux mutants.

www.raphael-thibault.com
www.lefresnoy.net
www.ircam.fr

DONJON [FR-QC-CA]
Jean-Michel Dumas, Cécile Babiole

La matière visuelle : objets 3D minimalistes, d’esthétique des années 80, et de la culture domestique : voiture, moto, tondeuse à gazon, tourne-disque, blender, poulets à frire, guitares.. C’est une confrontation de sons générés par ces éléments visuels qui se déconstruisent et se reconfigurent. Les manipulateurs à vue, ont encaissé des lignes sonores de cordes de guitares et de synthés.

www.babiole.net
www.jmdumas.org

INJECT V.02 [QC-CA]
Herman Kolgen

45 minutes de macération d’un corps immergé. Les effets du liquide, les transformations, les jus biologiques en jeu, on assiste à la mise en pot d’un corps confit.

www.kolgen.net/nuevo