dimanche 25 avril 2010

Première soirée des "Balades du BAC"



Première soirée des "Balades du BAC" (Bicycles, Art et Culture). Une soirée comme je l'espérais, une soirée de déambulations cyclistes à travers les rues, calmes d'Outremont, du Mile End et du Plateau, à Montréal, à l'écart des grands boulevards, une soirée de "butinages" culturels, de rencontres enrichissantes et de découvertes inattendues.

Arrivé en vélo à 7 heures devant l'entrée du Théâtre Outremont, sur la rue Bernard, à Outremont, ce vendredi dernier, alors que le soleil frisant l'horizon créait une lumière orangée sur la pierre blanche du théâtre, la première suggestion qui a été proposée était d'aller voir ce qui se passait à la Galerie Articule sur la rue Saint-Viateur.

Une exposition? Non, pas tout à fait, même : pas encore! C'était plutôt une préparation d'exposition, une sorte de "Work in progress" où le spectateur était invité à faire partie prenante du processus créatif.

À l'initiative du groupe artistique interdisciplinaire PME-ART, les artistes Caroline Dubois, Claudia Fancello et Jacob Wren, proposent au visiteur de répondre à six questions sur des "Post-it" qui seront apposés sur le mur, formant une longue bande jaune qui, à la verticale illustre la réaction d'un individu, et à l'horizontale, la réaction d'une collectivité. Avec cet ensemble de réponses, le groupe créatif va développer un travail qui sera présenté dans les semaines à venir*.

Pour nous accompagner notre questionnaire, on nous proposait de choisir au préalable, dans de grosses piles de vinyles, une musique qui pouvait nous ressembler. Autant dire que les piles étaient d'un éclectisme à faire frémir, mais nous avons trouvé un album de Miles Davis qui a rapidement coloré l'atmosphère d'une teinte chaude et jaune. Cela nous a projeté dans l'ambiance d'une hypothétique Galerie new-yorkaise.

Alors que nous répondions aux questions, une discussion s'est développée entre nous et les deux créateurs des défunts "20 jours du théâtre à risque", Sylvie Lachance, qui a été aussi directrice artistique du MAI (Montréal, arts interculturels) et Richard Ducharme. Tout deux sont maintenant à la tête du PME-ART. C'est alors qu'ils se sont mis à nous raconter leur riche et complexe parcours et surtout leurs savoureuses anecdotes. Nous étions captivés par leurs aventures et une certaine page de l'histoire du théâtre au Québec.

À la fermeture de la galerie, nous avons laissé Sylvie Lachance et Richard Ducharme en les remerciant pour ce moment hors du temps et nous avons à nouveau enfourché nos vélos pour sillonner les petites rues du Plateau. Les senteurs du printemps, ainsi que la clameur urbaine et festive nous ont accompagnés tout le long du parcours jusqu'au "P'tit Bar", sur Saint-Denis, à la hauteur du Carré St-Louis, où allait se produire Mohammed, un slameur montant qui vient tout juste de sortir un album : L'Ombre d'un doute

Ce fut une véritable révélation. Mohammed, accompagné de Boogat, un génie de la création musicale, opérant une minuscule boîte électronique, un séquenceur, et d'une flûtiste, Caroline, nous a clamé ses mots, tantôt en prose tantôt en rimes. Il faut dire que la profondeur de ses textes est frappante, dans tous les sens du terme, pour un homme d'une trentaine d'années. La maturité de ses idées et de ses propos nous a conquis. La musique de Boogat est aussi d'une justesse rarement entendue dans ce genre, surtout par rapport aux textes.

Nous avons eu le plaisir de discuter avec Mohammed, sur le trottoir, juste avant de reprendre nos vélos et de nous souhaiter que la prochaine balade du BAC soit aussi riche de découvertes et d'émotions.

Faites-nous part de vos suggestions pour les prochaines "Balades du BAC"!

*HOSPITALITÉ 2 : peu à peu, une vue d’ensemble
Projet performatif : 23/04/10 – 16/05/10
Performance: 28/04/10, ouverture des portes 19h, performance 20h
Discussion avec les artistes : 02/05/10, 15h
Finissage : 14/05/10, 19h - performance 20h

Mohammed, homme de parole
à Christian Charette
extrait radio
Radio-Canada, lundi 26 avril 10:46

mercredi 21 avril 2010

Ouverture des "Balades du BAC" (Bicycles, Art et Culture)



Êtes-vous prêts pour des petites balades urbaines et culturelles en vélo?
Vendredi 23 avril 2010, ouverture des balades du "BAC" (Bicycles, Art et Culture).

Balades de soir en vélo, informelles, vagabondes et spontanées, pour les adeptes de "Slow Bike". C'est l'occasion de se rencontrer, de rouler tranquillement en jasant de vélo, d'art et de culture dans les rues d'Outremont, du Mile-End, du Plateau ou d'ailleurs, et d'aller voir des expositions ou des spectacles en cours de route. Le tout peut se conclure par un verre sur une terrasse! Bref, prendre ça "slow".

Parcours et destination selon l'inspiration ou les suggestions du moment.
Vous pouvez également faire des suggestions d'expositions ou de spectacles sur ce billet.

Rendez-vous les vendredis*, devant le Théâtre Outremont,
1240 avenue Bernard,
(coin avenue Champagneur) à Outremont, à 19h00.
Éclairage ou équivalent, et cadenas requis.

*Les rendez-vous seront annoncés de semaine en semaine sur le blogue Urbanista. "Stay tunned!"

L'événement sur Facebook


Carte Google des galeries d'art à Montréal

mercredi 14 avril 2010

Rien que pour les yeux...


Un site de collectionneur à savourer :
www.myoldbicycle.com

Observez les détails de fabrication, d'ingéniosité et de style issu des problèmes de technologie de l'époque, comme cette lampe à gaz installée sur le l'Aiglon 1890, montée sur ressort afin d'absorber les cahots de la route, ainsi que son systèmes de freinage par friction sur le pneu. Ou encore le pédalier de type locomotive du Stepper 1950, le guidon ultra-léger, la selle ergonomique, et le porte bagage à mâchoires du Poretti 1930, et tant d'autre détails...

Le temps. L'époque. Cette façon dont les choses étaient faites. Avec cette sorte de naïveté, de candeur qui permettait de ne pas penser aux coûts de productions mais, en plus de la fonction de l'objet, à sa beauté. Que ce soit sur le plan architectural, du design d'intérieure ou du design d'objet, il y avait un souci du bien fait, dans la mesure des moyens techniques de l'époque, bien sûr.

jeudi 25 mars 2010

Le pont



Aah! Ce pont Jacques Cartier. Mon préféré, je l'avoue. Une piste cyclable large, une vue imprenable! Imprenable? Une drôle d'expression d’ailleurs, qui signifie le contraire finalement... avec un appareil photo, on prend tout ce que l'on veut!

Cette vue surplombant les toits de Montréal, le fleuve et ces navires... On peut y voir la laideur d'une métropole : Des toitures fatiguées et rafistolées, des ruelles encombrées et sales, des architectures désespérément disparates, un fleuve inlassablement souillé et des navires aux coques suintantes de rouilles. Mais on peut aussi y voir la beauté de l'effervescence d'une grande ville, l'éclectisme créatif et bigarré d'une cité en constante mutation, la dynamique et l'énergie urbaine...

Chaque fois que je traverse le pont, en vélo, en direction de Montréal, je me réjouis de me baigner dans cette atmosphère urbaine unique en Amérique du nord. Le pont m'offre une transition métallique, un enchevêtrement de poutres d’acier rythmées de millier de rivets, un passage hors du temps qui me propose la ville de haut et de loin, tout en m'y amenant sûrement et certainement. Ce passage est comme un élan (surtout dans la dernière descente!) vers le "tout possible".
Pour ceux qui ont une appréhension face aux ponts en général, sachez qu'aucun d'eux ne peut s'enorgueillir d'avoir une facilité de passage cycliste aussi agréable. Pour ceux qui ont peur de devoir faire face à de longues ascensions : « Que nenni »! Il s'agit de faux plats qui, s’ils sont bien gérés, (c'est-à-dire partir doucement, petite vitesse), s’avalent tous seuls.

Et que dire de cette vue en direction inverse, lorsque quittant la métropole on revient sur la rive sud, une image nous frappe : c’est l’impression d’aller plonger dans une épaisse forêt d’où émergent, ça et là, quelques bâtisses, trahissant la présence d’une « vie après le pont ».

Le long de la traversée se trouvent quelques aires d'arrêt qui nous permettent  d'admirer la vue, sans gêner le passage. Au loin se dessinent les ponts Victoria et Champlain qui semblent être des frêles chenilles de fer ou de béton, lévitant sur un fleuve large et généreux.
À mi-chemin du pont, on pourra s'arrêter et lire la plaque commémorative nous racontant l'histoire de ce pont. On y fait de surprenantes découvertes! Historiquement, le pont a son lot d'anecdotes et de légendes urbaines. Comme par exemple, les fameux pointes de piliers en forme de tour Eiffel, qui ont fait croire à bon nombre que celles-ci auraient été offertes par la ville de Paris, ou mieux encore, que le pont aurait été ébauché par Eiffel lui-même. C'est en fait le buste de Jacques Cartier, qui fut offert par la France.

Et cette fameuse capsule temporel où serait enfermé quelques artéfacts de 1926, capsule enfouie dans une pierre angulaire dont on aurait perdu l’emplacement exact suite à la modification du tracé original, côté Montréal...

Et ces quatre étranges tours de service, d'un style incongru, frisant l'arabisant? Sans parler de cette salle de bals en dessous de vos pieds alors que vous passez entre les tours. Une salle de bals? Oui, oui! Une immense alcôve abandonnée se cachant sous le tablier du pont, vestige des idées de grandeur d'une certaine époque.

Et finalement, que dire de cette petite jouissance presque prétentieuse lorsque vous circuler librement et aisément sur la piste alors que le flot de véhicules, sur le tablier, se trouve engorgé, ralenti, voire complètement coincé? Vous vous sentez observés par ces automobilistes jalousant peut-être votre apparent plaisir de vivre!
À lire : L'historique du Pont Jacques Cartier
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Jacques-Cartier
http://www.pjcci.ca/Francais/jacques-cartier/historique.HTM


photo principale : Colocho
photo des embouts du pont : Stéphane Batigne
photos : Alec

mardi 23 mars 2010

Réminiscence hivernale

Faut s'adapter
Texte paru dans
le magazine VéloMag
mars 2010

— Comment tu trouves ça, rouler en vélo l’hiver? demande Réal du haut de son camion arrêté au feu rouge.
— Faut s’adapter! Mais en général, c’est pas si pire! répond Marc, sur son vélo… adapté.
— Moi je te trouve plutôt courageux! Tu dois te geler les doigts et d’autres affaires avec!
— Je me suis adapté aux conditions avec de bons vêtements.
— Pis, ça doit glisser pas mal?
— Ça dépend des pistes. Faut aussi s’adapter à l’état de la route.
— Des pistes? Tu vois une piste, toi? T’es même pas sur une piste!
— C’est sûr, dans d’autres villes, c’est mieux adapté!
— En Europe peut-être, mais pas ici, certain! Même en été, c’est pas évident. Alors en hiver…!
— Ça s’améliore. Ils ont adapté certaines rues.
— Si tu veux mon avis, ça paraît pas tellement! Moi, si j’étais le maire, je ferais en sorte que cette ville devienne un modèle, qu’on puisse se déplacer facilement et en sécurité en vélo, partout!
— Oui, mais il faudrait que les mentalités s’adaptent aussi.
— Pff1 On est loin de faire changer les habitudes. Déjà avec moins de voitures en ville…
— …Adapter les centres-villes aux piétons?
— C’est ça! On respirerait mieux.
— Moins de camions?
— Cout’donc! T’as des bonnes idées, tu devrais être maire. Moins de camions en ville, absolument!
— Mais vous perdriez votre emploi? Il faudrait vous aussi vous adaptez.
— Tout le monde devra s’adapter un jour ou l’autre! On a plus le choix. Et puis tu crois pas si bien dire! Je conduisais des 18 roues avant. Il y a eu des coupures…
—…Dans les pneus?
— T’es un comique toi! Ben tu vois, je me suis aussi adapté. Je conduis des plus petits camions. Et puis, t’a dit « moins de camions ». Ça veut pas dire « pas de camions du tout ». De toute façon, il faut bien livrer la marchandise. Pis moi, tu vois, je fais ma part en quelque sorte.
— C’est quoi votre marchandise?
Réal sourit et, en guise de réponse, lui montre un catalogue de vélo.

image : La tour noire
Alec - acrylique sur toile - 2009 - 34" x 48" (91,4 cm x 121,9 cm)

Série "Usines"
www.alec5.com

vendredi 19 mars 2010

Esquisses






Quelques esquisses pour le projet ArtBike pour donner le ton de ce que peut être le projet. Bien sûr en réalisant des peintures directement sur les cadres, il va se passer des choses indéfinissables que seul le processus artistique peut expliquer.
J'ai aussi envie d'expérimenter d'autres avenues beaucoup plus graphiques. "Work in progress" comme disait l'autre!

mercredi 17 mars 2010

Eclectisme architectural

En roulant à vélo à Montréal, en levant le nez (pas trop haut tout de même!) on peut découvrir une richesse de détails architecturaux sans fin. De la corniche en bois habilement sculpté à la pierre finement ciselée, en passant par le fer savamment forgé, la moulure baroque de ciment peint et la tôle ingénieusement façonnée.
Surprenant d'ailleurs comme tous ces détails peuvent nous échapper. Parce que l'on tient pour acquis ce qui nous entoure? Un tremblement de terre (!) et on s'aperçoit alors de la perte de ce savoir-faire et de ce temps d'artisan littéralement offert à la postérité. Car, pourrait-on construire un bâtiment avec autant de détails ornementaux aujourd'hui, avec autant de soucis de l'inutile mais tellement beau? Bien sûr, ce n'est plus la mode depuis longtemps, ni les façons de faire. Nous sommes plus pragmatiques, plus économiques... Mais est-ce meilleur?

Il est aussi frappant de constater à quel point à Montréal et dans d'autres villes nord-américaines d'ailleurs, les différentes époques de construction ont su ignorer outrageusement les précédentes, créant ainsi un éclectisme à la limite de l'absurde. Le jumelage forcé de nombre de bâtiments relève de la plus grande indifférence architecturale. Quoique, d'un autre point de vue, cela met justement en valeur la différence. Un petit immeuble coincé entre deux énormes tours sera bien plus remarquable que s'il était noyé dans un ensemble harmonisé. C'est un point de vue! Mais du coup, les deux tours semblent encore plus affreuses!

Tiens! On pourrait lancer un jeu amusant : prendre en photo les plus improbables agencements architecturaux... avec votre vélo, bien sûr! À vos appareils!

jeudi 21 janvier 2010

Est-ce un vélo urbain?



Dans quelle mesure une ville comme Montréal peut (et devrait) devenir une métropole du vélo urbain? Pas du vélo de route sur rue, pas du vélo de montagne sur asphalte, pas du vélo hybride sur bitume, mais bien d'un type de vélo spécialement conçu pour la ville. Un vélo urbain.

Position relevée pour l'optimisation du champ de vision sans toutefois compromettre l'efficacité de pédalage. Géométrie et composantes répondants au type de conduite urbaine, comme un étalement de vitesses bien pensé pour les nombreux arrêts et redémarrages, comme une grosseur de pneus suffisante pour bien absorber les cahots de la chaussée sans pour autant créer trop de friction, comme une selle suffisamment confortable sans pour autant ressembler à un sofa...

Peut-être que bien des gens n'aiment pas faire du vélo car ils n'aiment pas leur vélo. Peut-être qu'avec un vélo offrant un meilleur confort et une meilleure stabilité, ces personnes se sentiraient plus en confiance et, avec une meilleure assurance à se déplacer dans les rues, ils se sentiraient plus en sécurité. Et si l'on ajoute la philosophie du "Slow Bike", ces gens changeraient peut-être leur point de vue cycliste face au milieu urbain.

lundi 18 janvier 2010

Garages


Photos : Richard Vantielcke
http://www.ludimaginary.net/blog-photographe/

Pour Illustrer le dernier billet de Suzanne "Le bonheur est dans... le garage"... Un excellent photographe parisien qui sait capturer l'essence visuelle urbaine.

À découvrir!

N'eut été du billet de Suzanne, ces images n'auraient malheureusement pas eu leur place sur notre blogue, car elles représentent tellement l'univers automobile et non pas celui du vélo. Mais il s'agit aussi d'urbanité et j'avoue que j'aime ces environnements blafards et cubiques, où le son s'engouffre dans un abîme de silence saturé de tensions électriques et d'écho de mouvements indéfinis dans le lointain!

mardi 12 janvier 2010

Le voleur de bicyclette

Ce film de Vittorio De Sica sorti en 1948, est emblématique d'une certaine époque d'après guerre.
Bien malgré lui, un chômeur se voit contraint, sous les yeux de son fils, de voler un vélo s'il veut obtenir et garder un travail de poseur d'affiche.
Ce film est de son temps certes, mais il nous rappelle, encore aujourd'hui, à quel point le vélo, pour bon nombre d'urbains et de campagnards de cette planète, est bien plus qu'un moyen de transport. Il est un élément clé de leur subsistance. Et pas uniquement dans les pays du tiers monde ou les pays que l'on dit "émergents", mais aussi dans notre Occident bien connu.
Avoir un moyen de déplacement autonome est pour la plupart un gage de liberté, une forme d'indépendance, voire un devoir civique environnemental.



La simplicité du concept d'un vélo est à l'épreuve du temps, de la technologie et des modes. L'avenir de ce "deux roues" est loin de péricliter.

Le voleur de bicyclette, un film à voir ou à revoir.
Synopsis du film "Le voleur de bicyclette" (Wikipédia)

lundi 4 janvier 2010

Balade de soir "Slow Bike" - mise en place



Ça y est! Le printemps arrive à grands pas!! Ok, c'est encore frisquet, mais la fièvre saisonnière devrait vous faire monter une certaine température qui peut stimuler des élans... vélocipédiques!
Je prend justement la température afin de savoir si un projet de balade de soir "Slow Bike" hebdomadaire vous tenterait.

L'idée serait de se donner rendez-vous tous les vendredis, devant le Théâtre Outremont, 1240 avenue Bernard, (coin avenue Champagneur) à Outremont, à 19h00.

Ce serait l'occasion de se rencontrer, de rouler tranquillement en jasant dans les rues d'Outremont, du Mile-End, du Plateau, ou d'ailleurs, selon l'humeur et les suggestions des gens présents, puis, pourquoi pas, d'aller prendre un verre... Bref, de prendre ça "slow".

Selon l'engouement, une date d'ouverture sera annoncée.
N'hésitez pas à émettre vos commentaires et suggestions!

mardi 8 décembre 2009

Votre opinion...

Pour mieux évaluer le projet, j'aimerais avoir votre opinion à propos du projet ArtBike :

"ArtBike", ce sont des cadres de vélo sur lesquels je vais m'exprimer librement en peinture. Chaque cadre sera une oeuvre unique.

On peut certes accrocher un de ces cadres peints sur un mur ou l’exposer sur un piédestal, mais aussi assembler un vélo complet et aller rouler. Art mobile, art en mouvement, tous les descriptifs sont possibles !

Une première série sera créée à partir du stock de cadres monocoques carbone d'Opus. Cette première série de cadres artistique sera inspirée de la série des "Formes Noires". Il y aura aussi certainement quelques incartades dans d'autres styles, selon l'inspiration du moment. C'est ce qui fait l'unicité de chaque cadre.

La préparation des cadres, ainsi que leur finition sont assurées par un atelier spécialisé dans la peinture de cadre de vélo, afin de faire en sorte que l’œuvre finale soit aux normes de qualités de l’industrie cycliste. Il s’agit vraiment d’art et de technologie.

lundi 30 novembre 2009

L'hiver frappe à la porte

L'hiver frappe à la porte. Les vélos, pour la plupart d'entre nous, sont remisés. Et la longue attente du retour des jours chauds recommence. De quoi se morfondre, s'ankyloser, envier les villes profitant d'un climat plus clément qui permet de rouler toute l'année.
Cette pause forcée est certes frustrante, mais c'est l'occasion de réfléchir sur le fait que le déplacement vélocipédique urbain est bien plus qu'un simple transport. C'est un mouvement dans tous les sens du terme. Et c'est aussi durant cette période que l'on mesure à quel point le vélo nous simplifie la vie, car privé de ses services, les déplacements deviennent bien plus laborieux.
Le froid nous fait baisser la tête et plisser les yeux. On va perdre pour quelque mois un certain niveau de regard sur ce qui nous entoure, cette observation sereine de notre environnement immédiat.

D'un autre point de vue plus pragmatique et plus positif, c'est aussi l'occasion de donner à notre fidèle monture un brin de jeunesse en le nettoyant soigneusement avec un gant en ratine, car c'est un excellent passe-partout, un peu d'eau et de savon doux. Par cette opération, on pourra bien observer notre mécanique sous toutes ses coutures et déceler plus facilement ses besoins imminents, c'est-à-dire les ajustements nécessaires ou les pièces à remplacer.
Et puis, sachant que notre vélo est fin prêt pour le printemps, on aura plus facilement l'occasion de le sortir sitôt la température adéquate revenue.

Station Baïkal
acrylique sur toile - 2007 - 24" x 36" (
61,0 cm x 91,4 cm)
série "Formes noires" www.alec5.com

mercredi 25 novembre 2009

Deux pigeons


Photo : Alec

Deux pigeons
Original du texte paru dans le magazine VéloMag, hiver 2009

— C’est beau ici, non? Tu viens souvent?
— Quand j’en ai marre des petites vieilles du parc et de leur maudit pain blanc pas de croûte.
— Quoi? T’es du genre pain brun multi-grains?
— Si tu veux. En fait, je viens regarder les cyclistes, en bas, sur leur belle piste cyclable.
— Qu’est-ce que tu leur trouves aux cyclistes?
— Ils sont très divertissants, voire édifiants. Je les aime bien parce qu’ils ont l’air complètement perdus.
— Pourquoi tu dis ça?
— Regardes-les. Ils vont de tout bord, tout côtés, même si c’est une piste soi-disant cyclable, même s’ils se sont établi des règles, édifié des codes. Ils ont l’air de rouler chacun pour soi, mais en groupe.
— Ouaip! Tu trouves pas qu’ils nous ressemblent un peu, non?
— Soit pas insultant!
— Dis-moi pas que sur le parvis de l’église, à côté, quand on est toute la gange, on a l’air organisé.
— Notre chaos, mon cher, est parfaitement justifié, on est des pigeons!
— On pourrait dire la même chose d’eux, non?
— Oui, mais eux ne le savent pas.
— Qu’ils sont désorganisés ou qu’ils sont des pigeons?
— Et puis je les aime bien parce qu’ils ne puent pas et qu’ils ne font pas de bruit. J’en ai tellement marre du bruit.
— Va à la campagne!
— T’es fou! Je connais personne.

— T’as déjà fait ça…?
— Sur des cyclistes? Non, c’est chien! Sur des voitures, par contre…
— T’aimes pas les voitures?
— Les cyclistes font plus attention à nous.
— Tu penses qu’ils nous respectent?
— Non, mais eux, au moins, ils ont le temps de nous voir. Et puis regardes-les bien, ils sourient. C’est pas beau ça!
— Il y en a qui affichent un sourire, oui, mais d’autres, ça a plutôt l’air d’une crispation.
— C’est vrai, il y en a qui savent pas bien pédaler et qui force pour rien. Trop petit pignon, madame!
— T’a déjà fait du vélo?
— Je suis un pigeon, patate!
— …
— Quoi?
— J'ai rien dit!

vendredi 20 novembre 2009

Préparation hivernale


En passant en vélo devant cette maison, j'ai pensé tout de suite que le propriétaire avait dû être inspiré par les oeuvres de Christo, cet artiste qui emballe l'impensable, tel le Reichstag à Berlin ou le Pont-Neuf à Paris. J'ai rarement vu une telle préparation hivernale pour des arbres. Ça rappel justement les "wrapped trees".
Je me suis alors posé la question à savoir si Christo avait déjà emballé un vélo. J'ai cherché mais n'ai rien trouvé.

Comment prépare-t-on un vélo pour l'hiver? Oui, oui, il y a plein de façon pour le préparer à affronter les intempéries, les froids glaciaux, le sel et j'en passe. Mais non, je pensais plutôt aux personnes "normales" qui ne sont pas des gladiateurs polaires, des forçats du facteur éoliens, des téméraires de la glace vive, celles qui laissent sagement se reposer leurs fidèles coursiers, celles qui cherche plutôt la meilleure façon d'entreposer leurs bienveillantes et non moins bien vaillantes montures.
C'est vrai, un vélo en hiver, si on ne l'utilise pas, ça prend de la place.

Si on a la chance d'avoir une remise extérieure, c'est déjà cela. Mais un vélo, c'est comme un bon vin, ça n'aime pas plus que cela les écarts de température ni les fluctuations d'humidité. Une remise intérieure, chauffée, c'est l'idéal. D'ailleurs, pour les plus fins finaux, sachez qu'un cadre en aluminium qui se repose à une température tempérée durant une longue période, équivaudrait, semble-t-il, à un traitement thermique tel que pratiqué sur la pluspars des cadres en aluminium, le fameux T6.
Ce traitement se fait en quelques minutes, voire heures, à de relativement hautes températures dans des fours autoclaves. Le fait de laisser reposer l'aluminium longtemps à une température normale ferait le même travail. Vous retrouverez dont votre fidèle vélo ragaillardi le printemps revenu. Légende urbaine? Peut-être, mais j'ai déjà constaté le fait et effectivement mon cadre semblait plus rigide.

Mais la meilleure solution d'entreposage est, selon moi (!) que si vous trouvez votre vélo particulièrement beau, pourquoi ne pas l'intégrer à votre décoration d'intérieure, avec un subtil éclairage qui le mettra en valeur, telle une oeuvre d'art. D'ailleurs, la température de la lampe... OK, ok, on a compris!

P.S : une pensée pour Christo qui vient de perdre, le 18 novembre, sa collaboratrice de toujours, Jeanne-Claude.

Crédit photo :
Wolfgang Volz www.christojeanneclaude.net

jeudi 19 novembre 2009

Le style hollandais magnifié


Wytze's graduation project for Cannondale from Eelke D. on Vimeo.

Magnifique exercice de style par l'étudiant gradué de l'Université de Delft, en Hollande, Wytze van Mansum. À noter : les garde-boue sans tiges, soudé au cadre et à la fourche, ce qui épure encore plus le style. La transmission intégrée et ce pédalier évidé. Vraiment superbe. Bémol pour la direction qui semble légèrement instable. Dièse pour l'ingéniosité du système d'antivol. Par contre, le vélo ne semble pas avoir de frein! Ah, j'oubliais, c'est un concept! Sky is the limit!

vendredi 13 novembre 2009

Dans le jus !




Tellement dans le jus avec la création de la ligne de vélos 2011 (oui, oui, 2011 !) que je n'ai à peine le temps de faire autre chose, et même de penser à autre chose! Et la gamme 2010 qui arrive en décembre (pour certains modèles) en magasins! Sommes-nous encore en 2009 ? J'ai tendance à me tromper lorsque je dois écrire la date quelque part. On vit une époque formidable, ou une époque de fous! C'est selon. Bref, c'est une période de création très intense! Même pas le temps d'écrire sur ce blogue. Une chance que notre vaillante co-auteure, Suzanne, est là !!

Et là dessus il y a le Projet Artbike, avec de nouveaux développements... prometteurs ? Exposition en galerie ? À suivre !!
Sitôt cette période passée, je vais pouvoir me lancer allègrement dans la peinture artistique de cadre de vélo.