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jeudi 2 juin 2011

Le cycliste électrique : épisode 19 : Le test ultime


Opus Jura 2011

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 18 :
Le test ultime

Il fallait conclure pas un test comparatif, un test ultime qui validerait, ou non, l’incidence psychologique de l'utilisation d'une assistance électrique sur un vélo pour un déplacement quotidien "Maison-Travail-Maison".

J'ai donc pris ce matin un vélo ordinaire (enfin presque : mon Jura!). Constat immédiat : Je suis fait! Fini! Accro! Je ne peux plus retourner en arrière. L'assistance électrique crée une accoutumance irréversible! Je rigole. Mais il y a du vrai. Car se déplacer en vélo pour un navettage aussi conséquent oblige à une sacrée motivation. 60 km par jour ce n'est pas rien. Et avec mon vélo "normal" c'est un autre contrat. D'autant plus qu'aujourd'hui, j'avais un vent de face à décorner un boeuf. Le boeuf, c'était moi car heureusement que j'ai une tête de cochon (que d'animaux en si peu de ligne!). La motivation à aller jusqu'au bout de mon étude m'a encouragé à ne pas faire demi-tour.

Un vélo "Normal" reste le plus simple appareil pour les déplacements raisonnables. J'ai eu du plaisir à rouler avec mon Jura. Si doux avec ses gros pneus, car les rues de Montréal sont à ce point fissurées que c'est quelques fois à se demander si toutes les vis et boulons de ma monture ne vont pas se répandre sur mon chemin. Et tellement précis avec ses vitesses internes que c'est un charme de changer d'allure.

Mais rien ne vaut le soutient de l’assistance électrique qui fait disparaître les faux plats, les montées, le vent de face et autres éléments démoralisateurs d'un parcours cycliste quotidien.

Ça y est! Moi qui n'étais pas très chaud à l'idée d'un vélo électrique, je suis vendu! Il m'en faut un absolument. L'investissement en vaut vraiment la peine.

mercredi 1 juin 2011

Le cycliste électrique : épisode 18 : Effets secondaires

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 17:
Effets secondaires

Bon, cela fait quelques bonnes fois que je me déplace avec ce vélo à assistance électrique et je crois avoir fait le tour de la question. Il est temps de faire un bilan.
Je dois préciser que je n'étais pas très chaud à l'idée d'intégrer dans la gamme Opus des vélos électriques. Préjugés? Certainement. J'avais donc entamé cette chronique dans l'idée de mettre à l'épreuve le concept. Je dois le reconnaître maintenant, pour mon type de navettage... C'est PARFAIT!!

Récapitulatif des effets secondaires de l'utilisation d'un vélo à assistance électrique :

- Créer une accoutumance certaine
Je me demande comment je vais faire sans ce type de vélo pour mon navettage quotidien. Je vais être obligé de le garder!!

- Réelle tendance à utiliser le vélo assisté beaucoup plus souvent, car il n'est plus question de vents de face, de côtes insurmontables ou de coup de fatigue...
Je n'ai pas passé le cap de sortir même sous la pluie, mais c'est une question de nature. Je pense que d'autres seront plus imperméables aux intempéries que moi!

- Tendance à faire plus systématiquement les arrêts, car les redémarrages sont impressionnants et faciles.
C'est un des éléments les plus ludiques de ce système. On se sent avoir des ailes et c'est très stimulant.

- N'a plus peur de charger (ou surcharger) une sacoche, ou deux!
J'ai eu plus peur que les attaches des mes sacoches cassent, tellement je les ai chargées quelquefois, pour une épicerie ou autre transport.

- Voit le parcours comme un terrain de jeu, avec une certaine et jouissive propension à dépasser outrageusement les cyclistes à cuissards.
Bon, je l'avoue, c'est de la triche, mais c'est tellement drôle d'imaginer la tête de celui qui force tel un professionnel du vélo lorsque je le dépasse en montée aussi facilement que si j'étais à plat.

- Les variantes de parcours ne sont plus un problème stratégique, ou de logistique topographique!
Avec un vélo dit normal, je prévois mon parcours en fonction des côtes et du type de rue. Plus avec l'assistance électrique. À la limite, le défi d'une bonne côte devient amusant.

Coté négatifs :

- Le poids, c'est une grosse Bertha à trimbaler, mais en roulant, cela ne change rien, même chargé comme un boeuf.
- Le prix élevé, mais l'investissement en vaut la peine lorsqu'on réalise à quel point les parcours deviennent faciles et cette facilité nous fait laisser la voiture à la maison. Bon point pour soi et l'environnement, évidemment!

mardi 24 mai 2011

Le cycliste électrique : épisode 17 : La journée dans le corps!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 16 :
La journée dans le corps!

Fin d'après-midi, jeudi, sur la dernière section de mon trajet pour rentrer à la maison, j'ai senti une baisse d'énergie. Pas du système électrique, quoiqu'un peu tout de même, mais surtout de moi. Peut-être pas assez manger ou une journée trop chargée dans le corps... Il ne me reste que 15 minutes de route à faire. Sauf qu'avec le petit vent de face le long du fleuve qui a souvent le don de me démoraliser, cela devient plus difficile. Courage!

Mais aujourd’hui, hui, je me suis offert un répit souvent rêvé lors de grandes sorties cyclistes : J'arrête de pédaler. Alors tant qu'à vider la batterie... J'actionne la manette de pleine puissance, j'arrête de mouliner et le vélo rentre tout de même sagement à la maison. Wow! Quel soulagement! Quel luxe! Regardez tous, sans les mains! Heu non, sans les pieds!!

Bon, il faut dire qu'après une trentaine de kilomètres d'assistance au niveau 4, la batterie n'offre plus le plein régime, mais le vélo se déplace tout de même à 25 km/h. C'est amplement suffisant. En pleine charge, le vélo peut rouler jusqu'à 32 km/h. Il pourrait rouler plus vite, mais pour une question de loi, le système est limité à 32 km/h, ce qui est, à mon sens un handicape car il m'est arrivé à quelques reprises qu'en voulant réagir vite dans le trafic, ces 32 km/h n'ont pas suffit.

Avec un vélo normal, je peux facilement donner un "kick" et grimper jusqu'à 40 km/h avec un vélo urbain et à 55 km/h avec un vélo de compétition. Mais avec les 54 lb de ce vélo et la perte d'assistance à 32 km/h, il est impossible de donner ce "kick" supplémentaire.

C'est mon point de vue et je ne suis pas le public cible de ce système. Quoique s'il continue à répondre relativement bien à mes besoins de navetteur, je vais finir par l'adopter.

mercredi 11 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 15 : Le bloc-appartement

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 14 :
Et si je restais au deuxième étage (voire plus) d'un bloc-appartement?

Effectivement, le surplus de poids dû à la batterie et au moteur électrique du vélo est considérable. Cela prend tout un effort pour soulever le vélo qui maintenant pèse près de 55 lb. Alors hors de question qu'un quidam monte et descende de son logement son vélo tout les jours.

La batterie a un système de fermeture à clé. Elle se "déclipe" facilement, mais c'est un fardeau de plusieurs livres lorsqu'après une bonne journée de travail dans le corps, plus le trajet et sans doute un sac ou une sacoche à transporter en plus, il faut ramener le tout dans son appartement. Et qui aime laisser son vélo d'une valeur certaine aussi bien cadenassé soit-il dans la rue? Surtout avec un atout électrique aussi séduisant!

Le vélo à assistance électrique, tout comme le vélo électrique, s'adresse-t-il à l'urbain en logement? Il le faudrait pourtant. Alors comment concilier l'agrément de parcours avec la charge logistique?

Le vélo à assistance électrique, tout comme le vélo électrique, s'adresserait-il alors aux personnes restant au rez-de-chaussée, ou ayant un garage urbain, ou une maison, ou encore s'adresserait-il aux proches banlieusards encouragés ainsi à faire leur navettage quotidien? Dans le pire, ne serait-ce qu'un gadget pour banlieusards fainéant qui à l'occasion font de petites sorties dominicales sur pistes cyclables et qui finalement n'ont même pas envie de pédaler?

Décidément je ne suis pas le bon client, ou le trop bon client car j'ai le désavantage de la distance (64 km par jour) et donc l'avantage de l'assistance électrique, l'avantage de la situation de la proche banlieue (Rive Sud) avec garage et, de plus, je suis suffisamment en forme pour avaler le parcours relativement facilement et profiter en pleinement du coup de pouce que me procure le moteur électrique.

Je vous l'avais dit, ce n'est pas une étude objective! Mais je veux tout de même trouver à qui s'adresse ce système, qui peut en profiter et surtout s'il ne s'agit pas que d'une minorité d'énergumènes comme moi qui sont dans des situations atypiques.

mardi 10 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 14 : Complètement ludique!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 13 :
Complètement ludique!

Le point fort de ce système à assistance électrique, hormis les avantages dynamiques et physiques évidents, est que cela devient un véritable jeu de vouloir se déplacer en vélo.

Le plaisir que j'ai à repartir aux arrêts de façon assez spectaculaire, le fait de rire des vents de faces, des côtes et des surcharges du vélo, et surtout, je dois l'avouer, le malin plaisir que j'ai à dépasser des navetteurs dans les faux plats ou les montées, surtout les navetteurs visiblement expérimentés, bien équipés! Bien sûr, limité à ces 32 km/h de pointe, je me fais vitre rattraper sur le plat. Et que dire, lorsque je dépasse un peloton de supers cyclistes, aux allures de véritables champions du Tour de France... Hi, hi!!

Je m'amuse. Et voilà une raison de plus d'utiliser mon vélo tous les jours. L'effet psycho-ludique est indéniable.

lundi 9 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 13 : Attaché à son vélo!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 12 :
Attaché à son vélo!

Le fait d'être maintenant soutenu par une assistance électrique me pousse effectivement à vouloir utiliser mon vélo plus souvent. Mais vais-je l'utiliser à d'autres occasions que mon navettage professionnel? J'ai été confronté à ce choix l'autre jour lorsque je devais me rendre d'abord à une séance de formation, le matin, pour ensuite retourner à mon bureau en après-midi.

Avec un vélo "normal", pas de problème si ce n'avait été du temps qui m'était imparti et de la distance supplémentaire à parcourir. Alors de prendre mon vélo assisté aurait été une bonne solution, me faisant sauver de temps et de l'effort. Mais il fallait que je le cadenasse en bas du lieu de ma séance de formation. Hum! Me voilà confronté à avoir peur de laisser une si belle machine, affublée de surcroît d'atouts technologiques onéreux. Compte tenu que j'avais peu de temps pour une réflexion approfondie, j'ai opté pour la simplicité, la solution presque facile : le char! Mais à mon corps défendant. Et durant le parcours automobile, j'ai remis en question d'un sens comme dans l'autre mon choix. J'ai pesé le pour et le contre.

Ok, ok, je me suis fait avoir par mon défaut professionnel qui est de designer les plus beaux vélos possibles. J'ai même d’ailleurs encore plus embellis ce vélo en le chaussant de pneus crèmes, ce qui ajoute une touche concordante qui se fait remarquer. Bien sûr si un système d'assistance électrique était monté sur un vélo plus... discret, comme le Classico, ou le Zermatt, cela aurait moins été un problème je crois. Bien sûr la batterie qui se ferme à clé est une sécurité. On peut aussi décider de ne pas la laisser sur le vélo. Elle est simple à détacher et à emporter, quoique lourde. Mais il reste le moteur roue, le moyeu est assez visible. Il s'agit tout de même d'un système de près de deux mille dollars... Même sans la batterie, le vélo à une valeur certaine. D'où l'importance d'avoir un sacré bon cadenas. Il faut aussi y mettre le prix. De toute façon c'est un choix à faire sans compromis.

Alors que faire? Assumer? Prendre le risque? De toute façon, même avec un vélo ordinaire, il y a risque de vol. Dans mon cas, j'ai pris l'habitude de prendre mon ancienne chaîne de moto, ce qui donne un style très new-yorkais à mon vélo une fois attaché. Mais encore là, il s'agit d'un sacré poids à transporter. Cout'donc, je vais frôler les 60 livres! J'aurais dû rouler avec une Battavus "nature". Blague à part, moi qui aime la simplicité, la légèreté, la facilité de déplacement c'est tout un nouveau concept à adopter. On est loin du vélo à pignon fixe!!

Bon, pour l'exercice de cette étude de comportement, j'assumerais que j'ai un certain handicape esthétique qui pourrait paraître favorable aux yeux de certains, mais aussi très intéressent aux yeux d'autres...

lundi 2 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 12 : Calcul de charge

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 11 :
Calcul de charge

Aujourd'hui j'ai fait un test de charge. Pas électrique, un test de charge pure, pour voir comment réagit l'assistance électrique. En chargeant le vélo pour mon parcours, vais-je sentir le poids supplémentaire? Cela va-t-il affecter les performances, les accélérations?

Commençons par un petit calcul :
Le vélo avec le système électrique pèse 54 lb (vélo 32 lb, moteur et batterie plus quincaillerie : 22 lb)
Ma sacoche, que j'ai pris le soin de bien charger avec un énorme cadenas de moto, un chargeur, une pompe, un coupe-vent, des gants et mon "lunch", pèse 17,5 lb.
Ce qui nous fait un total de... Ha! J'oubliais : je pèse 175 lb. Donc un total de 246,5 lb à déplacer allègrement!

Et bien, ça roule comme un charme! Les démarrages sont aussi faciles, les côtes sont absorbées avec entrain. Et il ne semble que cela ne consomme pas tellement plus. Certes, le moteur demande plus d'énergie, mais je me suis rendu au travail sans avoir de déficit de charge électrique clairement supplémentaire.

Ce système d'assistance électrique doit vraiment être très intéressant pour les vélos "cargo" ou pour tirer une roulotte chargée d'enfants enjoués...

Avec mon autre vélo, je m'assure toujours de constituer un sac à dos des plus léger pour ne pas handicaper mon parcours. Mais là... Sky is the limit!!

mercredi 27 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 11 : 8 ans de service

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 10 :
8 ans de service

Il était une fois un monsieur qui reçut de son beau-fils, en cadeau d'anniversaire, un système d'assistance électrique BionX. Le monsieur en question, Michel, est une personne qui aime la précision et surtout faire les choses comme il se doit. Ayant lu méthodiquement les instructions, il sut comment bien utiliser son système et surtout comment charger sa batterie adéquatement.

La première des choses qu'il apprit avant de charger la batterie était de toujours éteindre la petite console sur le guidon pour que celle-ci indique la charge exacte et non pas une partie. Éteindre aussi le chargeur avant de le brancher au secteur et à la batterie. Et seulement ensuite allumer le chargeur afin qu'il fasse bien son travail.

Durant l'hiver, il s'était toujours assuré de tenir une bonne charge à sa batterie. Ainsi, une fois par mois, il rebranchait le chargeur à la batterie et lui donnait le petit "boost" nécessaire.

Il fut si méthodique qu'il réussi à garder fonctionnel son système durant 8 ans ! Même les gens de chez BionX furent très impressionnés. Bien sûr, vers la fin, la batterie n'offrait plus qu'une heure de charge. Toutes les batteries de n'importe quel système rechargeable de n'importe quel appareil ont un certain nombre de cycles de charge.

Je vous raconte cela car les deux raisons les plus fréquentes d'insatisfaction d'utilisateurs de système électrique sont le faussement de lecture de charge et la perte rapide de charge le printemps venu.
Il faut se rappeler que si on recharge la batterie en laissant la console allumée, cette dernière ne vous donnera pas l'heure juste sur le niveau de charge de la batterie car elle ne se sera pas remise à zéro. D'autre part il ne faut jamais laisser une batterie vide durant des semaines et à fortiori durant une saison, car arrivée au printemps, la pauvre batterie ne sera plus capable de garder aucune charge complète.

La morale de cette petite histoire vécue, est qu'avec un peu de méthode et de régularité, pas grand choses somme toute, il est possible de faire vivre longtemps un système d'assistance électrique. Et cela est valable pour tout système rechargeable quel qu'il soit.

mardi 26 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 10 : Calcul de consommation

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 9 :
Calcule de consommation

En roulant, j'ai des tonnes de pensées qui me traversent l’esprit. Et évidemment des réflexions sur le système d'assistance électrique.
Il faut être conscient que le système, comme tous les autres systèmes d'assistance électrique, coûte relativement cher : dans ce cas 2035 $ (sans vélo). Mais il s'agit là peut-être d'un investissement. Pourquoi? Et bien, si on considère que l'achat pour une utilisation régulière d'un système à assistance électrique peut remplacer l'utilisation de la voiture pour une certaine période de l'année, il serait intéressant de faire un calcul comparatif pour voir si cela en vaut vraiment la peine.

Je vais me baser sur mon propre exemple :
En voiture, j'ai 2 x 40 km à faire par jour, et cela 5 fois par semaine, soit 400 km par semaine. Mon véhicule, une minivan, consomme 8.8 litres sur autoroute et 12.9 en ville aux 100 km. 10,8 litres en moyenne. Mettons 11 litres compte tenu de son âge. À actuellement 1,40 le litre d’essence, cela me coût par semaine : 61,6 $. Et c'est sans compter les frais d'usure que je ne saurais pas calculer précisément.
Si je considère aller en vélo tous les jours, de début avril à fin octobre, cela me donne 32 semaines. Enlevons deux semaines pour les jours de pluies trop fortes et les changements d'horaire. 30 semaines. À 61,6 $, cela me donne 1848 $ d'essence économisés. On est pas loin de 2035 $
Malheureusement, la voiture reste un peu plus économique, mais il faut aussi considérer un autre aspect : la comparaison de temps de mon parcours.

En voiture le temps est extrêmement aléatoire. Cela peut varier de 45 minutes aller, à 1 h 45 retour, selon le trafic. Il m'est arrivé deux fois de rester coincé plus de trois heures au retour... Bon, dans le meilleur des cas, cela m'a pris 30 minutes. Mais il faut avoir une âme de Fangio pour arriver à ce résultat en voiture aux heures de pointes, ce qui n'est pas recommandé dans notre beau trafic urbain, et surtout avec notre sens si accru du civisme autoroutier.

En vélo, ce sera toujours 1 h 15. Point. C'est donc tellement plus facile pour organiser sa journée!!
Et évidemment, on peut mettre aussi dans la balance les considérations environnementales et la santé physique... Mais à mon sens ce sont des arguments qui vont de facto avec la pratique du vélo.
Et plus de gens s’équiperont de ce genre de système, plus ceux-ci seront abordables. Comme les voitures hybrides ou électriques. C'est l'offre et la demande.

C'est un choix.

vendredi 15 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 9 : J'aime les arrêts!



Étude sur
l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.


Jour 8 :J'aime les arrêts!

J'ai découverts un effet psychologique inattendu à l'utilisation d'un vélo à assistance électrique : J'ai maintenant tendance à plus souvent faire mes stops. Pourquoi? Et bien je viens de constater que le plaisir de redémarrer aidé de toute la puissance du système rend... heureux! On s'envole, on est léger, c'est l'allégresse. Alors pour retrouver ad nauseam se sentiment bienfaisant on aura tendance à vouloir répéter l’expérience.

En effet, en ville, les arrêts sont si fréquents que le pauvre cycliste, stoppé dans son élan aura tendance à vouloir se soustraire de cette contrainte anti-dynamique. Et c'est pour cela que tout les cyclistes passent leurs stops et la plupart leurs lumières sous prétexte de garder un certain momentum inertiel! Ha! Mais avec ce ressort propulsif qu'est l'assistance électrique, il est tellement facile de repartir d'un arrêt et trouver en quelque secondes sa vitesse de croisière que cela devient réellement amusant.

Combien de fois aussi, je me suis trouvé dans un groupe de cycliste attendant sagement la lumière verte. Au signal, en trois coups de pédale je les ai distancé de telle façon que je me suis demandé si je n'allais pas équiper mon vélo de rétroviseurs rien que pour voir les regards ahuris laissé derrière moi. Personne, à moins d'avoir l'oeil connaisseur, ne soupçonne mon vélo d'être assisté. Et je m’enorgueillis d'avoir des mollets d'acier dans leur esprits. Hi!

C'est à trouver cela décevant lorsque je ne rencontre pas de cycliste dans une côte, surtout si celui-ci, attriqué tel le sportif émérite, roule des mécaniques à l'assaut de la montée. Moi, sur mon destrier flanqué de sacoche, l'air de rien, j'avale ladite monté sans que le sportif puisse me suivre a moins d'y perdre son souffle.

Ok, ok. C'est cruel, mais... c'est cruel! ;-)

jeudi 14 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 8 : Assistance

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 7 :
Assistance

Si vous vous attendez à ce que le moteur électrique fasse votre travail, qu'il pédale pour vous, ou si vous être enclin à n'utiliser que la manette de pleine puissance électrique, alors vous n'être pas fait pour ce genre de concept. Achetez-vous un scooter électrique!
Il s'agit là d'un vélo à assistance électrique.

L'assistance est variable en fonction de la pression que vous exercez sur le pédalier. Cela est un peu déstabilisant au début. On s’attend à ce que le moteur donne une puissance régulière, mais en fait, il cherche à compenser une partie de votre énergie et donc à vous offrir seulement un pourcentage de votre effort. Une sorte de récompense? Je dirais que c'est plutôt une sorte de collaboration d'effort.

Mon parcours de 32 kilomètres m'a paru 15 la première fois que j'ai fait le trajet de chez moi jusqu’à mon bureau.
En fait, le système aplani virtuellement le parcours. Il n'y a plus de côte insurmontable. La beauté de ce système est de donner un coup de main (ou un coup de pied) lors des démarrages, des côtes et si vous avez un vent de face démoralisateur. C'est comme un soutien paternaliste qui vous encourage à continuer : "T'es capable!". Ainsi vous faite votre effort et votre mise en forme, mais avec une allégresse juvénile retrouvée! Vous vous sentez des ailes.

Lorsque je suis parti le premier matin, je trouvais que le système était faible. J'avais des doutes. Je suis monté sur le Pont Jacques-Cartier. J'ai mis le système à sa puissance maximum qui en compte 4. Je sentais alors parfaitement l’assistance. Pas mal! Mais je n'étais pas plus impressionné que cela. Je m'attendais à plus. Lorsque je suis redescendu de l'autre côté du pont, j'ai réalisé que j'avais entamé mon parcours sur le gros plateau. Je ne m'en étais même pas rendu compte, preuve que le système compensait facilement mon étourderie. Lorsque je me suis mis sur le plateau moyen, c'est alors que j'ai pleinement profité de la subtilité de l’assistance électrique. Mes jambes bien réchauffées musculairement, je me suis senti léger comme une plume. Et toute la suite du trajet a été un jeu d'enfant.

Toutefois il faut apprendre à pédalier régulièrement, à "mouliner rond". C'est un très bon exercice et une bonne technique cycliste. Pourquoi? Parce que le système analyse constamment la pression exercée sur le pédalier. Alors si on veut que cela soit régulier, il faut être soi-même régulier.

Je vous l'ai dit, ce n'est pas fait pour les fainéants!

mercredi 13 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 7 : Jour de pluie



Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 6 :
Jour de pluie

La motivation à utiliser mon vélo avec sons assistance électrique, qui semble me gagner ces derniers jours, n'a pas eu encore la force de me faire mettre le nez dehors par les jours de pluie froide de ce début de printemps. Le temps maussade est démoralisant d'ordinaire. Je me demandais si soulager d'une partie de l'effort, cela me ferait changer mes habitudes de fuir l'eau en vélo. Pas pour l'instant.

Je vais peut-être m'équiper de survêtements anti-pluie, car même si attriqué de la sorte, je deviens un non sens aérodynamique, l'assistance électrique compensera ma résistance à l'air.

Mais encore faut-il qu'il fasse plus chaud. Mais pas trop car je vais suer comme un boeuf et ce ne sera pas dans l'état d'esprit du Slow Bike! Qui sue, force. Qui force, déprime. Qui déprime, ne prend pas son vélo! Ok, ok. Je rigole! Mais ça ne me tente pas de me déshydrater alors qu'il pleut!!
Je vais tout de même tenter le coup prochainement.

Quoi? L'utilisation de l'assistance électrique aura aussi une incidence sur ma garde-robe? De plus en plus étonnant ce concept!

À suivre...

mardi 12 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 6 : "Show off"



Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 5 :
"Show off"

J'ai eu une drôle de pensée ce matin en faisant mon parcours : Un dilemme existentiel en quelque sorte! J'étais pris d'un côté entre le désir de faire remarquer ce vélo qui, l'air de rien, est un vélo à assistance électrique et de l'autre côté, entre une certaine honte de rouler avec un système qui facilite ma vie de cycliste. Car on ne se le cachera pas, les cyclistes émérites ont tendance à lever le nez sur les vélos électriques, même s'il ne s'agit que d’assistance. "C'est de la triche!" Pense-t-on.

Dans le premier cas, j'aurais dû utiliser seulement la manette de puissance et arrêter de pédaler pour bien montrer que je filais à bonne allure sans aucun effort. Dans l'autre cas, je devais pédaler comme d'habitude mais personne ne remarquerait alors l'avantage indéniable de ce super vélo!

Ok, ok, c'est du "Show off" je le sais!. Mais que voulez-vous, quand on est fier de son ouvrage... Je pourrais aussi simplement actionner ma clochette à tout bout de champ.
Mais je me dis aussi que si pour certains, ce système d’assistance électrique pouvait représenter une bonne solution afin d'utiliser un vélo sur une base beaucoup plus régulière, ce serait un "plus" de savoir que tous les vélos électriques ne ressemblent pas nécessairement à des machines pataudes au design douteux, ce prenant soit pour des vélos du futur soit pour des scooters tout de plastique vêtus...

Avec ce design, j'ai opté pour le style, l’élégance et l'intégration du système. Chaque fois que je montre ce vélo à des amis ou des connaissances, ils sont très surpris de constater, après que je leur ai fait remarquer, qu'il s'agit d'un vélo assisté électriquement.

jeudi 7 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 5 : Motivations

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 4 :Motivations
Ce matin, alors que je ne devais pas pouvoir prendre mon vélo pour des raisons d'horaire, ma motivation à vouloir changer d'idée a été renforcée par l'admiration du génie des ingénieures en génie (?) civil des années soixante.
En effet, il faut souligner l'innovation technologique en ce qui concerne le pont Champlain. Tellement génial qu'aujourd'hui, il est irréparable. Bref, un "trippe" d'ingénieur sans vision d'avenir.

Alors entre l'idée d'encastrer ma voiture dans un trou béant d'une dalle de travée qui serait tombée, ou au mieux se retrouver coincé pour une journée complète, sinon pire, alors qu'un morceau rendrait le pont soudainement impraticable, j'ai préféré prendre mon petit vélo, pépère, à l’abri des ennuis.

Bien sûr, ma motivation est composée de multiples éléments, pas juste la peur de ce pont déficiant. Il y a l'autre Pont, le fier Jacques-Cartier qui est tellement rassurant à côté de cet ouvrage en décrépitude. Il y a aussi le fait de rouler en vélo en ce début de saison, au beau soleil de printemps. Il y a aussi le fait de rouler sur un vélo qu'on a dessiné. Il y a aussi le fait de croire aux vertus du cyclisme urbain, de laisser les problèmes automobiles et de s’épanouir physiquement. Il y a aussi le fait de vouloir bien tester le système d'assistance électrique. Il y aussi le plaisir de trouver des sujets pour cette chronique et d’ailleurs, en roulant, il faudrait que je trouve un système d'enregistrement à commande vocal, car les idées jaillissent et une fois arrivé au bureau, je ne me souviens que de quelques-unes.

Alors suis-je un bon client pour évaluer la vraie motivation pour utiliser un système à assistance électrique? Peut-être pas. Je suis probablement biaisé. Mais une chose est sûre : l'impact psychologique du système commence à avoir un impact nettement positif sur ma décision d'enfourcher mon vélo tous les jours.

mercredi 6 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 4 : De Zéro à Héro!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 3 :
De Zéro à Héro!

Ce matin, il faisait zéro degré à huit heures, huit au dessous des normales saisonnières, mais avec un beau soleil frileux de printemps. Une raison supplémentaire pour se vêtir de noir afin d'absorber la chaleur du moindre photon.

Je viens de constater que l'assistance électrique de mon vélo a eu un effet psychologique positif ce matin, surtout sur ma motivation à me préparer mentalement à enfourcher mon vélo pour faire mon long parcours jusqu'au travail. Avec un vélo ordinaire, je n'aurais peut-être, et même probablement pas eu cette motivation. Avec l'assistance électrique, c'est le "ce sera plus facile" qui est tellement encourageant.

Et effectivement, aux premiers coups de pédale dans le froid, c'est rassurant de ce dire que le parcours sera moins long dans les jambes.

Voilà exactement ce que je voulais observer sur un navettage quotidien. Mais je n'avais pas pensé au facteur de température.
Un bon point pour le système.

lundi 4 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 3 : Le chargeur

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 2 :
Le chargeur.

Lundi matin, jour de pluie!!... Comme je n'ai pas vraiment l'esprit du cycliste spartiate, je ne roule pas lorsqu'il pleut, ou à moins que j'y sois contraint au retour d'une sortie.
Alors parlons d'autre chose que de rouler. Un vélo à assistance électrique a besoin d'une période statique pour.... se recharger. Parlons donc de chargeur :

Ce n'est pas que je n'ai pas confiance, mais j'ai un mauvais sortilège avec les batteries en général. Entre mes mains, elles meurent rapidement. Bien sûr j'ai appris qu'il ne faut pas laisser une batterie déchargée durant des semaines. Ouch! Il ne faut pas non plus charger continuellement une batterie. J'ai fait mourir la batterie de mon premier laptop comme cela. L'idéal, paraît-il, est de la maintenir dans une zone de 100 % à 50 % de sa charge.

Pour ce faire, et comme un chat échaudé, je me suis demandé s'il fallait que je traîne avec moi le chargeur. Il est volumineux et lourd. Encore un poids supplémentaire à transporter. En avoir deux? Un peu coûteux comme concept. Pour les premières utilisations, j'ai donc pris le chargeur dans ma sacoche. Je voulais voir si la batterie supporterait bien les soixante-quatre kilomètres de mon navettage quotidien.

Force est de constater qu'en utilisant le système au niveau d'assistance 4, je complète tout juste l'aller. Et je vous jure que de faire avancer un vélo totalisant maintenant un poids de près de 54 livres (vélo : 32 lb - moteur-batterie et quincaillerie : 22 lb), et sans compter le contenu de ma sacoche (chargeur, cadenas, lunch, outils, vêtements, alouette...), sans assistance... c'est tout un contrat, même pour un cycliste en forme comme moi. Je n'ose imaginer quelqu'un de moins en forme se retrouvant en perte de charge à mi-parcours. Donc, le Petit-Train du Nord, oublie ça Robert!!

Quand au temps de recharge, je n'ai pas encore pu le mesurer précisément car il y a trop de variables d'utilisation "naturelles" et non pas de conditions de laboratoire (topologie, contenue variable de la sacoche, force exercée sur le pédalier, résistance de l'air, moral du cycliste, etc.). Je veux dire par là que je n'ai pas pu savoir exactement à quel point la batterie était vide, malgré l'indication du petit tableau de bord. Mais je dirai que pour l'instant j'ai pu noter un bon 4 heures pour recharger une batterie la plus vidée possible.

Bien sûr, il est préférable de faire un petit rappel de charge avant chaque départ pour être sûr d'avoir tout le potentiel de la batterie. Mais cela demande plus d'organisation et prévoir le temps supplémentaire. Moi qui suis assez spontané quant à mes sorties en vélo, c'est un brin trop organisationnel pour mon intellect impétueux. Mais, bon, pour celui qui n'a pas de problème à intégrer dans sa routine matinale de nouveaux réflexes, en plus du temps de fabrication des tartines et du café... !

Alors brancher la batterie chaque fois que l'on rentre à la maison? On m'a toujours dit que de laisser constamment un chargeur branché dans une batterie n'était vraiment pas bon pour cette dernière, même si ledit chargeur à un système intelligent. Je ne suis pas expert en batterie, comme je l'ai mentionné, et il me semble qu'il y a tellement de théories là dessus. Quelqu'un pourrait probablement mieux me renseigner à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant, je m'astreins à cette discipline afin de favoriser la performance du système.
En attendant... il pleut encore!

jeudi 31 mars 2011

Le cycliste électrique - épisode 2 : Premières impressions



Étude sur
l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 1 :
Toutes premières impressions d'un vélo à assistance électrique.


Il est sûr qu'en partant, le surplus de poids surprend (batterie-moteur), voire déçoit. On se dit que ça ne va pas être facile. Et puis je me suis dit qu'après tout c'est un peu comme partir avec une grosse sacoche pleine de livres... (jeu de mots!), on s'habitue à tout.

Ce qui m'est venu à l'esprit aux premiers coups de pédale, c'est l'absurdité de la situation : une partie de l'énergie de la batterie sera consumée justement pour pallier au poids de celle-ci et du moteur. Il y a là un cercle vicieux technologique évident. C'est là que je me suis rappelé l'analyse (pointue) de rapport poids-puissance que j'avais fait lorsque je choisissais un véhicule automobile (par dépit, soit dit en passant!).

En général, pour des véhicules standards et relativement économique à l'achat, ce rapport est peu invitant. Et même si on nous fait reluire les atouts de consommation minimalistes (toujours dans les meilleures conditions qui s'avèrent trop souvent complètement utopiques), on réalise que l'on risque d'avoir entre les mains une tortue sur le tetra-cannabinol. C'est alors que cette utopie de consommation nous sautera à la figure lorsque, dans des conditions normales de conduite, on voudra s'harmoniser au rythme de nos congénères automobiles.

Bref, pour en revenir à ce vélo standard (!) doté de cette assistance électrique, mon premier réflexe de cycliste a été de cultiver un certain doute quant à la viabilité du concept pour une utilisation quotidienne. Cela demande une discipline d'entretien supplémentaire, une attention à l'état de la batterie pour chaque parcours. Mais après tout, ne le faisons-nous pas déjà avec une voiture en s'assurant d'avoir assez d'essence avant de partir?
Très vite, le coup de pouce (ou coup de pousse!) qu'offre le moteur électrique au coup de pédale réussi à me faire retrouver mon sourire. Et de me dire : "La ride va être fafa!" comme dirait mon gars.

Effectivement, l'aide est notable, mais je dois avouer que j'ai mis le degré maximum d'assistance, qui en compte 4, pour vraiment ressentir l'aide, surtout en passant sur le Pont Jacques-Cartier. Peut-être m'attendais-je comme beaucoup s'y attendront aussi, à être aidé "plus" que cela. Rappelons-nous qu'il s'agit d'assistance et non pas de vélo électrique. On est là pour pédaler tout de même!

D'ailleurs, avant d'entreprendre cette étude sur le terrain, je me suis juré de ne pas utiliser la fameuse petite manette qui offre toute la puissance du moteur et qui permet de ne pas pédaler du tout, tout en vidant la batterie à la vitesse grand V. Faut pas exagérer! Je suis un cycliste qui se respecte! Non mais!

En parlant de cycliste qui se respect, je dois effectivement respecter un certain profile. Comme je le disais dans l'épisode 1, je suis un bon et un mauvais client, mauvais parce qu'en générale je suis en forme. Enfin... en ce début de saison, je dois avouer que je me sens un peu mou. Je ne me suis pas entraîné de l'hiver. De toute façon, ce n'est pas mon genre (malheureusement, me diront mes collègues cyclistes et athlètes). Mais dans un sens, je suis maintenant un peu plus représentatif de la moyenne des gens qui pensent utiliser un vélo de temps en temps.

Alors cette assistance électrique va-t-elle me stimuler, m'encourager, m'aider à me mettre en forme sans me décourager devant le long trajet que j'ai à faire? Car je suis conscient que mon parcours est un peu plus long que la moyenne des déplacements maison-boulot. Deux fois trente deux kilomètres!

C'est le but de cette étude, de cette expérience qui veut observer l'incidence psychologique de l'assistance électrique sur un navettage quotidien.

mercredi 30 mars 2011

Le cycliste électrique - épisode 1 : Préambule

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Préambule

Je commence ici une étude du vélo à assistance électrique. En fait, n'étant pas à la base un fervent de ce type de vélo, je m'étais demandé comment pourrait-on intégrer à la gamme urbaine de nos vélos, un modèle à assistance électrique. Et je dis bien "assistance" et non "vélo électrique". Je persiste à croire aux bienfaits et à la nécessité de pédaler et de mettre au moins l'effort minimum requis pour se mettre en forme.

C'est en réalisant que le dénominateur commun des vélos Urbanista était le cuir synthétique, que je me suis dit : Et si on habillait la grosse batterie grise pour la rendre plus élégante et se marier avec le style du vélo? D'où cette housse en simili-cuir avec une longue pochette suppérieure.

Et, du coup, ce système peut s'adapter à tous les vélos à dérailleur de la gamme Urbanista. (Zermatt, Cervin et Classico). Pourquoi pas les vélos à vitesses internes? Il s'agit d'un différent moteur- roue intégrant les vitesses au moyeu, un peu plus coûteux et nous voulions d'abord voir si le projet serait viable.

Ceci étant dit, il convenait d'essayer ledit système. Ce qui a été fait et les résultats sont assez concluants pour que nous ayons choisi celui de BionX. Un moteur puissant de 350w et une batterie 36,9V- LiMn – 9.6 Ah d'une bonne autonomie de 90 km* avec l'assistance minimum, sur papier, ce que je vais pouvoir pleinement vérifier.

Mais ce qui m'intéresse maintenant est de tester le système non plus d'un point de vue technique, quoique cela risque encore d'être un élément signifiant, mais d'un point de vue psychologique.

Pourquoi vouloir utiliser un système d'assistance électrique? Cela va-t-il changer mes habitudes de déplacement? Cela va-t-il changer ma perception du déplacement urbain? Cela va-t-il m'encourager à aller au travail de façon encore plus régulière?

Je suis un bon et un mauvais client pour ce genre de système.
Bon client car mon navettage est de 60 km par jour, un peu plus que la moyenne des gens. Alors si le système me facilite la vie, serais-je enclin à l'utiliser systématiquement?
Mauvais client car je suis en forme et capable de rouler sur des vélos de performance pour facilement avaler ce parcours. Je ne suis donc pas représentatif de la clientèle de ce système.
Bon client parce que je prône le Slow Bike et la facilité de déplacement. Donc si cela peut faciliter...
Mauvais client aussi parce que j'aime justement la simplicité, et la discipline d'entretien de charge risque peut-être de m'apparaître astreignante. Ou pas, on verra!
Bon client car je crois aux vertus du cyclisme urbain et si cela peut encourager un certain type de personne qui ne voit le vélo que part "efforts" et "encombrement", alors c'est une bonne cause.
Mauvais client car étant convaincu des vertus du cyclisme urbain, j'aurais tendance à vouloir que ça marche à tout prix!
Bon client car, je dois l'avouer, je me suis arrangé pour que le vélo soit des plus beaux avec justement son intégration électrique et des pneus crèmes qui ne sont pas de série sur ce modèle. Bref une belle machine que j'aurais envie de sortir et de montrer, évidemment.

Je ne certifie donc pas l'objectivité de cette étude, mais je suis vraiment curieux de voir si ce système va agir sur ma motivation à utiliser un vélo pour aller au travail. Si ça marche pour moi...


http://www.opusbike.com/fr/velos_7-31-electrique.html

*: Moyenne basée sur une charge de batterie, mode d'assistance en utilisant le niveau 1, selon l'usage dans des conditions idéales. Les distances varieront selon les conditions routières, l'équitation de surface, le poids du cycliste et l'assistance nécessaires.
Source : BionX