lundi 7 juin 2010

Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac!

Me voilà de retour de deux semaines à Paris. Je pensais trouver un accès internet dans l'appartement parisien, mais rien! Voilà la raison pour laquelle je n'ai rien publié depuis ce temps. Bref, voilà pour la petite histoire.
La grande histoire, elle, est à tous les coins de rue dans cette ville magnifique, grouillante, effervescente, voire un peu agressive, et pas seulement par les Parisiens eux-mêmes. Agressive par sa circulation. C'était à croire qu'à chaque feu vert, les automobilistes et conducteurs de scooters se pensaient au départ d'un grand prix de formule 1. Que de vacarme pour pas grand-chose!

Je me suis alors demandé comment le cycliste ordinaire pouvait se sentir au milieu d'une telle jungle sonore et cinétique. Je me voyais mal appliquer le "Slow Bike" dans ce brouhaha! Mais à voir les visages relativement sereins des cyclistes, j'ai vite compris que l'homovélocipédique est capable de s'adapter à son environnement quel qu'il soit.

J'ai constaté alors qu'il existait de nombreuses voies désignées, protégées, sécurisées pour le pourcentage de personnes ayant choisi la bicyclette pour se déplacer dans Paris. Que ce soit de larges sections empruntées sur les trottoirs, ou des voies partagées hors circulation. Bon, ces voies-là, il faut les partager avec les autobus et les taxis... Pas toujours très rassurant.

Mais dans l'ensemble, les grands boulevards sont très praticables. Le problème, il m'a semblé, est bien plus dans les petites rues étroites où l'on se fait frôler par des Fangio et Schumacher de ce monde.

Et que dire du Velib? Omniprésent! Alors là, ça roule! Il n'y a pas de doute. Il faut dire que le système est implanté depuis plus longtemps que le Bixi. Il est devenu une véritable habitude de transport. Et j'ai même testé la chose. En termes de design, je l'ai trouvé très français. À vous de déterminer s'il s'agit là d'un commentaire positif ou négatif! Ha!

L'allure du vélo est en droite ligne avec un certain design français des années 40.
Il m'a fait penser à une 2CV de Citroën. Structurellement, il s'agit d'un vélo relativement conventionnel, affublé de toutes sortes de protecteurs alourdissant ses lignes. Quelles lignes d'ailleurs? Sans chauvinisme aucun, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec notre Bixi dont la conception est partie de zéro, faisant en sorte que chaque pièce est conçue exclusivement pour ce vélo et son utilité. Et une petite voix m'a dit « On ne compare pas des pommes avec des... patates! » Même couleur ce Vélib, d'ailleurs! Bon, vous l'avez compris, question esthétique, je le trouve relativement laid et surtout très passéiste.

Question géométrie, il s'est avéré pas si mal de conduite quoique dangereusement sur-virant en demi-tour. Question mécanique, les trois vitesses fonctionnent bien mais les freins tambours sont tellement faibles que j'ai cru, au premier essai que le vélo avait un problème. Mais les autres n'étaient guère mieux. Et que dire du poids! D'accord, impossible de faire robuste sans faire lourd. Bon, il faut vivre avec cela!

Mais là où il a eu le principal bémol, voire, la majeure dissonance, c'est sur la convivialité de la borne de location. Comme on dit en bon français : C'est loin d'être "User frendly!". Il a fallu s'y reprendre à plusieurs reprises avant de saisir le manque d'ergonomie visuel informatif de la machine. Même un abonné, sollicité sur place, n'a presque pas pu nous porter secours car, dans son cas, il avait simplement acheté une carte magnétique dans un commerce, et donc jamais utilisé ladite borne.
Bref, je me suis vite ennuyé de notre Bixi. « Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac! »

mercredi 19 mai 2010

Pourquoi aller se foutre dans le trafic?


artist: Blu
location: Lambrate Rail Station, Milan, Italy
images by Porpora60


Comme aurait pu dire avec délicatesse Foglia : « Pourquoi aller se foutre dans le trafic? ».
À mon sens, un des gros problèmes de nos comportements en vélo, c'est que l'on pense comme des automobilistes. On établit nos trajets selon ce qu'on a toujours appris, puisque nous vivons sur un continent à la philosophie exclusivement automobile.

Le "Slow Bike" essaie justement de proposer une autre façon de penser, de faire en sorte que le déplacement cycliste ait sa propre philosophie, sa propre démarche. Le "Slow Bike" n'est pas synonyme de lenteur, mais d'approche cycliste. C'est une autre vision des choses. Tout comme le "Slow Food", qui ne veut pas dire de manger lentement, mais de penser à ce que l'on mange et surtout de l'apprécier et d'enrichir sa qualité de vie, le "Slow Bike" repense le vélo en fonction de soit, de la qualité du trajet et du bien-être que ce déplacement doit nous procurer.

Il y a toujours un chemin alternatif plus agréable, moins stressant et, évidemment, plus sécuritaire.
Bien sûr, en ville c'est plus facile. Il y a tellement d'alternatives. À la campagne c'est moins évident, surtout dans nos régions où les petites routes ne sont pas légions. Nous ne sommes pas en Europe où les ramifications routières sont de l'ordre de la toile d'araignée sur l'amphétamine.

Mais, personnellement, j'ai sillonné en moto, durant plusieurs années, la Rive Nord, les Laurentides, la Rive Sud, la Montérégie et même les Cantons de l'Est afin de trouver ma maison de rêve. Et mon jeu était de ne jamais prendre les 112, 116 et autres 117 de la Province. Et c'est possible. Bien sûr, ce n'est pas toujours les chemins les plus directs. Ça rallonge un peu le trajet quelques fois. Mais fait-on du vélo ou du TGV? C'est là aussi que la mentalité automobile trace souvent la mauvaise voie. « Toujours le plus court chemin ». Si on ne veut pas faire de kilomètres en vélo, il ne faut pas faire de vélo, c'est bien plus reposant!

En voiture on détermine son trajet du point A au point B. En vélo on devrait le créer du point A au point Z, car il y a tant de belles lettres à découvrir en chemin!

dimanche 16 mai 2010

Balades du BAC : La virée des ateliers



C'était pourtant mal parti. Journée grise, pluie en après midi, météorologues annonçant encore et encore de la pluie et peut-être même des orages pour la soirée... Il semblait clair que la Balade du BAC de ce vendredi serait annulée. Mais soudainement, vers 19h, le ciel s'est entièrement dégagé et l'appel d'une balade en vélo dans la fraîcheur du soir est devenu si présent que je me suis lancé sur la route. Compte tenu de l'heure avancée, il n'était plus question d'aller rejoindre le point de rendez-vous, mais ayant fait la suggestion d'aller à la "Virée des ateliers", j'ai pensé pouvoir y rencontrer quelques baladeurs du BAC.

Le ciel était magnifique et la ville multicolore dans cette pénombre prénocturne.
Rouler, alors que l'air frais embaumait l'urbanité et que la lumière de l'astre déclinait, était tout simplement extraordinaire, d'autant plus qu'il n'était même pas question, quinze minutes au préalable, que je sorte en vélo ce soir-là. J'avais d'autant plus un sentiment de liberté totale, ce qui me faisait pédaler d'un bon petit rythme constant, sourire aux lèvres. Et même si mon temps était compté, et que je déteste être en retard, le concept du "Slow Bike" a prit alors le dessus, tant ce que je voyais était beau : il a fallu que je m'arrête pour prendre un cliché (et c'est vraiment le cas de le dire) de la ville en lumières.

La "Virée des ateliers" est une excellente initiative basée sur le concept des portes ouvertes. Ainsi, l'édifice Grover de la rue Parthenais, qui regroupe une multitude d'ateliers et de studios d'artistes, s'ouvrait pour quatre jours au public. On y retrouvait : des arts visuels, de la céramique, du design métal, de l'ébénisterie, de la gravure, de l'iconographie, de la joaillerie, de la mode, de la maroquinerie, de la peinture, de la sculpture, du tissage, et du verre. Pfiou! de quoi y passer des heures!

Malheureusement, il ne me restait que très peu de temps. Je suis donc allé voir des amis designers qui se spécialisent dans la confection de présentoirs, d'objets et de meubles en plaques d'acier, K-One. Pour l'occasion, ils avaient installé leur studio en confortable chambre à coucher dont la pièce maîtresse était, évidement, un immense lit de métal et de bois. J'ai trouvé mes deux compères, avachis, se reposant d'une intense journée de portes ouvertes.

Ils m'ont toutefois fait visiter un peu de ce qui restait d'ouvert. J'ai pu entre autre découvrir une artiste, Sylvie Lupien qui, de prime abord, fait des toiles abstraites soigneusement encadrées sous verre. Mais c'est lorsque l'on s'approche de l'image que le réel, brut et simple, se déclare sans artifice car il s'agit non pas de peinture, mais bien de photo. Sous la focale incisive et précise de son appareil, elle capture des images de plaques rouillées, de murs défraîchis et autres détails de surfaces qui nous échappent dans l'ensemble. Elle sait ainsi capté l'abstraction naturelle des choses.

En sortant de cet atelier, moi qui suis devenu complètement réfractaire à la moindre odeur de cigarette, j'ai été happé par une senteur douce et veloutée d'un excellent tabac de pipe. Elle appartenait à nulle autre que Dominique Engel, créateur patenteux s'il en est. Cet homme d'âge respectable, au faciès illustrant un certain vécu, sorte de Plume Latraverse du bricolage artistique, nous apostrophe en remarquant quelques points précis de nos propos. Il nous apporte alors son point de vue sur le traitement de surface d'un métal afin que celui-ci ne puisse plus s'oxyder. À n'en pas douter, Engel a une longue expérience de la question.

Une étrange et passionnante discussion s'entame alors en plein couloir. Le bonhomme s'exprime avec soin et précision tout en jurant sporadiquement et toussant de temps à autre, enfumé selon l'intensité de ses propos. Il nous captive et nous séduit complètement. Il nous raconte qu'il a aussi fait de la télévision. Je me suis alors souvenu l'avoir vu dans une série d'émissions de défi de bricolage à Ztélé : La Patente.

La virée des ateliers étant maintenant fermée pour la soirée, j'ai laissé mes amis rentrer chez eux et j'ai repris mon fidèle vélo pour me diriger, à travers les petites rues tranquilles du Plateau, vers la galerie Articule où se donnait ce soir-là, la finale de l'exposition "Hospitalité 2 : peu à peu, une vue d’ensemble". Il s'agissait d'une performance. Mais je suis arrivée après les faits. Il restait pas mal de monde et j'ai pu parler avec l'une des artistes de la soirée, Claudia Fancello.
Elle paraissait très contente de son expérience. Les initiateurs de la série d'expositions "Hospitalité", Sylvie Lachance et Richard Ducharme étaient eux aussi de la partie.
Soudainement, sous l'égide de Claudia, qui est également danseuse et chorégraphe, Richard Ducharme s'est essayé à une forme de "Brake Dance". Belle performance spontanée! De quoi donner des leçons aux jeunes timides que nous semblions être alors.

La soirée s'est poursuivie et terminée au Billy Kun. Par chance, je dirais, car en sortant de là, nous nous sommes aperçus qu'il avait finalement plu. En fait, il y avait de sévères orages, mais nous n'avons ni entendu ni vu quoi que ce soit.

Mon retour s'est fait dans un calme d'après pluie, et j'ai béni mes garde-boues, qui faisant en sorte que je n'apercevais même pas du degré de détrempage de l'asphalte.

Somme toute, une soirée complètement improvisée. Mais n'est-ce pas là l'essence même des balades du BAC?


photos : Alec
photo de l'Édifice Grover : www.culturemontreal.ca
photo de Dominique Engel : AlienTv.org

mercredi 12 mai 2010

Balades du BAC : Résonances numériques

Montréal regorge d'activités culturelles, certaines très médiatisées, d'autres beaucoup plus "underground". Jusque-là, rien de très différent des grandes métropoles comme Berlin, Londres, New York et tant d'autres. Mais ce qui pourrait différencier Montréal de toutes ces grandes villes foisonnantes d'art et de culture, c'est le numérique.
Montréal est devenu sans conteste la capitale de l'imagerie numérique et du son électronique. "Capitale Mondiale" ont dit certains. Tant mieux!
Avec, entre autres, ses festivals Mutek (musique) et Elektra (audio-visuel), ses entreprises d'animation numérique pour le cinéma ou la télévision, ses créations de logiciels et de jeux vidéo, ses essaims de programmeurs d'applications pour iPod, iPhone et iPad, Montréal s'est placé à l'avant-scène de l'image et du son de synthèse.

À la dernière Balade du BAC (Bicycles, Art et Culture), Sylvie Laplante nous a emmenés à l'Usine C, l'un des hauts lieux de représentation du festival Elektra, onzième édition.
Arrivés dans cette ancienne usine restaurée en centre multi-artistique, dont on a conservé l'emblématique cheminée de briques rouges, nous sommes entrés dans la grande salle principale, sorte d'immense hangar de béton et d'acier plongé dans une relative noirceur cérémoniale, dominée par un non moins gigantesque écran blanc lumineux couvrant l'ensemble du quatrième mur.

Là nous attendait Blake Carrington (non, non, rien à voir avec Dynasty, heureusement!!) au séquenceur et analyseur vidéo-numérique. Dans un grondement synthétique profond, simulant les sonoritées de grandes orgues, une image radiographique et fantomatique d'un plan architectural d'une cathédrale gothique s'est progressivement affichée, structurée, déstructurée, tout en noir sur cet écran blanc envahissant. Le plan cathédrale se faisait balayer, analyser, scanner horizontalement, générant ainsi des sons et des fréquences, suivant le canevas même de son dessin. Plus les structures étaient massives, plus les sons se faisaient amples, graves et forts. Par variation de filtres et d'oscillation, Blake Carrington se servait de l'image évanescente pour générer un thème musical monocorde et pourtant polyphonique, fait d'infra-basses et de sur-aiguës, absolument hypnotisant.

C'est alors que tout le sacré d'une cathédrale, tout le mystique du gothique, tout le "magnificat" du numérique s'est imposé dans toute la salle de l'Usine C et certainement aussi dans les esprits des gens présents. On se serait cru dans une des scènes de 1984, lorsque le visage de Big Brother, démesurément projeté sur grand écran, illumine les nombreux regards éberlués et blafards de l'assistance. C'était véritablement envoûtant, épeurant et magnifique à la fois!

Suite à cette performance, il nous a été proposé plusieurs projections numériques des plus folles et captivantes. Je n'avais jamais vu de traitements numériques aussi avancés et créatifs, bien au-delà de ce qu'Hollywood peut générer en termes d'images de synthèse et d'effets spéciaux. Mais je laisse Sylvie Laflame, dans son article "Balades du BAC : ELEKTRA II" mieux nous expliquer la nature de ses projections et qui sont les artistes qui ont créé ses oeuvres.

Reprenant nos vélos, nous nous sommes laissé pour la soirée sur ses images impressionnantes dans tous les sens du terme.
La fin de soirée était plus que fraîche, mais après cette expérience audio-visuelle, je me suis senti comme un microprocesseur à qui on offre un vent de fraîcheur pour mieux fonctionner.
C'est alors qu'en pédalant sur le chemin du retour, je me suis aperçu que je ne regardais plus les choses de la même façon. Les couleurs, les formes, les sons, tout me semblait pouvoir maintenant s'intégrer numériquement à ce que je venais de voir et de vivre.

En m'engageant sur le pont Jacques Cartier, les ombres portées des milliers de barreaux du garde-fou, ainsi que les massives structures du pont sont devenues autant de séquences rythmiques visuelles et sonores, autant de fréquences et d'harmoniques composant une sorte de "loop" cadencé. On aurait pu filmer cette enfilade métallique à perte de vue tel une partition binaire et y faire correspondre des sons numériques engendrés par les intervalles lumineux que ces barres grises sur fond de nuit transmettaient. La fréquence et la couleur de l'éclairage au tungstène y étaient aussi pour quelque choses. Peut-être était-ce aussi dû à mon état de fatigue ce soir-là, au rythme régulier de pédalage sur ce long trajet de piste cyclable surplombant l'eau, a l'oxygénation et à la résonance de ce que venait de voir et d'entendre, mais cette traversée du fleuve fut littéralement... numérique!

- Photos : Alec
- Image du film 1984 (Nineteen Eighty-Four) film britannique réalisé par Michael Radford en 1984 d'après le roman de George Orwell (1948)
- Image de Inject v.02 de
Herman Kolgen, présenté au Festival Elektra II, image tirée du site de l'artiste.

lundi 10 mai 2010

Balades du BAC : ELEKTRA II

Le BAC se ramasse devant le théâtre Outremont. Pas chaud ce soir… La flemme nous tente. Facile, un chocolat chaud juste de l’autre côté de la rue, s’écraser... On opte pour la Croissanterie sur Fairmont/Hutchison mais c’est plein. On ajuste. Le pot, on va le prendre à l’Usine C et au Festival International Arts Numériques IIe édition – ELEKTRA II. L’événement a lieu du 5 au 9 mai cette année. De toute façon, moi je dis que c’était déjà dans le bac…

L’évènement qui a lieu dans différents lieux à Montréal, propose une sélection de créations contemporaines récentes : performances audiovisuelles, installations interactives, projections vidéo, expérimentations numériques, diverses formes de manipulation, de distorsion, de rendu de laboratoire, d’une trentaine d’artistes locaux et internationaux de la culture numérique. ELEKTRA a remporté cette année, ex-aequo avec le festival MUTEK, le 25e Grand Prix du Conseil des Arts et des arts de Montréal - catégorie arts numériques.

Le 7 au soir, on nous propose 4 performances audio-visuelles en salle :

CATHEDRAL SCAN [US]
Blake Carrington

Sur l’écran géant, que Blake Carrington manipule à son tableau de bord, comme un blue print : les plans superposés de trois cathédrales gothiques. Le son est émis en se frottant à l’image, effet de scanneur qui balaie à rythmes soutenu le plan qui active en temps réel une série de boucles sonores modulaires. Émerge alors une architecture musicale continue qui se dessine au fur et à mesure des variantes et des schémas. Qu’est-ce qui génère quoi, le son ou l’image ?

www.blakecarrington.org
www.perte-de-signal.org

VOX HUMANA [FR],
Raphaël Thibault, Hyun-hwa Cho

Orgue, vidéo, dispositif électronique concocté à même l'église St-Eustache de Paris. Les organismes IRGAM et Le Fresnoy ont uni l’artiste multidisciplinaire Raphaël Thibault et la compositrice Hyun-hwa Cho. Danse contemporaine, animation 3D et partition musicale. Des corps confrontés à des lieux mutants.

www.raphael-thibault.com
www.lefresnoy.net
www.ircam.fr

DONJON [FR-QC-CA]
Jean-Michel Dumas, Cécile Babiole

La matière visuelle : objets 3D minimalistes, d’esthétique des années 80, et de la culture domestique : voiture, moto, tondeuse à gazon, tourne-disque, blender, poulets à frire, guitares.. C’est une confrontation de sons générés par ces éléments visuels qui se déconstruisent et se reconfigurent. Les manipulateurs à vue, ont encaissé des lignes sonores de cordes de guitares et de synthés.

www.babiole.net
www.jmdumas.org

INJECT V.02 [QC-CA]
Herman Kolgen

45 minutes de macération d’un corps immergé. Les effets du liquide, les transformations, les jus biologiques en jeu, on assiste à la mise en pot d’un corps confit.

www.kolgen.net/nuevo

lundi 3 mai 2010

Le vieil hollandais et le jeunot performant


photo : Alec

Le vieil hollandais et le jeunot performant
par Alec Stephani - Texte paru dans le magazine VéloMag
mai 2010

— Oh! Je vois qu’il tiens à toi.
— Comment ça?
— Avec un tel cadenas, il y a peu de chance que tu te fasses voler. Tu a l’air d’un forçat d’Alcatraz avec une chaîne d'ancre de bateau.
— On dit ça, mais je ne suis pas à l’abrit de l’énervé qui s’essaie quand même et qui va tout me grafigner. Toi, au moins, …tu ne paye pas de mine!
— Merci pour le compliment! J’ai l’air d’une réguine ou quoi?
— Non, non, mais t’es plutôt discret dans ton genre.
— C’est vrai qu’avec ton rouge flamboyant, tu es plutôt visible, voire un peu risible.
— Hey! Reste poli.
— Regarde-toi, tu es comme une Ferrari dans une ruelle. Tu ne trouves pas que tu fais un peu tache dans le décor?
— Tache toi-même!
— Ok, ok. Je te niaise. T’es beau quand même! Mais je suis sûr que ton propriétaire doit être plus nerveux à t’utiliser.
— Peut-être, mais il m’a choisi pour mes performances. Il m’utilise tous les jours!
— Moi aussi, tu saura. Et certainement plus facilement que toi.
— Pourquoi tu dis ça?
— Parce qu’il n’a pas besoins de passer dix minutes à réfléchir où il va m’accrocher.
— Mouais! Mais n’empêche que c’est la preuve qu’il prend soin de moi. C’était quand la dernière fois qu’il t’a lavé, graissé et ajusté?
— Ok, ok! Je ne m’en souviens plus. Mais je ne suis pas facilement déréglable.
— Normale, tu n’a pas besoin de « locktight », la rouille fait la job!

mardi 27 avril 2010

Balades du BAC : Suggestions

Pour la seconde "Balade du BAC" (Bicycles, Art et Culture), ça commence mal! Je vais devoir déclarer forfait pour vendredi prochain... Mais je vous suggère de vous rencontrer et de passer une belle soirée de vélo, d'expositions et de spectacles quand même, car je ne suis que l'initiateur de l'idée et non le maître de cérémonie ni même le guide. Il n'y en a pas d'ailleurs! Chacun peut émettre la ou les suggestions pour la soirée.
Mais... j'aimerais bien avoir un compte rendu, par contre, photos à l'appui, afin que cela donne quelque chose de sympathique pour le blogue Urbanista. Vous pouvez écrire par courriel.
L'événement sur Facebook

Voici quelques suggestions pour les prochaines "Balades du BAC"

Expositions :
_______________________________________
Galerie Simon Blais
www.galeriesimonblais.com
5420, Saint-Laurent Blvd. Suite 100, Montréal

Déroute
Dominique goupil
du 31 mars au 1er mai 2010
Photos de l'exposition

Lieux mêmes
Bertrand carrière
du 31 mars au 1er mai 2010
Photos de l'exposition
_______________________________________
Galerie Articule
www.articule.org
262 Fairmount O. Montréal

PME-ART
Hospitalité 2 : peu à peu, une vue d’ensemble
Projet performatif : 23/04/10 – 16/05/10
Performance: 28/04/10, ouverture des portes 19h, performance 20h
Discussion avec les artistes : 02/05/10, 15h
Finissage : 14/05/10, 19h - performance 20h

Pour voir la progression du travail!

Spectacles :
_______________________________________
BÍLÝ KŮŇ
354, avenue du Mont-Royal Est
Vendredi 30 avril 2010 - 18h00

O Patro Vys
356 Mont-Royal Est
Théâtre : Festival du jamais lu
Vendredi 30 avril - 19h30

Concours-rallye-photo, URBANITÉ


photo : Alexis Mercier

« Bonjour Alec,

Je donne un coup de main à un de mes amis, Alexis Mercier, qui présentera sa première exposition photo, URBANITÉ à la Galerie Art-Mûr . Comme c’est une exposition gratuite, qui vaut vraiment la peine, je lui ai promis que j’en glisserais un mot à quelques blogueurs que je croyais potentiellement intéressés par le sujet!

Tout en parlant, on a même eu l’idée de lancer un petit concours-rallye-photo. En fait, la photo qui sert d’en-tête sur
son site web fait partie de son exposition. Elle a été prise à Montréal l’été dernier. On s’est dit que ça serait très drôle si on affichait sur son site cette photo prise par plein de photographes différents.

L’idée est justement venue d’un rallye-photo à vélo qu’on s’est organisé pour le plaisir avec des amis : beaucoup plus facile de parcourir la ville quand on est sur deux roues ;-)

Le concept du concours est donc très simple : vous devez (1) identifier où elle a été prise, (2) vous prendre en photo à cet endroit – on doit le reconnaître – au lieu du vieil homme et (3) nous l’envoyer par courriel. Nous afficherons toutes les photos reçues. Les gagnants seront ceux qui enverront les deux premières photos ainsi que celui qui aura réalisé notre photo coup de cœur. Chacun des gagnants se verra décerner un tirage d’une photo de son choix faisant partie de l’expo d’Alexis!


Vous pouvez aller voir la galerie photo mise en ligne sur son site web : ça donne un bon aperçu du style de photo qu’il fait. Et si, encore mieux, l’idée vous traverse l’esprit de venir voir son exposition au complet, eh bien sachez qu’elle sera présentée du 6 au 22 mai à l’Espace 5 de la
Galerie Art-Mûr.

Au plaisir de vous y voir et/ou de recevoir vos photos!

Bianka Bernier
»

URBANITÉ

du 6 au 22 mai à l’Espace 5 de la Galerie Art-Mûr.
http://alexismercier.com/

Gagants du petit concours photo : (post-publié le 11 mai 2010)


Conception et photo : Catherine Martel et Alexis Jolis Desautels
Aide aux accessoires : Caroline Bell

dimanche 25 avril 2010

Première soirée des "Balades du BAC"



Première soirée des "Balades du BAC" (Bicycles, Art et Culture). Une soirée comme je l'espérais, une soirée de déambulations cyclistes à travers les rues, calmes d'Outremont, du Mile End et du Plateau, à Montréal, à l'écart des grands boulevards, une soirée de "butinages" culturels, de rencontres enrichissantes et de découvertes inattendues.

Arrivé en vélo à 7 heures devant l'entrée du Théâtre Outremont, sur la rue Bernard, à Outremont, ce vendredi dernier, alors que le soleil frisant l'horizon créait une lumière orangée sur la pierre blanche du théâtre, la première suggestion qui a été proposée était d'aller voir ce qui se passait à la Galerie Articule sur la rue Saint-Viateur.

Une exposition? Non, pas tout à fait, même : pas encore! C'était plutôt une préparation d'exposition, une sorte de "Work in progress" où le spectateur était invité à faire partie prenante du processus créatif.

À l'initiative du groupe artistique interdisciplinaire PME-ART, les artistes Caroline Dubois, Claudia Fancello et Jacob Wren, proposent au visiteur de répondre à six questions sur des "Post-it" qui seront apposés sur le mur, formant une longue bande jaune qui, à la verticale illustre la réaction d'un individu, et à l'horizontale, la réaction d'une collectivité. Avec cet ensemble de réponses, le groupe créatif va développer un travail qui sera présenté dans les semaines à venir*.

Pour nous accompagner notre questionnaire, on nous proposait de choisir au préalable, dans de grosses piles de vinyles, une musique qui pouvait nous ressembler. Autant dire que les piles étaient d'un éclectisme à faire frémir, mais nous avons trouvé un album de Miles Davis qui a rapidement coloré l'atmosphère d'une teinte chaude et jaune. Cela nous a projeté dans l'ambiance d'une hypothétique Galerie new-yorkaise.

Alors que nous répondions aux questions, une discussion s'est développée entre nous et les deux créateurs des défunts "20 jours du théâtre à risque", Sylvie Lachance, qui a été aussi directrice artistique du MAI (Montréal, arts interculturels) et Richard Ducharme. Tout deux sont maintenant à la tête du PME-ART. C'est alors qu'ils se sont mis à nous raconter leur riche et complexe parcours et surtout leurs savoureuses anecdotes. Nous étions captivés par leurs aventures et une certaine page de l'histoire du théâtre au Québec.

À la fermeture de la galerie, nous avons laissé Sylvie Lachance et Richard Ducharme en les remerciant pour ce moment hors du temps et nous avons à nouveau enfourché nos vélos pour sillonner les petites rues du Plateau. Les senteurs du printemps, ainsi que la clameur urbaine et festive nous ont accompagnés tout le long du parcours jusqu'au "P'tit Bar", sur Saint-Denis, à la hauteur du Carré St-Louis, où allait se produire Mohammed, un slameur montant qui vient tout juste de sortir un album : L'Ombre d'un doute

Ce fut une véritable révélation. Mohammed, accompagné de Boogat, un génie de la création musicale, opérant une minuscule boîte électronique, un séquenceur, et d'une flûtiste, Caroline, nous a clamé ses mots, tantôt en prose tantôt en rimes. Il faut dire que la profondeur de ses textes est frappante, dans tous les sens du terme, pour un homme d'une trentaine d'années. La maturité de ses idées et de ses propos nous a conquis. La musique de Boogat est aussi d'une justesse rarement entendue dans ce genre, surtout par rapport aux textes.

Nous avons eu le plaisir de discuter avec Mohammed, sur le trottoir, juste avant de reprendre nos vélos et de nous souhaiter que la prochaine balade du BAC soit aussi riche de découvertes et d'émotions.

Faites-nous part de vos suggestions pour les prochaines "Balades du BAC"!

*HOSPITALITÉ 2 : peu à peu, une vue d’ensemble
Projet performatif : 23/04/10 – 16/05/10
Performance: 28/04/10, ouverture des portes 19h, performance 20h
Discussion avec les artistes : 02/05/10, 15h
Finissage : 14/05/10, 19h - performance 20h

Mohammed, homme de parole
à Christian Charette
extrait radio
Radio-Canada, lundi 26 avril 10:46

mercredi 21 avril 2010

Ouverture des "Balades du BAC" (Bicycles, Art et Culture)



Êtes-vous prêts pour des petites balades urbaines et culturelles en vélo?
Vendredi 23 avril 2010, ouverture des balades du "BAC" (Bicycles, Art et Culture).

Balades de soir en vélo, informelles, vagabondes et spontanées, pour les adeptes de "Slow Bike". C'est l'occasion de se rencontrer, de rouler tranquillement en jasant de vélo, d'art et de culture dans les rues d'Outremont, du Mile-End, du Plateau ou d'ailleurs, et d'aller voir des expositions ou des spectacles en cours de route. Le tout peut se conclure par un verre sur une terrasse! Bref, prendre ça "slow".

Parcours et destination selon l'inspiration ou les suggestions du moment.
Vous pouvez également faire des suggestions d'expositions ou de spectacles sur ce billet.

Rendez-vous les vendredis*, devant le Théâtre Outremont,
1240 avenue Bernard,
(coin avenue Champagneur) à Outremont, à 19h00.
Éclairage ou équivalent, et cadenas requis.

*Les rendez-vous seront annoncés de semaine en semaine sur le blogue Urbanista. "Stay tunned!"

L'événement sur Facebook


Carte Google des galeries d'art à Montréal

mercredi 14 avril 2010

Rien que pour les yeux...


Un site de collectionneur à savourer :
www.myoldbicycle.com

Observez les détails de fabrication, d'ingéniosité et de style issu des problèmes de technologie de l'époque, comme cette lampe à gaz installée sur le l'Aiglon 1890, montée sur ressort afin d'absorber les cahots de la route, ainsi que son systèmes de freinage par friction sur le pneu. Ou encore le pédalier de type locomotive du Stepper 1950, le guidon ultra-léger, la selle ergonomique, et le porte bagage à mâchoires du Poretti 1930, et tant d'autre détails...

Le temps. L'époque. Cette façon dont les choses étaient faites. Avec cette sorte de naïveté, de candeur qui permettait de ne pas penser aux coûts de productions mais, en plus de la fonction de l'objet, à sa beauté. Que ce soit sur le plan architectural, du design d'intérieure ou du design d'objet, il y avait un souci du bien fait, dans la mesure des moyens techniques de l'époque, bien sûr.