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dimanche 20 mars 2011
lundi 14 mars 2011
Attendre le printemps
Le plus dur est de patienter jusqu'à ce que le temps soit plus clément, les voies cyclables plus praticables et surtout les ponts ouverts à la circulation cycliste.Ce besoin de prendre l'air...
Bien sûr on peut prendre des marches, faire toutes sortes d'activités hivernales. Mais enfourcher son fidèle vélo et se libérer de la circulation automobile... Quel soulagement! C'est incomparable!
Vivre le "dehors"! On pense évidemment à la nature, aux grands espaces naturels. Mais la ville est aussi un "dehors" à découvrir, à apprivoiser. Certes, durant l'hiver, ce "dehors" n'est pas très invitant. Il est difficile de se déplacer. Aller à pieds et se geler, aller en voiture et se congestionner, aller en autobus et se faire suer... L'hiver en ville, c'est pas la joie!
Mais sitôt que le printemps arrive, cette émergence d'hibernation fait exploser les sensations et les sentiments. C'est alors que de se déplacer en vélo procure une allégresse revigorantes et stimulante. Il faut le reconnaître, pour le cycliste urbain, c'est une drogue à laquelle on ne peut se désintoxiquer d'année en année et le sevrage hivernal est une torture inutile. On s'en passerait volontiers!
Printemps, été automne, c'est rouler partout! Libre du temps et de l'espace!
On est peut-être aussi exciter voire anxieux du fait qu'on a l'impression que ces temps cléments ne sont que de courte durée et que si on ne manque ne serait-ce qu'une journée en vélo, à la chaleur, on aura perdu notre été! C'est la panique! Il faut sortir! Alors on part fort, on roule à fond pour ne rien perdre de cette cure de jouvence qu'est la chaleur revenue. Mais justement, c'est l'occasion de prendre ça cool et de se délester du stress de l'hiver.
Respirons. Pédalons tranquillement. Ralentissons le temps afin qu'il dur plus longtemps! Slow Bike!!
lundi 7 février 2011
Entretien
œuvre de Robert Doisneau, photographe, pour le film de Jacques Tati
Bon, c'est l'hiver pour de vrai! Pas moyen de l'ignorer, ni de s'en sauver, à moins de prendre l'avion et de filer d'ici.
C'est l'occasion de faire un petit "check-up" de sa monture pour qu'elle soit prête sitôt les temps doux revenus. Évidemment, bien des blogues et des sites traitent de la question et il est facile de trouver de l'information sur le sujet. Alors je ne partirais pas dans les "meilleurs" conseils d'entretien, car chacun a sa méthode, sa philosophie. Tant que ça marche...
Mais si vous voulez vraiment le savoir, il y a deux façons de s'y prendre : Ne pas se casser la tête et apporter son vélo chez son mécano préféré pour faire l'inspection est les ajustements nécessaires ou trouver ladite information technique et mettre la main à la pâte, c'est-à-dire le faire soit même. De là à penser qu'il y a deux types de cyclistes urbains : ceux qui ne veulent pas se salir les mains et les autres. Oui, c'est facile à dire et un peu réducteur, mais c'est un peu vrai.
Dans le groupe des "autres", il y a ceux qui font leur possible pour éviter de soi-disant perdre du temps au magasin, et économiser de l'argent. Ce n'est pas toujours la meilleure solution, surtout si on s'improvise grand connaisseur de la mise au point. Bien sûr, il est toujours bien d'apprendre "sur le tas", mais cela implique des essais et surtout des erreurs... Mais bon, on peut toujours essayer et avec le temps devenir le meilleur mécano pour son propre vélo. Cela aura l'avantage que si une fois en route il y a un pépin, et si vous avez acquis une certaine expérience, vous ne vous retrouverez pas coincé par un bris mineur en plein parcours.
Il y a ceux aussi qui en mangent de la mécanique et qui aiment comprendre en démontant tout ce qui leur passe entre les mains. Ils ont déjà un sens et une expérience de la question. Ils sont du genre à mettre en pièces leur vélo et restaurer chaque pièce avec amour et soins. Je peux les comprendre, j'étais comme ça avec ma moto. Le jour où j'ai compris que je ne comprenais rien, je me suis attelé à ouvrir les manuels techniques (pas celui de l'utilisateur, non, non, plus sérieux que ça!) et j'ai entrepris de mettre en pièces ma moto durant l'hiver (pas mal plus de pièces qu'un vélo!!) pour entièrement l'assembler et apprendre à la vitesse grand V les rudiments de la mécanique et de l'électrique. D'ailleurs le jour où j'ai tourné la clé de contact, appuyer sur le "starter" et que le moteur à gronder de bonheur de revivre, vous auriez pu voir le gars le plus fier sur la planète.
Mais il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin.
Le seul conseil d'entretien hivernal que je pourrais vous donner c'est de prendre soin de votre vélo le reste de l'année. En effet, je vois trop souvent des vélos qui se sont fait manger par des mâchoires de porte-vélo de voiture, des vélos qui sont tellement sale que leur huile et leur graisse forment une boue solide et collante qui ne lubrifie plus rien, des chaînes qui ont l'aire d'être fait en bois tellement elle sont ocre et brune de rouille. D'ailleurs un bruit sur un vélo, que ce soit un grincement un un cliquetis inhabituel est un rappel qu'il faut faire un petit quelque chose qui améliorera le plaisir de rouler, et par le fait même, la vie de votre vélo.
Ça ne prend pas des heures et des heures d'entretien, simplement du respect et de l'attention. Votre vélo le vous rendra bien. En fait il vous donnera ce que vous lui donner.
La mécanique c'est comme ça : impartiale!
lundi 31 janvier 2011
Balades sonores sur deux roues

Rouler dans Manhattan, en groupe et en musique...
Les balades Joyride se terminent toujours par un pique-nique. (Source)
Liz Sherman, directrice de théâtre à New York, rêvait de projets théâtraux différents, de performance urbaine, impliquant le vélo. Elle rêvait de pouvoir monter un spectacle expérimental où des acteurs à vélo préformeraient sur une bande musicale. Mais il n'est pas simple de monter des projets inusités dans un contexte public sans que cela engendre quelques problèmes. Peut-être trop de problèmes pour que cela puisse se réaliser.
Alors Liz est revenue à la base de son concept : Rouler en musique.
Sur une bande sonore spécialement composée pour ces événements par une pointure de bande sonore de film, Duncan Bridgeman, et totalement inspirée du parcours préétabli, Liz Sherman a proposé aux personnes qui le désiraient de télécharger en MP3 sur leur baladeur ladite bande sonore et de se donner rendez-vous à un point précis et une heure précise dans le coeur de New York, pour une balade cyclo-musicale. Cela s'appelle JoyRide.
Ce concept rejoint très bien celui des Balades du BAC (Bicycles, art et culture) que nous avions tenté d'initier l'an passé. Il s'agissait là moins de grandes balades à vélo que de déplacements vélocipédiques pour rejoindre quelques points d'expositions ou de spectacles. Le vélo devenait alors prétexte à la découverte et à la rencontre, autant de gens que d'événements, car chaque "sortie" se créait sur place, s'improvisait selon l'humeur et les suggestions du moment. Les quelques Balades du BAC qu'il y a eu ont donné leur lot de découvertes surprenantes.
(à lire, les comptes-rendus des Balades du BAC )
Faire rouler un groupe en vélo, baladeur dans les oreilles ne serait pas possible à Montréal, une loi interdit de circuler avec un casque de baladeur. Mais l'idée est tout de même séduisante de pouvoir découvrir un quartier accompagné d'une bande sonore composée spécialement en fonction des lieux... Une trame sonore de film, quoi! Cela doit être une expérience sensationnelle! (c'est le cas de le dire!)
À Montréal, un organisme, Audiotopie, qui propose des balades à pieds où l'on peut écouter et découvrir les récits historiques de tel ou tel quartier de Montréal, a trouvé la parade légale pour le vélo à Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal : Réalisé par un collectif d'artistes, on nous propose des ballades en tandem conduit par les artistes eux-mêmes, Audiotandem. Ainsi seul le passager à une casque sur les oreilles!Joyride, une balade de 11 km dans les rues de New York. L’événement s’est déroulé à trois reprises l’été dernier, soit les trois samedis d’août du festival Summer Streets, pendant lequel des rues sont fermées à la circulation.
Joyride : www.joyrideo.com
Article du New York Times : www.nytimes.com/2010/08/20/theater/20ride.html
Audiotandem : www.audiotopie.org/audiotrace
jeudi 27 janvier 2011
Remonte-pente pour...Vélos..

En 1993, en Norvège, à Trondheim, sur la côte ouest du pays, on a trouvé une solution géniale pour accommoder les cyclistes intimidés par les rues en pentes : Un remonte-pente "pousse-pieds".
Le système s'intègre parfaitement bien dans le paysage. Il fonctionne à 7 km/h.
Alors, monsieur Labeaume? Voilà un beau projet pour la ville de Québec, cité des pentes abruptes et des côtes franches. Et ne nous dites pas que l'hiver peut être un problème pour ce système : Il a été inventé en Norvège, et en Norvège, il y a aussi un hiver de qualité supérieur!
Le remonte-pente est en service de 7h à 22h tous les jours et fonctionne même l’hiver grâce à un système de câbles chauffants.
Merci à Robert Dupuy de nous avoir envoyé ces images.
Vidéo du système en fonctionnement
Site du système





vendredi 14 janvier 2011
Lucien Jonas

Petit Breton, Lucien Jonas en 1905
Musée de la Piscine à Roubaix.
Un petit clin d'oeil pour souligner les médailles récemment obtenues par notre chef de produits route et urbain chez Opus, Stéphane Le Beau, triple champion du monde sur piste.
Lucien Jonas (1880-1947) était avant tout un remarquable dessinateur, mais aussi un peintre portraitiste et un décorateur mural.
Il fût nommé peintre officiel de la marine française. Ces peintures et illustrations des temps de guerre ont fait école et sont exposées en permanence au musée Carnavalet à Paris.
autre peinture : Gabrielle, la cafut, Musée d'Anzin
Musée de la Piscine à Roubaix.
Un petit clin d'oeil pour souligner les médailles récemment obtenues par notre chef de produits route et urbain chez Opus, Stéphane Le Beau, triple champion du monde sur piste.Lucien Jonas (1880-1947) était avant tout un remarquable dessinateur, mais aussi un peintre portraitiste et un décorateur mural.
Il fût nommé peintre officiel de la marine française. Ces peintures et illustrations des temps de guerre ont fait école et sont exposées en permanence au musée Carnavalet à Paris.
autre peinture : Gabrielle, la cafut, Musée d'Anzin
jeudi 13 janvier 2011
Artiste Coréen inconnu...

Artiste Coréen inconnu... Mais comme quoi le vélo et son mouvement cinétique peuvent se traduire en une sorte de calligraphie rythmique intéressante.
mercredi 12 janvier 2011
Faux finis
Vous avez peur de vous faire voler votre précieuse monture? Rendez-la moins attrayante en y ajoutant de fausses taches de rouille. C'est l'idée géniale d'un designer anglais, un générateur de bons concepts, Dominic Wilcox.0
mercredi 22 décembre 2010
Alain Delorme - Totems
À découvrir : Le travail photographique d'Alain Delorme.La série "Totems" (photomontages) explore le quotidien quelquefois frôlant l'absurde du vélo urbain sous sa forme la plus pragmatique.
Ce n'est pas sans rappeler le travail de Littmann Kulturprojekte au Musée Tinguely, en Suisse.
Ce n'est pas sans rappeler le travail de Littmann Kulturprojekte au Musée Tinguely, en Suisse.
lundi 20 décembre 2010
Cycles d’art
Une bonne idée cadeau pour ce temps des fêtes : le vélo par les artistes contemporains."Édition de Blandine Chavanne, Jean Durry, Bruno Gaudichon. Dès son origine, la bicyclette est adoptée par les artistes comme un sujet possible. Ainsi, ce symbole de liberté et de modernité se retrouve dans les œuvres des grands courants de l'histoire..."
Cycles d’art
Édition Anthèse
Auteur Collectif
ISBN 2-904420-83-5
112 pages
illustrations en noir et en couleur
24 x 24 cm
Année 1996
jeudi 2 décembre 2010
Design mimétique

Audi, Volvo, Mitsubishi, Volkswagen

BMW, Lincoln

Hyundai, Mercedes
Faire du vélo en ville, ce n'est pas que regarder sa belle monture, ou se regarder pédaler fièrement, c'est aussi observer ce qui nous entoure. D'autant plus si on n'a pas le nez dans son guidon dans le but de sauver du temps. Voir et observer son environnement, et surtout remarquer des détails
qui font réfléchir.
Dans cet ordre d'idée, et au risque de choquer certains lecteurs de ce blogue vélocipédique, parlons un peu de design de "chars"!
C'est à se demander s'il s'agit du même bureau d'étude de design, ou des mêmes focus groupes, ou des mêmes logiciels... Comment se fait-il qu'un design puisse être littéralement reproduit sans que cela ne dérange personne? Bon, les Allemands, Suédois, etc. ont une certaine approche du design, c'est indéniable, et particulièrement dans le domaine automobile. Ils ont une signature distinctive et quelque peu commune. Quelques bureaux, effectivement, se recoupent, c'est historique (Audi, Volkswagen, Porshe). Les Américains sont souvent à la remorque des tendances, réagissent lentement et combines leurs modèles et leurs marques à outrances (GM-Chevrolet, Ford/Lincoln). Les Japonais, pour leur part, ont une certaine fascination des designs Allemands et font des bons accords commerciaux avec les Américains pour le développement de certains modèle. Mondialisation...
Et maintenant les Chinois qui reproduisent à l'identique sans scrupules.
Mais de là à faire du copié/collé... Oui, les consommateurs aiment inconsciemment pouvoir reconnaître ce qu'ils ont déjà vu, être en terrain connu, pour pouvoir plus facilement juger. Mais certains designs novateurs n'ont-il pas été à la base de grandes popularités? Fiat 500, VW Coccinelle, Citroën 2 CV et DS, Mini Austin, et autres réussites stylistiques de ce monde n'ont-elles pas marqué l'histoire et l'imaginaire collectif, voire affectif? Alors osons, diantre!
Ce n'est peut-être pas pour rien que ce mouvement néoclassique prend tant d'essor. À court d'idées, on puise dans le passé? Peut-être. Mais c'est aussi pour se rappeler combien ces designs étaient novateurs et justes. Il arrive quelques fois, surtout si l'on s'est égaré, qu'il faille retrouver de bonnes bases pour mieux repartir.
Viva el neoclassico!

Dans l'univers historique du vélo, les modèles n'ont évidemment pas autant marqué les mémoires. On pourrait tout de même cité les vélos à selle "bananes" de nos enfances ou les indestructibles et intemporels vélos hollandais, mais on ne pourrait citer aucun modèle précisément, ni aucune marque en particulier. Dites CCM ou BMW... Tout le monde identifiera le second sans hésiter. Bien sûr, ni le marketing, ni la médiatisation des modèles de vélos ne peuvent rivaliser avec l'industrie automobile. Pourtant il y a bien plus de vélos dans l'histoire que de voitures. Peut-être que, justement, sa surmultiplication a rendu le vélo plus banal. On pourrait même dire, si on voulait, plus normal. en 2000 il y a eu 104 millions de vélos fabriqués contre 40 millions d'automobiles. Et l'écart se creuse d'année en année.
Il faut avouer qu'une carrosserie offre bien plus de possibilités stylistiques qu'un cadre de vélo. Il faut aussi avouer que le développement technologique du vélo évolue lentement, contrairement à l'automobile qui ne cesse d'innover et de publiciser ses découvertes. La voiture contient beaucoup plus d'éléments sujets à améliorations technologiques.
Oui, mais les choses les plus simples ne sont-elles pas généralement plus durables?

BMW, Lincoln

Hyundai, Mercedes
Faire du vélo en ville, ce n'est pas que regarder sa belle monture, ou se regarder pédaler fièrement, c'est aussi observer ce qui nous entoure. D'autant plus si on n'a pas le nez dans son guidon dans le but de sauver du temps. Voir et observer son environnement, et surtout remarquer des détails
qui font réfléchir.
Dans cet ordre d'idée, et au risque de choquer certains lecteurs de ce blogue vélocipédique, parlons un peu de design de "chars"!
C'est à se demander s'il s'agit du même bureau d'étude de design, ou des mêmes focus groupes, ou des mêmes logiciels... Comment se fait-il qu'un design puisse être littéralement reproduit sans que cela ne dérange personne? Bon, les Allemands, Suédois, etc. ont une certaine approche du design, c'est indéniable, et particulièrement dans le domaine automobile. Ils ont une signature distinctive et quelque peu commune. Quelques bureaux, effectivement, se recoupent, c'est historique (Audi, Volkswagen, Porshe). Les Américains sont souvent à la remorque des tendances, réagissent lentement et combines leurs modèles et leurs marques à outrances (GM-Chevrolet, Ford/Lincoln). Les Japonais, pour leur part, ont une certaine fascination des designs Allemands et font des bons accords commerciaux avec les Américains pour le développement de certains modèle. Mondialisation...Et maintenant les Chinois qui reproduisent à l'identique sans scrupules.
Mais de là à faire du copié/collé... Oui, les consommateurs aiment inconsciemment pouvoir reconnaître ce qu'ils ont déjà vu, être en terrain connu, pour pouvoir plus facilement juger. Mais certains designs novateurs n'ont-il pas été à la base de grandes popularités? Fiat 500, VW Coccinelle, Citroën 2 CV et DS, Mini Austin, et autres réussites stylistiques de ce monde n'ont-elles pas marqué l'histoire et l'imaginaire collectif, voire affectif? Alors osons, diantre!
Ce n'est peut-être pas pour rien que ce mouvement néoclassique prend tant d'essor. À court d'idées, on puise dans le passé? Peut-être. Mais c'est aussi pour se rappeler combien ces designs étaient novateurs et justes. Il arrive quelques fois, surtout si l'on s'est égaré, qu'il faille retrouver de bonnes bases pour mieux repartir.
Viva el neoclassico!

Dans l'univers historique du vélo, les modèles n'ont évidemment pas autant marqué les mémoires. On pourrait tout de même cité les vélos à selle "bananes" de nos enfances ou les indestructibles et intemporels vélos hollandais, mais on ne pourrait citer aucun modèle précisément, ni aucune marque en particulier. Dites CCM ou BMW... Tout le monde identifiera le second sans hésiter. Bien sûr, ni le marketing, ni la médiatisation des modèles de vélos ne peuvent rivaliser avec l'industrie automobile. Pourtant il y a bien plus de vélos dans l'histoire que de voitures. Peut-être que, justement, sa surmultiplication a rendu le vélo plus banal. On pourrait même dire, si on voulait, plus normal. en 2000 il y a eu 104 millions de vélos fabriqués contre 40 millions d'automobiles. Et l'écart se creuse d'année en année.Il faut avouer qu'une carrosserie offre bien plus de possibilités stylistiques qu'un cadre de vélo. Il faut aussi avouer que le développement technologique du vélo évolue lentement, contrairement à l'automobile qui ne cesse d'innover et de publiciser ses découvertes. La voiture contient beaucoup plus d'éléments sujets à améliorations technologiques.
Oui, mais les choses les plus simples ne sont-elles pas généralement plus durables?
lundi 29 novembre 2010
Dans le fond du garage

photo : Alec
Dans le fond du garage
Alec Stephani - Texte paru dans le magazine VéloMag, hiver 2010-2011
— T’es là depuis longtemps? Dit un vélo de ville oublié au fond d’un garage.
— Tu dormais ou quoi? On m’a foutu là comme un vieux rebut dès la première neige.
— Compte-toi chanceux. Moi, il m’a fait rouiller dehors pendant des années avant qu’il trouve ce garage.
— Ça fait combien d’années que tu croupis là? Il ne t’utilise plus?
— Non. Parce qu'il ne me voit plus. Quand j’étais jeune, il me montait dans son appartement, à l’abri des intempéries. J’étais beau et séduisant. Il prenait soin de moi. Il me lavait. Il me huilait. Il me respectait. Mais l’année où elle est entrée dans sa vie, il m’a fait passer l’hiver sur le balcon. Et au printemps, je grinçais de tout bord tout côté.
— Il ne t’a pas huilé?
— Non, monsieur. On est passé de l’huile fine à la grosse graisse. Mais tu sais quand ça commence, on a beau graisser, le mal est fait. Alors plus je « chantais » moins il me prenait. Et un jour, un jeunot comme toi a pris ma place.
— Un jeunot?
— Tu n’es pas le premier vélo urbain « performance » qu’il a eu. Ok, je peux comprendre que de rouler avec moi, même en forme, ça ne vaut pas un système indexé.
— Ne perd pas espoir! Tu sais, j’en vois de plus en plus qui se font rafistoler, ou même carrément restaurer. C’est à la mode.
— Quoi, tu penses que je pourrais être encore à la mode?
— Hum… avec quelques livres de moins…!
Dans le fond du garage
Alec Stephani - Texte paru dans le magazine VéloMag, hiver 2010-2011
— T’es là depuis longtemps? Dit un vélo de ville oublié au fond d’un garage.
— Tu dormais ou quoi? On m’a foutu là comme un vieux rebut dès la première neige.
— Compte-toi chanceux. Moi, il m’a fait rouiller dehors pendant des années avant qu’il trouve ce garage.
— Ça fait combien d’années que tu croupis là? Il ne t’utilise plus?
— Non. Parce qu'il ne me voit plus. Quand j’étais jeune, il me montait dans son appartement, à l’abri des intempéries. J’étais beau et séduisant. Il prenait soin de moi. Il me lavait. Il me huilait. Il me respectait. Mais l’année où elle est entrée dans sa vie, il m’a fait passer l’hiver sur le balcon. Et au printemps, je grinçais de tout bord tout côté.
— Il ne t’a pas huilé?
— Non, monsieur. On est passé de l’huile fine à la grosse graisse. Mais tu sais quand ça commence, on a beau graisser, le mal est fait. Alors plus je « chantais » moins il me prenait. Et un jour, un jeunot comme toi a pris ma place.
— Un jeunot?
— Tu n’es pas le premier vélo urbain « performance » qu’il a eu. Ok, je peux comprendre que de rouler avec moi, même en forme, ça ne vaut pas un système indexé.
— Ne perd pas espoir! Tu sais, j’en vois de plus en plus qui se font rafistoler, ou même carrément restaurer. C’est à la mode.
— Quoi, tu penses que je pourrais être encore à la mode?
— Hum… avec quelques livres de moins…!
lundi 8 novembre 2010
Abeille Gélinas - la vraie Bee Bike Girl!
Abeille Gélinas a parcouru la passerelle avec le Nuovella lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », mercredi 4 août 2010. Elle est tombée littéralement en amour avec ce vélo et nous lui avons proposé de devenir porte-parole de la marque. Elle a accepté avec bonheur.Q : Abeille, après avoir rouler ta bosse au Québec et aux États-unis, comme actrice, animatrice et DJ (DJ Bee), qui es-tu aujourd'hui?
R : Je suis une femme qui n'a certainement pas fini de déployer ses ailes, j'ai l'impression que mes passions s'intensifient de plus en plus.. Je suis une artiste qui a le bonheur facile, qui regarde la vie avec des grands yeux d'enfants... Je suis très heureuse de pouvoir vivre d'une de mes grandes passions en ce moment, la musique. Je suis DJ/créatrice d'ambiance et c'est une vie que je me suis créée en fonçant à 100 %.
Q : À Los Angeles, on imagine facilement que le vélo "Beach Cruiser" est roi. As-tu succombé à l'envie de parcourir les longues plages de Venice en vélo?
R : Of course! Une de mes copines qui habitait Venice en avait un et elle me le prêtait souvent lorsque j'avais besoin de m'évader et de prendre le large... Rouler en vélo me ramène à ma jeunesse et me donne un sourire instantané.
Q : Te souviens-tu de ton premier vélo?R : Venant d'une famille pas mal "Hippie", mes parents faisaient du recyclage de jouets entre les soeurs, j'ai donc hérité d'un beau vélo rouge qui avait déjà pas mal vécu!
Q : Lors du défilé « Highlight sur la semaine de mode de Montréal », qu'est-ce qui t'a fait craquer pour ce vélo?
R : Son look rétro et sa couleur qui le rend si unique et son protège-jupes à l'ancienne qui lui donne un air si chic! Je m'imaginais déjà faire mes emplettes dans mon quartier avec! (Outremont/Mile End)
Q : Maintenant que tu roule sur le Nuovella, comment le décrirais-tu?
R : Il ne faut pas s'en cacher, il est assez "tape-à-l'oeil". Disons qu'on ne roule pas inaperçu avec ce vélo ;) Cela dit, ce n'est pas qu'un "joujou"' car il est très solide, stable et j'adore que ma posture de corps soit droite quand je le conduis. J'aime m'amuser à passer d'une vitesse à l'autre (dépendant de combien de Cupcakes j'ai mangé la veille)...
Q : Le vélo fait-il partie de ta vie?
R : Absolument car c'est mon moyen de transport numéro 1! J'habite dans un quartier assez central, donc n'ayant pas de voiture, la plupart du temps, je roule ou je marche! J'ai personnalisé mon vélo en y ajoutant un petit panier en osier à l'avant pour mes emplettes ainsi qu'un crochet sur le côté pour y mettre ma mallette avec mon ordi.
Q : Crois-tu que le vélo urbain peut changer la façon de vivre la ville?
R : Oui, vraiment. Se déplacer en vélo permet d'avoir un rapport beaucoup plus intime avec sa ville et d'y découvrir des chemins que l'on ne prendrait pas autrement. J'espère que la ville s'adaptera de plus a plus à ce mode de vie en y construisant plus de routes pour la circulation des cyclistes et des stationnements plus nombreux et plus sécuritaires.
photo Abeille Gélinas : Magazine 7 jours
photo Nuovella : Opus
lundi 4 octobre 2010
Petit traité de vélosophie
Didier Tronchet Petit traité de vélosophiePlon, 2000 (ISBN 2259193145)
Avec cet ouvrage édité en 2000, Didier Tronchet se place en précurseur du mouvement Slow Bike. Bien sûr, le ton de son pamphlet est ouvertement et comiquement de mauvaise foi, mais il fait tout de même réfléchir sur la présence du vélo et de la voiture en milieu urbain.
D'ailleurs même le terme de "milieu urbain" est significatif, car ne voit-on pas de plus en plus de centres-villes devenir de beaux espaces libres, inspirant et respirant pour piétons délestés du stress du volant.
À lire en contexte de l'époque.
« Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde...»
Inspiré du mouvement Slow Food, le Slow Bike est à l'état embryonnaire. Juste l'idée d'un tel mouvement fait réfléchir sur notre mode vie. Au Danemark, l'efficacité passe avant la performance, contrairement au reste de l'occident. On est si performant qu'on fini par s'oublier.
« Quand je vois un cycliste avec son casque, des gants, des vêtements aérodynamiques, je me dis toujours qu'il est habillé pour faire une connerie dangereuse. L'adepte du Slow Bike ne se change pas pour se déplacer en vélo, en allant travailler ou faire ses courses. Il circule à une vitesse qui permet de mesurer chaque coup de pédale tout en ayant assez de marge de manoeuvre pour éviter las danger. Circuler lentement permet de rester en contact avec son environnement. Pensez à tous ces petits détails de la vie urbaine que vous pouvez manquer en allant trop vite, allant jusqu'à oublier d'acheter la pinte de lait prévue avant de partir.
Les gens sont beaux, arrêtez de les dépasser, vous risquer de rater une occasion au feu rouge.»
Avec cet ouvrage édité en 2000, Didier Tronchet se place en précurseur du mouvement Slow Bike. Bien sûr, le ton de son pamphlet est ouvertement et comiquement de mauvaise foi, mais il fait tout de même réfléchir sur la présence du vélo et de la voiture en milieu urbain.
D'ailleurs même le terme de "milieu urbain" est significatif, car ne voit-on pas de plus en plus de centres-villes devenir de beaux espaces libres, inspirant et respirant pour piétons délestés du stress du volant.
À lire en contexte de l'époque.
« Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde...»
Inspiré du mouvement Slow Food, le Slow Bike est à l'état embryonnaire. Juste l'idée d'un tel mouvement fait réfléchir sur notre mode vie. Au Danemark, l'efficacité passe avant la performance, contrairement au reste de l'occident. On est si performant qu'on fini par s'oublier.
« Quand je vois un cycliste avec son casque, des gants, des vêtements aérodynamiques, je me dis toujours qu'il est habillé pour faire une connerie dangereuse. L'adepte du Slow Bike ne se change pas pour se déplacer en vélo, en allant travailler ou faire ses courses. Il circule à une vitesse qui permet de mesurer chaque coup de pédale tout en ayant assez de marge de manoeuvre pour éviter las danger. Circuler lentement permet de rester en contact avec son environnement. Pensez à tous ces petits détails de la vie urbaine que vous pouvez manquer en allant trop vite, allant jusqu'à oublier d'acheter la pinte de lait prévue avant de partir.
Les gens sont beaux, arrêtez de les dépasser, vous risquer de rater une occasion au feu rouge.»
dimanche 26 septembre 2010
Trop beau pour être volé!
On nous fait remarquer que nos vélos sont beaux. Cela nous fait évidemment très plaisir. Mais on nous dit aussi « trop beau pour être laissé dans la rue! ». À cela je propose l'argument suivant : Achèteriez-vous la voiture la plus laide afin d'éviter de vous la faire voler? Bien sûr que non. Et pourtant les réseaux de vols de voitures sont très bien organisés, certainement mieux que les voleurs de vélos. Après maintes considérations pratiques et financières, vous allez de toute façon opter pour un véhicule qui vous plaît du point de vue esthétique. Et tant mieux, car vous serez plus enclin à y faire attention et à bien l'entretenir! Difficile de mettre le même souci d'entretien sur un vieux bazou défraîchit.Laisseriez-vous votre voiture ouverte en tout temps? Bien sûr que non, également. Vous allez même vous assurer, dans certains cas, d'un système antivol.
À noter que pour la plupart des vols de vélos, leur propriétaires avouent avoir laisser leur monture non cadenassée durant quelques minutes devant un magasin...
Alors, quel pourcentage de la valeur du vélo consacrez-vous à sa protection? Se procurer le cadenas le moins cher est évidemment un non sens si vous tenez à votre monture.
Dans mon cas, j'avais dans une autre vie une moto et j'ai conservé son cadenas à chaîne, faite de robustes maillons. Oui c'est un peu extrémiste, mais c'est à la suite d'un séjour à New York, où j'ai pu constater que la plupart des cyclistes urbains utilisaient ce genre de chaîne, que je me suis dit « Pourquoi pas? C'est on ne peut plus dissuasif! ». Il faut dire que depuis lors, j'ai l'esprit entièrement tranquille chaque fois que je laisse mon fidèle coursier dans la rue.
Mais vous pouvez vous procurer des cadenas bien plus légers et plus faciles de transport. Le célèbre cadenas en U reste la référence, bien que le choix du diamètre de barre d'arceau soit un critère majeur.
De plus, les marques réputées offrent des assurances supplémentaires en cas de vols, car ces marques ont une très grande confiance en leurs produits.
Donc, plus de raison de ne pas vous faire plaisir avec le vélo qui vous convient.
mercredi 22 septembre 2010
Cyclisk - L'obélisque du vélo

Mark D. Grieve & Ilana Spector, "Cyclisk"
Pièces de vélo recyclé, acier et béton
À la demande de la ville de Santa Rosa en Californie (USA), les artistes Mark Grieve et Ilana Spector ont créé une oeuvre pour le moins remarquée et remarquable : un obélisque de trente mètres de haut fait de vélos recyclés et de béton. Cela n'est pas sans rappeler les oeuvres du sculpteur français César, dont on doit, entre autre, le prix du même nom, de l'académie française du cinéma.
"Lorsque nous avons examiné les lieux, il semblait que quelque chose de grand était nécessaire sur ce petit bout de terre à la forme étrange, à Santa Rosa. Cela m'a fait penser à un Circus Maximus de la Rome antique . Nous voulons ajouter à Santa Rosa un repère visuel à la fin de l'avenue qui aurait assez de présence pour concurrencer visuellement le milieu environnant. "
- Mark Grieve
"La collecte de pièces inutilisables et de débris de vélo par un organisme à but non lucratif communautaire s'est révélée être un projet gagnant-gagnant ; Bike Community DIY est ravie que les pièces inutilisables ne soit pas allée à la poubelle et la ville est très enthousiaste à l'idée que la sculpture puisse solidifier l'image de Santa Rosa comme ville de vélos. "
- Ilana Spector
Lire plus à ce propos
Merci à Philippe Généreux, technicien en architecture, de nous avoir envoyé ce sujet.
Pièces de vélo recyclé, acier et béton
À la demande de la ville de Santa Rosa en Californie (USA), les artistes Mark Grieve et Ilana Spector ont créé une oeuvre pour le moins remarquée et remarquable : un obélisque de trente mètres de haut fait de vélos recyclés et de béton. Cela n'est pas sans rappeler les oeuvres du sculpteur français César, dont on doit, entre autre, le prix du même nom, de l'académie française du cinéma.
"Lorsque nous avons examiné les lieux, il semblait que quelque chose de grand était nécessaire sur ce petit bout de terre à la forme étrange, à Santa Rosa. Cela m'a fait penser à un Circus Maximus de la Rome antique . Nous voulons ajouter à Santa Rosa un repère visuel à la fin de l'avenue qui aurait assez de présence pour concurrencer visuellement le milieu environnant. "- Mark Grieve
"La collecte de pièces inutilisables et de débris de vélo par un organisme à but non lucratif communautaire s'est révélée être un projet gagnant-gagnant ; Bike Community DIY est ravie que les pièces inutilisables ne soit pas allée à la poubelle et la ville est très enthousiaste à l'idée que la sculpture puisse solidifier l'image de Santa Rosa comme ville de vélos. "- Ilana Spector
Lire plus à ce propos
Merci à Philippe Généreux, technicien en architecture, de nous avoir envoyé ce sujet.
lundi 20 septembre 2010
Où en est le vélo urbain ? - Denise Belzil
Denise Belzil est une mécanicienne de vélo reconnue et respectée dans le milieu cycliste. Elle a fondé et dirige l'école de mécanique cycliste Techno Cycle, une école qui s'adresse aux particuliers, aux entreprises, et aux équipes de course. Denise a fait ses armes de mécanicienne en France, aux États-Unis, en Asie et au Québec. Son curriculum vitae est plutôt impressionnant. Elle tient aussi une chronique sur le site du magazine l'Actualité : Le blog vélo.Nous lui avons posé les mêmes questions qu'aux détaillants de la métropole afin d'avoir une vue d'ensemble du vélo urbain.
Elle a apprécié nos questions au point de publier sur son propre blogue cette même entrevue.
Les fabricants de vélo offrent-ils suffisamment de choix dans cette catégorie ?
La question serait plutôt : « Les boutiques spécialisées offrent-elles suffisamment de choix dans cette catégorie ? » Je remarque que, dans les boutiques, on s'intéresse davantage à la performance des cyclistes-randonneurs - donc à la légèreté et à la technicité du vélo - qu'aux déplacements des cyclistes urbains. Si le vélo de ville n'est pas offert en boutique et si le consommateur ne sait pas que ce produit existe, comment pourrait-il le demander ?
Je constate aussi que le cycliste urbain de base a surtout peur de se faire voler son vélo, alors il a tendance à acheter le premier engin venu...
Quelles sont les préoccupations premières du cycliste urbain ?
1- Ne pas se faire voler son vélo.
2- Trouver un endroit pour le stationner.
3- S'organiser pour pouvoir se rendre au travail en vélo (stationnement, douche, linge propre, etc.).
4- Survivre au trafic et trouver des parcours moins passants.
5- Éviter les crevaisons ou les problèmes mécaniques.
Quelles sont les appréhensions en ce qui concerne la pratique du vélo de ville ?
Les inquiétudes des cyclistes urbains portent essentiellement sur le partage de la route avec les automobilistes et l'organisation nécessaire pour se rendre au travail en vélo. Mais pour ceux qui utilisent leur bicyclette à l'année longue, l'éclairage des pistes cyclables, en particulier l'hiver où les journées sont courtes, est un vrai problème. Enfin, mentionnons la fermeture aux vélos, dès l'automne, des ponts de la Rive-Sud : cela écourte drastiquement la saison...
Les médias font souvent référence au nombre important de vols de vélos en ville. Selon vous, qui vivez cette réalité, les probabilités sont-elles si élevées ?
Le vol de vélo est omniprésent, mais les clients qui participent à nos cours nous racontent toujours la même histoire : « J'ai laissé mon vélo non verrouillé deux minutes, juste le temps d'entrer chez le dépanneur ou dans la maison. » Les gens sont surpris de la vitesse à laquelle leur vélo a disparu. Autre constat : les voleurs ont une nette prédilection pour les vélos barrés avec un câble de 6 mm, dont on vient à bout avec une simple pince !
Le vélo en libre-service est-il un atout ou un handicap pour un magasin de vélo ?
Les vélos BIXI servent surtout aux déplacements urbains courts. On n'a pas à se soucier d'avoir un cadenas, et les stationnements - même s'ils sont souvent complets - sont prévus. Quant à l'entretien, c'est quelqu'un d'autre qui s'en occupe !
Maintenant, est-ce un avantage ou un inconvénient pour les boutiques ? En ce qui me concerne, je vois ça comme une location d'équipements sportifs : on prend ce qu'on nous offre et, par la suite, si l'envie est là, on peut toujours faire l'achat d'un produit plus adapté à nos besoins. C'est ce qui se passe avec le BIXI : comme il est là, on est incités à effectuer plus de déplacements urbains à vélo et, une fois que l'habitude est prise, on peut penser à s'acheter notre propre vélo. À mon sens, le BIXI ne cause pas de tort aux boutiques : l'entretien des vélos de l'important bassin de population de l'île de Montréal garde les mécaniciens plus qu'occupés !
photo : VéloQuébec
TECHNO CYCLE
Local 148, 4710 Saint-Ambroise
Montréal (Québec) H4C 2C7
Tél : (514) 846-1486
www.technocycle.ca
Courriel : info@technocycle.ca
Elle a apprécié nos questions au point de publier sur son propre blogue cette même entrevue.
Les fabricants de vélo offrent-ils suffisamment de choix dans cette catégorie ?
La question serait plutôt : « Les boutiques spécialisées offrent-elles suffisamment de choix dans cette catégorie ? » Je remarque que, dans les boutiques, on s'intéresse davantage à la performance des cyclistes-randonneurs - donc à la légèreté et à la technicité du vélo - qu'aux déplacements des cyclistes urbains. Si le vélo de ville n'est pas offert en boutique et si le consommateur ne sait pas que ce produit existe, comment pourrait-il le demander ?
Je constate aussi que le cycliste urbain de base a surtout peur de se faire voler son vélo, alors il a tendance à acheter le premier engin venu...
Quelles sont les préoccupations premières du cycliste urbain ?
1- Ne pas se faire voler son vélo.
2- Trouver un endroit pour le stationner.
3- S'organiser pour pouvoir se rendre au travail en vélo (stationnement, douche, linge propre, etc.).
4- Survivre au trafic et trouver des parcours moins passants.
5- Éviter les crevaisons ou les problèmes mécaniques.
Quelles sont les appréhensions en ce qui concerne la pratique du vélo de ville ?
Les inquiétudes des cyclistes urbains portent essentiellement sur le partage de la route avec les automobilistes et l'organisation nécessaire pour se rendre au travail en vélo. Mais pour ceux qui utilisent leur bicyclette à l'année longue, l'éclairage des pistes cyclables, en particulier l'hiver où les journées sont courtes, est un vrai problème. Enfin, mentionnons la fermeture aux vélos, dès l'automne, des ponts de la Rive-Sud : cela écourte drastiquement la saison...
Les médias font souvent référence au nombre important de vols de vélos en ville. Selon vous, qui vivez cette réalité, les probabilités sont-elles si élevées ?
Le vol de vélo est omniprésent, mais les clients qui participent à nos cours nous racontent toujours la même histoire : « J'ai laissé mon vélo non verrouillé deux minutes, juste le temps d'entrer chez le dépanneur ou dans la maison. » Les gens sont surpris de la vitesse à laquelle leur vélo a disparu. Autre constat : les voleurs ont une nette prédilection pour les vélos barrés avec un câble de 6 mm, dont on vient à bout avec une simple pince !
Le vélo en libre-service est-il un atout ou un handicap pour un magasin de vélo ?
Les vélos BIXI servent surtout aux déplacements urbains courts. On n'a pas à se soucier d'avoir un cadenas, et les stationnements - même s'ils sont souvent complets - sont prévus. Quant à l'entretien, c'est quelqu'un d'autre qui s'en occupe !
Maintenant, est-ce un avantage ou un inconvénient pour les boutiques ? En ce qui me concerne, je vois ça comme une location d'équipements sportifs : on prend ce qu'on nous offre et, par la suite, si l'envie est là, on peut toujours faire l'achat d'un produit plus adapté à nos besoins. C'est ce qui se passe avec le BIXI : comme il est là, on est incités à effectuer plus de déplacements urbains à vélo et, une fois que l'habitude est prise, on peut penser à s'acheter notre propre vélo. À mon sens, le BIXI ne cause pas de tort aux boutiques : l'entretien des vélos de l'important bassin de population de l'île de Montréal garde les mécaniciens plus qu'occupés !
photo : VéloQuébec
TECHNO CYCLE Local 148, 4710 Saint-Ambroise
Montréal (Québec) H4C 2C7
Tél : (514) 846-1486
www.technocycle.ca
Courriel : info@technocycle.ca
mardi 14 septembre 2010
Oeuvres récentes

En juillet dernier était présenté, à la Elk Gallery, une exposition des oeuvres récentes de Taliah Lempert. Cette artiste de Brooklyn explore sans relâche l'image du vélo de la rue, soit de façon réaliste, soit de façon très graphique.Au début de sa carrière de peintre vélocipédique, elle avait pour sujet les vélos de ses amis proches. Sa popularité grandissante, des gens de tous horizons lui ont envoyé soit des photos, soit directement leurs vélos afin qu'elle les couche sur toiles ou sur papier.
Lempert n'hésite pas à exploiter sur des supports variés les images qu'elle crée, tel que des chemises, casquettes ou t-shirt. Elle véhicule ainsi son art par le biais de voie plus large et populaire.Elle a un grand succès au Japon où la mode des vélos à pignon fixe est très rependue et associée à une véritable culture du design de la rue.

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