mardi 29 mars 2011

Le plus beau pont...


Pont Champlain, Montréal

Pont Nanpu (Shanghai, Chine) - Akashi-Kaikyo, (Kobe-Naruto, Japon)

Rio–Antirrio Bridge (Rio vers Antirrio, Grece) - Erasmus Bridge (Rotterdam, Pays Bas)

Golden Gate Bridge (San Franciso, Californie) - Fehmarn Belt Bridge (Hambourg, Allemagne)

Le Pont Champlain se meurt, il est au bord de l'écroulement. C'est pourtant l'axe routier montréalais le plus utilisé au Canada. S'il s'effondrait ce serait une catastrophe humaine, évidemment, mais aussi économique car on ose imaginer ce que la rupture de cet axe névralgique aurait comme impact sur le transport de marchandises.

Si le ou les gouvernements et les instances concernées se décidaient enfin à construire un tout nouveau pont au lieu de colmater sans fin les fissures de ce "pas si vieil ouvrage pourtant", largement éreinté par la corrosion et peut-être même par la corruption, il y aurait, dit-on, des voies de plus. Mais seraient-elles cyclables pour certaines? Fort à parier que non! Pourtant, quelle liaison extraordinaire ce serait et surtout quelle balade, quel point de vue imprenable sur la cité!

Tous ceux qui ont emprunté la voie cyclable du Pont Jacques-Cartier savent à quel point la vue sur la métropole est magnifique. Tous ceux qui ont emprunté le Pont Champlain en voiture (seulement) on put remarquer la vue plus large encore et extraordinaire sur l'île de Montréal et l'île Saint-Hélène.

Bien sûr, cet axe, en tant que cycliste, ne donnerait peut-être pas le même bénéfice géographique pour un navettage quotidien que le pont Jacques-Cartier plus central ou mieux encore, que le pont Victoria si celui-ci était également agrémenté d'une piste cyclable.

D'un point de vue architecturale, en ce qui concerne un nouveau Pont Champlain, pourrions-nous nous attendre à une oeuvre remarquable qui mettrait en valeur le dynamise créatif de Montréal, un nouveau symbole urbain, une nouvelle signature visuelle? Montréal d’enorgueilli d'être une des capitales du design international. Alors?

Il y a tant d'exemple dans le monde d'ouvrages de génie civil extraordinaire, de défis architecturaux! Et tant qu'à penser "génie civil"... Comment sera-t-il génialement et civilement réfléchi? Selon les idéaux nord-américains qui ont prévalu jusqu'à présent, c'est-à-dire le tout à l'auto? Ou va-t-il être un axe pluri-modal?

J'ai bien hâte de voir les premières ébauches. Ou bien cela va se traduire par un processus similaire à l'échangeur Turcot? Du pareille au même?

lundi 21 mars 2011

La nouvelle boutique de Dumoulin Bicyclettes

Jeudi dernier avait lieu le lancement officiel de la nouvelle boutique du 173 Jean-Talon est de Dumoulin Bicyclettes. Une foule de personnes, dont des journalistes, des gens de l'industrie, des cyclistes et des clients ont participé joyeusement au "party", chaudement animé par Kid Koala. Nous avons même eu droit à une superbe improvisation lorsque Frédéric Demers, trompettiste, s'est joint à Kid Koala et ses tables tournantes. C'était fabuleux d'entendre à quel point Kid Koala était capable de répondre aux notes de la trompette de Frédérique Demers en "scratchant" des extraits de disques vinyles.

Ce nouveau magasin s'inscrit dans un mouvement de "Boutique concept" très design sortant des sentiers battus. Trop souvent les magasins de vélo accumulent en rangées serrées les bicyclettes, ne les mettant ainsi aucunement en valeur. Manque d'espace? Trop de modèles? C'est souvent le cas.

Ici, les jeunes propriétaires Jean Lecompte et Étienne Roy-Corbeil et de leur ami designer ont misé sur le regard, la perception de l'espace, la transparence, la liaison visuelle entre les étages par l'utilisation de partie de plancher en verre. Ça respire. Ça circule. Certes il y a aussi des vélos "cordés", mais ils sont présentés dans la seconde partie. Lorsqu'on entre dans la boutique on a plutôt une impression de salle d'exposition, d'une galerie, mettant en valeur le vélo.

Fervent promoteur du vélo urbain, Dumoulin Bicyclettes s'est depuis longtemps spécialisé dans vélo pliant. Un immense mur leur est consacré. Pliés sur étagères, on a l'impression d'une bibliothèque de laquelle on a envie de prendre un livre, de l'ouvrir (le déplier) et de découvrir une histoire possible entre soit et un concept urbain de vélo pratique et passe-partout.

Il faut souligner la recherche de détails inventifs et surprenants. L'utilisation de matériaux bruts, tels que l'acier, le verre et le bois, mais savamment agencés fait de cette boutique un lieu dégagé et raffiné. L'éclairage même est une belle invention : de petites poutres en H peintes en jaune où s'insèrent des minis néons, le tout suspendu à intervalles réguliers, tracent un parcours flottant au dessus des têtes qui rappel les lignes jaunes de la route et qui reprend le design du nouveau logo de la boutique. Ce parcours en lévitation nous amène à l'étage inférieur qui révèle une vaste suite au magasin, prolongé par l'atelier. L'organisation de cet atelier vaut le coup d'oeil. Tous les outils sont répétés et identifiés par couleur par rapport à chaque poste de travail.

Il y a une recherche de design global, que ce soit du nouveau logo du magasin utilisé en découpe métallique au devant du comptoir, des murs décoratifs jaunes et noirs reprenant une série de pictogrammes informatifs ou de cartes topographiques ainsi que les projections vidéos. Il y a de la création et de l'inventivité.

Les propriétaires ne sont pas nés de la dernière pluie. Après avoir travaillé comme mécanos durant de nombreuses années chez Dumoulin Bicyclettes alors situé au 651 Villeray est, Étienne Roy-Corbeil et Jean Lecompte décident de racheter le magasin en 2005. Lui donnant un second souffle, ils procurent au magasin une solide réputation dans le vélo urbain.

On peut dire maintenant que la troisième ère du magasin commence en grand. Bonne chance à toute l'équipe de Dumoulin bicyclettes!

Dumoulin Bicyclettes - 173 Jean-Talon est, Montréal







lundi 14 mars 2011

Attendre le printemps

Le plus dur est de patienter jusqu'à ce que le temps soit plus clément, les voies cyclables plus praticables et surtout les ponts ouverts à la circulation cycliste.

Ce besoin de prendre l'air...
Bien sûr on peut prendre des marches, faire toutes sortes d'activités hivernales. Mais enfourcher son fidèle vélo et se libérer de la circulation automobile... Quel soulagement! C'est incomparable!

Vivre le "dehors"! On pense évidemment à la nature, aux grands espaces naturels. Mais la ville est aussi un "dehors" à découvrir, à apprivoiser. Certes, durant l'hiver, ce "dehors" n'est pas très invitant. Il est difficile de se déplacer. Aller à pieds et se geler, aller en voiture et se congestionner, aller en autobus et se faire suer... L'hiver en ville, c'est pas la joie!

Mais sitôt que le printemps arrive, cette émergence d'hibernation fait exploser les sensations et les sentiments. C'est alors que de se déplacer en vélo procure une allégresse revigorantes et stimulante. Il faut le reconnaître, pour le cycliste urbain, c'est une drogue à laquelle on ne peut se désintoxiquer d'année en année et le sevrage hivernal est une torture inutile. On s'en passerait volontiers!

Printemps, été automne, c'est rouler partout! Libre du temps et de l'espace!
On est peut-être aussi exciter voire anxieux du fait qu'on a l'impression que ces temps cléments ne sont que de courte durée et que si on ne manque ne serait-ce qu'une journée en vélo, à la chaleur, on aura perdu notre été! C'est la panique! Il faut sortir! Alors on part fort, on roule à fond pour ne rien perdre de cette cure de jouvence qu'est la chaleur revenue. Mais justement, c'est l'occasion de prendre ça cool et de se délester du stress de l'hiver.
Respirons. Pédalons tranquillement. Ralentissons le temps afin qu'il dur plus longtemps! Slow Bike!!

lundi 7 février 2011

Entretien

doisneau-le-velo-de-tati-1949
œuvre de Robert Doisneau, photographe, pour le film de Jacques Tati

Bon, c'est l'hiver pour de vrai! Pas moyen de l'ignorer, ni de s'en sauver, à moins de prendre l'avion et de filer d'ici.
C'est l'occasion de faire un petit "check-up" de sa monture pour qu'elle soit prête sitôt les temps doux revenus. Évidemment, bien des blogues et des sites traitent de la question et il est facile de trouver de l'information sur le sujet. Alors je ne partirais pas dans les "meilleurs" conseils d'entretien, car chacun a sa méthode, sa philosophie. Tant que ça marche...

Mais si vous voulez vraiment le savoir, il y a deux façons de s'y prendre : Ne pas se casser la tête et apporter son vélo chez son mécano préféré pour faire l'inspection est les ajustements nécessaires ou trouver ladite information technique et mettre la main à la pâte, c'est-à-dire le faire soit même. De là à penser qu'il y a deux types de cyclistes urbains : ceux qui ne veulent pas se salir les mains et les autres. Oui, c'est facile à dire et un peu réducteur, mais c'est un peu vrai.

Dans le groupe des "autres", il y a ceux qui font leur possible pour éviter de soi-disant perdre du temps au magasin, et économiser de l'argent. Ce n'est pas toujours la meilleure solution, surtout si on s'improvise grand connaisseur de la mise au point. Bien sûr, il est toujours bien d'apprendre "sur le tas", mais cela implique des essais et surtout des erreurs... Mais bon, on peut toujours essayer et avec le temps devenir le meilleur mécano pour son propre vélo. Cela aura l'avantage que si une fois en route il y a un pépin, et si vous avez acquis une certaine expérience, vous ne vous retrouverez pas coincé par un bris mineur en plein parcours.

Il y a ceux aussi qui en mangent de la mécanique et qui aiment comprendre en démontant tout ce qui leur passe entre les mains. Ils ont déjà un sens et une expérience de la question. Ils sont du genre à mettre en pièces leur vélo et restaurer chaque pièce avec amour et soins. Je peux les comprendre, j'étais comme ça avec ma moto. Le jour où j'ai compris que je ne comprenais rien, je me suis attelé à ouvrir les manuels techniques (pas celui de l'utilisateur, non, non, plus sérieux que ça!) et j'ai entrepris de mettre en pièces ma moto durant l'hiver (pas mal plus de pièces qu'un vélo!!) pour entièrement l'assembler et apprendre à la vitesse grand V les rudiments de la mécanique et de l'électrique. D'ailleurs le jour où j'ai tourné la clé de contact, appuyer sur le "starter" et que le moteur à gronder de bonheur de revivre, vous auriez pu voir le gars le plus fier sur la planète.
Mais il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin.

Le seul conseil d'entretien hivernal que je pourrais vous donner c'est de prendre soin de votre vélo le reste de l'année. En effet, je vois trop souvent des vélos qui se sont fait manger par des mâchoires de porte-vélo de voiture, des vélos qui sont tellement sale que leur huile et leur graisse forment une boue solide et collante qui ne lubrifie plus rien, des chaînes qui ont l'aire d'être fait en bois tellement elle sont ocre et brune de rouille. D'ailleurs un bruit sur un vélo, que ce soit un grincement un un cliquetis inhabituel est un rappel qu'il faut faire un petit quelque chose qui améliorera le plaisir de rouler, et par le fait même, la vie de votre vélo.

Ça ne prend pas des heures et des heures d'entretien, simplement du respect et de l'attention. Votre vélo le vous rendra bien. En fait il vous donnera ce que vous lui donner.
La mécanique c'est comme ça : impartiale!

lundi 31 janvier 2011

Balades sonores sur deux roues


Rouler dans Manhattan, en groupe et en musique...
Les balades Joyride se terminent toujours par un pique-nique. (Source)

Liz Sherman, directrice de théâtre à New York, rêvait de projets théâtraux différents, de performance urbaine, impliquant le vélo. Elle rêvait de pouvoir monter un spectacle expérimental où des acteurs à vélo préformeraient sur une bande musicale. Mais il n'est pas simple de monter des projets inusités dans un contexte public sans que cela engendre quelques problèmes. Peut-être trop de problèmes pour que cela puisse se réaliser.

Alors Liz est revenue à la base de son concept : Rouler en musique.
Sur une bande sonore spécialement composée pour ces événements par une pointure de bande sonore de film, Duncan Bridgeman, et totalement inspirée du parcours préétabli, Liz Sherman a proposé aux personnes qui le désiraient de télécharger en MP3 sur leur baladeur ladite bande sonore et de se donner rendez-vous à un point précis et une heure précise dans le coeur de New York, pour une balade cyclo-musicale. Cela s'appelle JoyRide.

Ce concept rejoint très bien celui des Balades du BAC (Bicycles, art et culture) que nous avions tenté d'initier l'an passé. Il s'agissait là moins de grandes balades à vélo que de déplacements vélocipédiques pour rejoindre quelques points d'expositions ou de spectacles. Le vélo devenait alors prétexte à la découverte et à la rencontre, autant de gens que d'événements, car chaque "sortie" se créait sur place, s'improvisait selon l'humeur et les suggestions du moment. Les quelques Balades du BAC qu'il y a eu ont donné leur lot de découvertes surprenantes.
(à lire, les comptes-rendus des Balades du BAC )

Faire rouler un groupe en vélo, baladeur dans les oreilles ne serait pas possible à Montréal, une loi interdit de circuler avec un casque de baladeur. Mais l'idée est tout de même séduisante de pouvoir découvrir un quartier accompagné d'une bande sonore composée spécialement en fonction des lieux... Une trame sonore de film, quoi! Cela doit être une expérience sensationnelle! (c'est le cas de le dire!)

À Montréal, un organisme, Audiotopie, qui propose des balades à pieds où l'on peut écouter et découvrir les récits historiques de tel ou tel quartier de Montréal, a trouvé la parade légale pour le vélo à Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal : Réalisé par un collectif d'artistes, on nous propose des ballades en tandem conduit par les artistes eux-mêmes, Audiotandem. Ainsi seul le passager à une casque sur les oreilles!

Joyride, une balade de 11 km dans les rues de New York. L’événement s’est déroulé à trois reprises l’été dernier, soit les trois samedis d’août du festival Summer Streets, pendant lequel des rues sont fermées à la circulation.

Joyride : www.joyrideo.com
Article du New York Times : www.nytimes.com/2010/08/20/theater/20ride.html
Audiotandem : www.audiotopie.org/audiotrace

jeudi 27 janvier 2011

Remonte-pente pour...Vélos..



En 1993, en Norvège, à Trondheim, sur la côte ouest du pays, on a trouvé une solution géniale pour accommoder les cyclistes intimidés par les rues en pentes : Un remonte-pente "pousse-pieds".
Le système s'intègre parfaitement bien dans le paysage. Il fonctionne à 7 km/h.
Alors, monsieur Labeaume? Voilà un beau projet pour la ville de Québec, cité des pentes abruptes et des côtes franches. Et ne nous dites pas que l'hiver peut être un problème pour ce système : Il a été inventé en Norvège, et en Norvège, il y a aussi un hiver de qualité supérieur!
Le remonte-pente est en service de 7h à 22h tous les jours et fonctionne même l’hiver grâce à un système de câbles chauffants.

Merci à Robert Dupuy de nous avoir envoyé ces images.

Vidéo du système en fonctionnement
Site du système



vendredi 14 janvier 2011

Lucien Jonas


Petit Breton, Lucien Jonas en 1905
Musée de la Piscine à Roubaix.


Un petit clin d'oeil pour souligner les médailles récemment obtenues par notre chef de produits route et urbain chez Opus, Stéphane Le Beau, triple champion du monde sur piste.

Lucien Jonas (1880-1947) était avant tout un remarquable dessinateur, mais aussi un peintre portraitiste et un décorateur mural.
Il fût nommé peintre officiel de la marine française. Ces peintures et illustrations des temps de guerre ont fait école et sont exposées en permanence au musée Carnavalet à Paris.

autre peinture : Gabrielle, la cafut, Musée d'Anzin

jeudi 13 janvier 2011

Artiste Coréen inconnu...



Artiste Coréen inconnu... Mais comme quoi le vélo et son mouvement cinétique peuvent se traduire en une sorte de calligraphie rythmique intéressante.

mercredi 12 janvier 2011

Faux finis

Vous avez peur de vous faire voler votre précieuse monture? Rendez-la moins attrayante en y ajoutant de fausses taches de rouille. C'est l'idée géniale d'un designer anglais, un générateur de bons concepts, Dominic Wilcox.

http://www.dominicwilcox.com/stickers.html
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