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mardi 1 janvier 2013

New York


Les tours jumelles de l'Eldorado Building, depuis Central Parc
À voir cette image on pourrait aussi se croire dans une ville soviétique! C'est fou comme les contraires peuvent se ressembler d'un certain point de vue.
photos : Alec


Il y a quelques temps, Suzanne nous avait parlé de ses guides et cartes urbaines favorites, avec entre autres l'édition Cartoville. (La forme d'une ville)

Pour une escapade de quatre jours, je me suis donc procuré la version de ce guide pour New York. Je ne suis pas du genre à consulter un guide avant de partir, car manquant de référents, je feuillette les pages sans que rien ne se passe dans mon inconscient... émotif! Mais une fois sur place, par contre...! J'ai pu ainsi découvrir que ces petits guides Cartoville sont extraordinairement pratiques. Certes moins complet qu'un guide Voir, que j'ai alors consulté en parallèle pour approfondir les explications de lieux et d'histoire, mais tellement plus pratique de part son format et cette ingénieuse mise en page de cartes dépliables, quartier par quartier.

Bien sûr, je ne suis pas allé à New York en vélo. Je n'avais que quatre jours devant moi. Il faut presque neuf heures de voiture, onze d'autobus, et je n'ose pas imaginer combien d'heures de train, pour se rendre à bon port. Non, j'ai simplement pris l'avion. Enfin, simplement... est une idée très abstraite par les temps qui court. Mais bon, en gros, ce fut relativement rapide. Une heure et quart d'avion, plus toutes les fouilles!

Bien sûr, je ne suis pas allé à New York en vélo, mais j'ai quelques fois regretté de ne pas avoir mon fidèle Cervin avec moi, car New York se roule très bien. Même en cette saison il n'y a pas de neige. La chaussée est certes glaciale mais parfaitement sèche.

Premier constat vélocipédique : Le coursier est roi et maître. Il ne ressemble pas à nos coursiers de Montréal qui moulinent leur vélo à pignon fixe ou leur cyclosport maquillé.

Non, la majorité sont d'ordinaires hybrides des années 80, simplement équipés d'un large panier grillagé en métal à l'avant. Certes on peut voir quelque "Fixie" digne de ce nom, roue avant à bâton et cartes coincées dans les rayons de la roue arrière, mais ce ne sont pas les coursiers. Une grande partie des coursiers sont des livreurs de restaurants.

En parlant de restaurant, je dois mentionner quelques bonnes adresses, testées et approuvées!

Si, à la fin d'une bonne journée de marche, car une ville inconnue se découvre tellement mieux à pied, la faim vous tiraille les entrailles, aller vous refaire une bonne dose de fer et de protéine en dégustant un fabuleux filet mignon chez Josie's, sur Amsterdam avenue, dans l'Upper West Side. Je suis rarement aussi séduit par l'ensemble d'un plat car on aura tendance à mettre plus de soin à l'élément principal. Mais là, autant les asperges saisies à point à la vapeur et légèrement grillées dans une sauce soya, ainsi que les pommes de terre en purée rustique sont à se damner. Accompagnez-les par un verre de Cabernet Sauvigion et... Bref, j'y suis allé deux fois!

Mais une bonne journée se démarre au soleil, soit dans un petit café charmant de Greenwich Village, le Café Angelique où le choix vaste vous permettra de vous faire une bonne réserve d'énergie, soit au Nice Matin, sur la 79e et Amsterdam, dans l'Upper West Side. On y trouve aussi de quoi manger à midi et le soir. Une belle carte des vins accompagne un bon choix de plat.


J'ai testé les seules pâtes disponibles. Étranges formes et néanmoins succulentes pâtes au pesto baignant dans l'huile d'olive. Oui, "baignant", car je dois l'avouer, je n'ai plus eu de doute quant à la petite portion servie. Elle m'a remplie dix fois plus qu'espérer. Même si ce plat était très bon, j'ai eu l'impression, pour le reste de la journée, d'avoir bu une bouteille d'huile d'olive. Mais je recommande tout de même cet établissement.

Non loin de là, sur Amsterdam avenue, on trouvera aussi pour le petit déjeuner, le fameux Sarabeth's. Pour les admirateurs de séries et sitcoms télévisées américaines, on y rencontre des vedettes! Ce matin-là, Tim Allen entamait sa journée d'entrevue.
Si en cours de route vous avez un petit creux et que vous vous trouvez sur l'interminable avenue Broadway, à la hauteur de la 58e, tout près du coin Sud Ouest de Central Parc, aller vous sustenter au AQ Kafe. C'est dans un cadre de style nordique très marqué que l'on vous servira des sandwichs savoureux. Je l'ai surnommé le Kafé Ikea!

Mais je dois emmètre une remarque négative générale qui vaut pour tous les établissements que j'ai fréquenter durant ce séjour : Les New-yorkais ne savant vraiment pas faire le café!!!

Josie's
www.josiesnyc.com
300 Amsterdam Avenue

Cafe Angelique‎
www.cafeangelique.com
49 Grove Street

Nice Matin
www.nicematinnyc.com
201 West 79 Street

Sarabeth's
www.sarabeth.com
423 Amsterdam Avenue

AQ Kafe
www.aqkafe.com‎
1800 Broadway Avenue

vendredi 28 décembre 2012

Genève


Genève, rues Basses

Genève n'est pas la Suisse, tout comme New York n'est pas les États-Unis ni Montréal n'est pas le Canada. On ne peut donc pas généraliser sur l'impression d'une seule ville.

Mais Genève ne semble être une ville ni plus cycliste ni moins que d'autres. Elle a toutefois l'avantage d'être de petite surface et les déplacements y sont relativement faciles et rapides, si ce n'est des forêts d'indications de toutes sortes qui obstruent l'horizon. Que ce soit sur poteau ou par terre, le trafic y est tellement réglementé qu'il faut être très vigilant si on ne connaît pas le chemin.

Étonnamment, il m'a semblé qu'il y avait moins de vélos électriques qu'à New York. Pourtant les Européens semblent beaucoup plus adeptes de l'assistance électrique que dans nos contrées.

Quelques vélos stylés y circulent, du genre hollandais ou autres. Mais ils sont rares. La plupart sont, tout comme à New York ou à Montréal, de simples anciens vélos hybrides des années 80 ou 90. Par contre, le scooter a prit une place prédominante dans la ville, ce qui n'aide pas au bruit et à la senteur émanant de ces moteurs deux temps.

Les transports en commun électrifiés, eux, sont rois et maîtres. Du tram à deux ou trois immenses sections articulées, au trolleybus, également tri-articulés, on est presque au tout électrique. Quelque autobus à essence rejoignent les points les plus reculés de la campagne genevoise.

Du fait, justement de ces trams, il m'a semblé risquer, pour certains trajets de vélo, de s'aventurer près des rails qui ont l'air prêts à coincer la roue du cycliste imprudent.

Genève fut, dans les années 80, précurseur du vélo libre-service. La ville avait décidé de "rafistoler" les vélos abandonnés de sa fourrière, de les peindre en rose (vraiment les années 80!!) et de les laisser dans les rues de la ville, complètement libre de service. L'expérience n'a duré que quelque temps, les vélos se faisant décimer par le vandalisme.

Pour les bonnes adresses de restaurant, à noter "Chez ma cousine" en pleine vieille-ville, juste en contrebas du "Bourg-de-Four" qui est le point névralgique de cette vieille cité. On y sert sans faux-semblant et dans un cadre très chaleureux, quelques subtiles recettes de poulet, bien accompagnés et pour un prix étonnement très raisonnable pour le quartier.

Pour ce qui est de l'incontournable fondue, deux adresses : le Café Bon-Vin, où on y sert plusieurs sortes de fondue dont celle au champagne, ainsi que le Gruyerien, à Chêne-Bougeries...
À toujours commander en entrée, une ou plusieurs portions de viande séchée du Valais ou des Grisons, accompagnés d'un frais petit vin banc régional.

Chez ma cousine
6, place du Bourg-de-Four
Vieille-Ville de Genève
022 310 96 96

www.chezmacousine.ch

Café Bon-Vin
17, rue Fr.-Versonnex
Eaux-Vives, Genève
022 736 87 90


Le Gruyerien
2 rue de Chêne-Bougeries
Chêne-Bougeries, Genève
022 349 10 12
www.le-gruyerien.ch

vendredi 15 avril 2011

Le Bidon, taverne culinaire


photo : le Bidon

Rien que pour une belle traversée, dans un sens comme dans l'autre, sur la large piste cyclable du Pont Jacques-Cartier et de sa magnifique vue sur la ville illuminée, cela vaut la peine d'aller découvrir un nouveau restaurant à Saint-Lambert : Le Bidon, taverne culinaire... Rien que le nom intrigue, et pour cause!

Nouvellement installés au coin des rues Desaulniers et Notre-Dame, le très jeune propriétaire William Cadieux (25 ans) diplômé de l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie du Québec et son chef, Sean Chenick, (23 ans) ont été rapidement victimes de leur succès. Très souvent plein, même en semaine, il faut croire qu'il manquait exactement ce type de restaurant à Saint-Lambert.

Sa carte est agréablement raffinée, très originale et inventive : Une simple salade César se présente en une laitue coupée en deux dans sa longueur et légèrement grillée, napée d'ingrédients locaux comme ce fromage provenant de l'Échoppe des Fromages, commerce située non loin, sur la rue petite Aberdeen.

À découvrir aussi son burger à l’effiloché de porc, ou la côte de bœuf ultra-tendre braisée à la bière d’épinette. Mais aussi : une trilogie de guédilles aux crevettes, truffe et vanille Gaspésienne, une poutine de "Smoked meat" de magret de canard fumé à froid sur place.
Et que dire de ce tartare de boeuf à se damné, servi sur céramique spécialement découpée par William lui-même, avec un trou pouvant accueillir le petit bol de frites allumettes. Preuve qu'en plus d'avoir l'esprit du l'entrepreneur inventif, William Cadieux a un esprit de designer plus que culinaire.

Oui, le Bidon se veut bistrot, mais complètement repensé à la québécoise avec un style néo-rustique très design, très actuel. Le restaurant se présente sur deux demis étages, dont un bar en surplomb, plus une salle conviviale en sous-bassement. On notera l'originalité des lustres faits de cèpes de vignes et sa murale de couvercles de barils d'huile rouillés. Une chambre-cellier vitrée ornant le fond de la première partie du restaurant, bien garni de vins raffinés dont une bonne partie est d'importation privée, offre une sélection des plus remarquable.

L’harmonie du décor, des matériaux et des couleurs dénote un souci du concept global, marque de réussite de bon restaurant.

Ce coin de rue a à plusieurs reprises accueilli des restaurants, mais aucun n'a survécu, aucun n'a eu le succès grandissant du Bidon. Reste à voir si la ville de Saint-Lambert encouragera ce jeune entrepreneur assurément vecteur d'un certain renouveau de la ville, susceptible de faire graviter une clientèle périphérique élargie dans son restaurant et sur sa terrasse estivale à venir, mais aussi dans les divers commerces environnants apparentés, comme "L’âme du vins" juste en face, ou "l'Échoppe des Fromages" précédemment citée, ou les boutiques de la rue principale, Victoria.


Le Bidon, taverne culinaire
bidontaverneculinaire.com
450 671-9000
35, boul. Desaulniers (coin Notre-Dame)
Saint-Lambert (Québec) J4P 1L7
info@bidontc.com

Ouvert du mardi au samedi, de 16h30 à minuit
Entrées : de 8 $ à 11 $
Plats : de 14 $ à 24 $
Desserts : 4 $ à 9 $
Vins, pour la plupart d'importation privée, de 28 $ à 115 $

lundi 4 mai 2009

Pause café


Photos : Alec

Bistro Le République, avenue Bernard, Outremont

Si vous vous balader en vélo du côté d'Outremont, par une de ces belles journées printanières, vous irez faire une pause café au Bistro Le République sur l'avenue Bernard, à l'angle de la rue Durocher.

Du Bistro Le République, on pourrait dire que c'est un lieu sympathique et chaleureux au coeur d'un quartier vivant, que c'est devenu le bistro incontournable du coin. Mais c'est bien plus que cela encore. Il y a de ces places qui ont une certaine aura, un charisme particulier qui séduit. Le côté de la rue? La lumière? L'accès? Le style? La clientèle? On ne peut pas mettre le doigt sur l'élément facteur de réussite. D'autres cafés restaurants dans le même quartier, sur la même rue n'ont pas passé à travers le temps comme celui-ci. Mais une chose est sûr, c'est que les gens qui nous servent, tout comme ce qu'ils nous servent, créent un sentiment d'attachement rapidement. On y revient et on y reste.

Étudiants, créateurs, acteurs, artistes, tous se côtoient, les uns concentrés sur leur laptop (le café offre la connexion sans fil), sur leur livre ou sur leur journal, les autres animés de discussions passionnées sur leurs projets en cours, leur création ou leur histoires. Car ici, on prend le temps. On a le temps.

Et sitôt que les temps chauds reviennent, la terrasse offre un "balcon ville" sur la faune urbaine. On salue des amis de passage, on s'arrête pour un brin de causette... Il y a un va-et-vient énergisant.

Le Bistro Le République est aussi une brûlerie. On y sert donc un excellent café. Le comptoir offre aussi un vaste choix de café en vrac. Le côté restauration est simple, finement élaboré et de très bon goût. Les tables d'hôte, nouvellement ajoutées au menu, font fureur. Il y a une carte des vins bien remplie et un côté bar très convivial. C'est aussi une place très "cool" pour les 5 à 7.

Récemment, il y a eu un changement de propriétaire assez particulier. On pourrait se dire que cela aurait pu sonner le glas de ce petit café. Mais bien au contraire, ce changement, ou plutôt cette passation de pouvoir, fait suite à une logique plutôt anecdotique. Jeanne Goujon, la nouvelle propriétaire, nous raconte :

« J'ai commencé à travailler au Café République en 2001, lorsque j'ai entamé mes études universitaires. Très vite j'ai pris goût à la restauration, et Titus, le propriétaire à l'époque, m'a appris toutes les bases du service, qui me serviraient tout au long des années à suivre. Titus, toute l'équipe et moi-même sommes devenus très proches, et une ambiance familiale s'est vite installée - nous sommes même partis en voyage tous ensemble! C'est à la même époque que j'ai fait la rencontre de Simon, un client régulier qui avait lui aussi travaillé au Café lorsqu'il était plus jeune. Nous avons passé deux années ensemble en tant que couple, et le Café était notre deuxième chez soi; on déjeunait ensemble, donnait rendez-vous à nos copains et familles, prenaient l'apéro sur la terrasse... Je crois que nous avons passé plus de temps au Café que chez nous durant notre relation!

J'ai quitté le Café en 2006 pour entreprendre le poste de gérante dans un restaurant plus haut de gamme, désireuse d'accroître mon expérience, parce que je savais maintenant que la restauration était devenue pour moi plus qu'un simple boulot d'étudiante - c'était ma passion et je voulais en faire ma carrière. Simon et moi nous sommes aussi laissés, mais en très bons termes, et c'est lui qui m'a approché, au printemps 2008, pour s'associer à lui et acheter le Café.

Le transfert du Café des mains de Titus dans les nôtres fut une étape importante dans chacune de nos vies: Titus avait besoin de repos après de longues années de travail, mais il ne voulait pas vendre à n'importe qui. Simon voulait partir en affaires tout comme moi, mais nous avions besoin d'unir nos compétences individuelles afin de relever le défi - Simon apportait sur la table ses connaissances en matière de finances et d'entrepreneuriat, tandis que j'apportais pour ma part tout mon bagage en restauration et mes habiletés au niveau de la gestion générale de l'établissement.

Et voilà comment toute l'histoire a débuté! Nous avons pris possession en octobre 2008 et travaillons sans relâche depuis. »

Bistro Le République
1051 avenue Bernard
Outremont, QC H2V 1V1
(514) 277-0502
Itinéraire

samedi 17 janvier 2009

Le Grand Cycle



Le Grand Cycle
www.legrandcycle.com

C’est le 30 juin 1999 que débutèrent les premières opérations du Grand Cycle. Après avoir travaillé longtemps dans plusieurs ateliers de vélo, Bruno Lavergne dirige enfin son propre environnement.

Devant leur cappucino, assis au bar sur les bancs recyclés du Planet Hollywood, les clients peuvent voir s’exécuter la meilleure «mécanique-vélo live» en ville.

Que ce soit pour prendre un pause au milieu de sa journée au bureau ou pour régler quelques ennuis techniques avant la prochaine randonnée, Le Grand Cycle ne juge pas et accueil autant les parfaits incultes que les plus sérieux adepts.

Suivant la même philosophie, il est rare qu’un vélo soit refusé à l’atelier; tous devraient pouvoir obtenir des services mécaniques de qualité, que votre machine vous amène simplement au travail, ou sur les plus hautes marches des podiums!

Le Grand Cycle travaille beaucoup autour de la notion d’ambiance. Projection vidéo, musique inspirée, récit de la dernière journée de courrier à vélo; un style de vie bien désiré. Les «5 à 7» du 901 Cherrier donnent lieux à des échanges d’idées, des discussion engagées et des rencontres parmis les plus saines pour l’esprit (et pour le corps…).

LE GRAND CYCLE - L’ATELIER
901, Cherrier Est, Montréal (Québec)
H2L 1J1
Tél.: (514) 525-1414
Fax: (514) 522-1818
info@legrandcycle.com