mardi 31 mai 2011

Montréal Cycle Chic

Bientôt en ligne, le premier site de vélo chic à Montréal!
Montréal Cycle Chic, une initiative de Vélo Québec.
Dès le jeudi 2 juin 2011, à compter de 17 h

www.montrealcyclechic.com
LANCEMENT
Bar Waverly, 5550, boul. Saint-Laurent (angle Saint-Viateur)
Supports à vélo sur place et plusieurs stations Bixi à proximité!

mardi 24 mai 2011

Le cycliste électrique : épisode 17 : La journée dans le corps!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 16 :
La journée dans le corps!

Fin d'après-midi, jeudi, sur la dernière section de mon trajet pour rentrer à la maison, j'ai senti une baisse d'énergie. Pas du système électrique, quoiqu'un peu tout de même, mais surtout de moi. Peut-être pas assez manger ou une journée trop chargée dans le corps... Il ne me reste que 15 minutes de route à faire. Sauf qu'avec le petit vent de face le long du fleuve qui a souvent le don de me démoraliser, cela devient plus difficile. Courage!

Mais aujourd’hui, hui, je me suis offert un répit souvent rêvé lors de grandes sorties cyclistes : J'arrête de pédaler. Alors tant qu'à vider la batterie... J'actionne la manette de pleine puissance, j'arrête de mouliner et le vélo rentre tout de même sagement à la maison. Wow! Quel soulagement! Quel luxe! Regardez tous, sans les mains! Heu non, sans les pieds!!

Bon, il faut dire qu'après une trentaine de kilomètres d'assistance au niveau 4, la batterie n'offre plus le plein régime, mais le vélo se déplace tout de même à 25 km/h. C'est amplement suffisant. En pleine charge, le vélo peut rouler jusqu'à 32 km/h. Il pourrait rouler plus vite, mais pour une question de loi, le système est limité à 32 km/h, ce qui est, à mon sens un handicape car il m'est arrivé à quelques reprises qu'en voulant réagir vite dans le trafic, ces 32 km/h n'ont pas suffit.

Avec un vélo normal, je peux facilement donner un "kick" et grimper jusqu'à 40 km/h avec un vélo urbain et à 55 km/h avec un vélo de compétition. Mais avec les 54 lb de ce vélo et la perte d'assistance à 32 km/h, il est impossible de donner ce "kick" supplémentaire.

C'est mon point de vue et je ne suis pas le public cible de ce système. Quoique s'il continue à répondre relativement bien à mes besoins de navetteur, je vais finir par l'adopter.

jeudi 19 mai 2011

Ai Weiwei

L'installation "Bikes Wall" de chinois Ai Weiwei se revendique de la Théorie du Chaos d'Hakim Bey. car à première vue, elle reflète un certain désordre, mais la logique systématique d'assemblage prouve que dans le chaos se trouve une complexe organisation.

mardi 17 mai 2011

Natalia Gontcharova : le vélocipédiste


Natalia Gontcharova : le vélocipédiste, 1913

Cette oeuvre résolument futuriste de Natalia Gontcharova décompose le mouvement du cycliste jusqu'à en créer un rythme graphique. L'inertie picturale est ainsi trahie au profit de la dynamique cinétique du thème abordé.

jeudi 12 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 16 : Freinage assisté et frein moteur.

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 15 :
Freinage assisté et frein moteur.

Un atout non négligeable du système d'assistance électrique est sa capacité d'inverser la polarité électrique afin que le moteur devienne un générateur d'énergie rechargeant la batterie. Ainsi, grâce à un petit capteur placé sous la manette de frein, sitôt que l'on actionne cette dernière, le moteur devient générateur et par le fait même offre une certaine résistance qui sert de freinage supplémentaire à l'action des patins sur la jante de roue.

Également, on peut mettre manuellement le système en mode "Générateur" à divers degrés de résistance (de 1 à 4), qui est l'équivalent du frein moteur et ainsi profité de la recharge de batterie durant une longue descente qui aurait demandé que l'on actionne les freins souvent. On n'use pas les patins de freins, on modère sa vitesse en descente et on accumule de l'énergie en même temps. Génial, non?

mercredi 11 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 15 : Le bloc-appartement

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 14 :
Et si je restais au deuxième étage (voire plus) d'un bloc-appartement?

Effectivement, le surplus de poids dû à la batterie et au moteur électrique du vélo est considérable. Cela prend tout un effort pour soulever le vélo qui maintenant pèse près de 55 lb. Alors hors de question qu'un quidam monte et descende de son logement son vélo tout les jours.

La batterie a un système de fermeture à clé. Elle se "déclipe" facilement, mais c'est un fardeau de plusieurs livres lorsqu'après une bonne journée de travail dans le corps, plus le trajet et sans doute un sac ou une sacoche à transporter en plus, il faut ramener le tout dans son appartement. Et qui aime laisser son vélo d'une valeur certaine aussi bien cadenassé soit-il dans la rue? Surtout avec un atout électrique aussi séduisant!

Le vélo à assistance électrique, tout comme le vélo électrique, s'adresse-t-il à l'urbain en logement? Il le faudrait pourtant. Alors comment concilier l'agrément de parcours avec la charge logistique?

Le vélo à assistance électrique, tout comme le vélo électrique, s'adresserait-il alors aux personnes restant au rez-de-chaussée, ou ayant un garage urbain, ou une maison, ou encore s'adresserait-il aux proches banlieusards encouragés ainsi à faire leur navettage quotidien? Dans le pire, ne serait-ce qu'un gadget pour banlieusards fainéant qui à l'occasion font de petites sorties dominicales sur pistes cyclables et qui finalement n'ont même pas envie de pédaler?

Décidément je ne suis pas le bon client, ou le trop bon client car j'ai le désavantage de la distance (64 km par jour) et donc l'avantage de l'assistance électrique, l'avantage de la situation de la proche banlieue (Rive Sud) avec garage et, de plus, je suis suffisamment en forme pour avaler le parcours relativement facilement et profiter en pleinement du coup de pouce que me procure le moteur électrique.

Je vous l'avais dit, ce n'est pas une étude objective! Mais je veux tout de même trouver à qui s'adresse ce système, qui peut en profiter et surtout s'il ne s'agit pas que d'une minorité d'énergumènes comme moi qui sont dans des situations atypiques.

mardi 10 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 14 : Complètement ludique!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 13 :
Complètement ludique!

Le point fort de ce système à assistance électrique, hormis les avantages dynamiques et physiques évidents, est que cela devient un véritable jeu de vouloir se déplacer en vélo.

Le plaisir que j'ai à repartir aux arrêts de façon assez spectaculaire, le fait de rire des vents de faces, des côtes et des surcharges du vélo, et surtout, je dois l'avouer, le malin plaisir que j'ai à dépasser des navetteurs dans les faux plats ou les montées, surtout les navetteurs visiblement expérimentés, bien équipés! Bien sûr, limité à ces 32 km/h de pointe, je me fais vitre rattraper sur le plat. Et que dire, lorsque je dépasse un peloton de supers cyclistes, aux allures de véritables champions du Tour de France... Hi, hi!!

Je m'amuse. Et voilà une raison de plus d'utiliser mon vélo tous les jours. L'effet psycho-ludique est indéniable.

lundi 9 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 13 : Attaché à son vélo!

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 12 :
Attaché à son vélo!

Le fait d'être maintenant soutenu par une assistance électrique me pousse effectivement à vouloir utiliser mon vélo plus souvent. Mais vais-je l'utiliser à d'autres occasions que mon navettage professionnel? J'ai été confronté à ce choix l'autre jour lorsque je devais me rendre d'abord à une séance de formation, le matin, pour ensuite retourner à mon bureau en après-midi.

Avec un vélo "normal", pas de problème si ce n'avait été du temps qui m'était imparti et de la distance supplémentaire à parcourir. Alors de prendre mon vélo assisté aurait été une bonne solution, me faisant sauver de temps et de l'effort. Mais il fallait que je le cadenasse en bas du lieu de ma séance de formation. Hum! Me voilà confronté à avoir peur de laisser une si belle machine, affublée de surcroît d'atouts technologiques onéreux. Compte tenu que j'avais peu de temps pour une réflexion approfondie, j'ai opté pour la simplicité, la solution presque facile : le char! Mais à mon corps défendant. Et durant le parcours automobile, j'ai remis en question d'un sens comme dans l'autre mon choix. J'ai pesé le pour et le contre.

Ok, ok, je me suis fait avoir par mon défaut professionnel qui est de designer les plus beaux vélos possibles. J'ai même d’ailleurs encore plus embellis ce vélo en le chaussant de pneus crèmes, ce qui ajoute une touche concordante qui se fait remarquer. Bien sûr si un système d'assistance électrique était monté sur un vélo plus... discret, comme le Classico, ou le Zermatt, cela aurait moins été un problème je crois. Bien sûr la batterie qui se ferme à clé est une sécurité. On peut aussi décider de ne pas la laisser sur le vélo. Elle est simple à détacher et à emporter, quoique lourde. Mais il reste le moteur roue, le moyeu est assez visible. Il s'agit tout de même d'un système de près de deux mille dollars... Même sans la batterie, le vélo à une valeur certaine. D'où l'importance d'avoir un sacré bon cadenas. Il faut aussi y mettre le prix. De toute façon c'est un choix à faire sans compromis.

Alors que faire? Assumer? Prendre le risque? De toute façon, même avec un vélo ordinaire, il y a risque de vol. Dans mon cas, j'ai pris l'habitude de prendre mon ancienne chaîne de moto, ce qui donne un style très new-yorkais à mon vélo une fois attaché. Mais encore là, il s'agit d'un sacré poids à transporter. Cout'donc, je vais frôler les 60 livres! J'aurais dû rouler avec une Battavus "nature". Blague à part, moi qui aime la simplicité, la légèreté, la facilité de déplacement c'est tout un nouveau concept à adopter. On est loin du vélo à pignon fixe!!

Bon, pour l'exercice de cette étude de comportement, j'assumerais que j'ai un certain handicape esthétique qui pourrait paraître favorable aux yeux de certains, mais aussi très intéressent aux yeux d'autres...

jeudi 5 mai 2011

Qu'est-ce qu'un vélo urbain devrait être aujourd'hui?

Il est temps maintenant pour une question… très sérieuse, voire existentielle! : Qu'est-ce qu'un vélo urbain devrait être aujourd'hui? Pendant longtemps on a attribué le vélo hybride à la ville. En fait, la raison était qu’il n’y avait pas de réel choix sur le marché.

Un hybride, par définition, est la combinaison de deux concepts, ce qui, dans ce cas, donne un vélo de montagne amaigri ou un vélo de route renforcé. Va savoir! C’est selon la vision que l’on a des choses. Le verre à moitié plein… vide… Ça reste le même verre, et il ne rassasie pas complètement! Comme dans tout hybride, il ne fait bien ni l’un, ni l’autre de ses concepts.

Alors, quels sont les attributs essentiels d’un vrai vélo urbain? Solidité, oui mais légèreté aussi, car on ne fait pas que rouler avec, on le transport également. Pas très agréable d’avoir une « Grosse Bertha » en acier à hisser au troisième étage d’un triplex! L’aluminium ne rouille pas et est amplement robuste et léger pour la ville. Maniabilité et stabilité? Absolument! On doit se sentir en contrôle et en sécurité.

Absorption des chocs? Bien sûr, par les pneus et par la selle, mais inutile de mettre des pneus trop gros et lourds qui gênèrent de la friction, ni d’avoir une fourche à suspension qui alourdit considérablement le vélo.

Et les vitesses? Oh, cela dépend des goûts et des distances à parcourir, mais je crois que sept vitesses, internes de surcroît, ce qui élimine les risques de dérèglement, est une très bonne recette.

Et question transport, on doit pouvoir charger à souhait sa monture, sans que celle-ci en pâtisse. Donc, un bon porte-bagages! Et puis on ne veut pas être éclaboussé à la moindre flaque, alors des garde-boue s’imposent. Et pour la touche finale, une sonnette à la sonorité sympathique est de mise.

Bref, tout équipé, sans excès, bien agencé pour ne pas créer un vélo à l’allure éclectique (ça c’est le designer qui parle!), et le tout agrémenté d’un bon cadenas… évidemment!

Photo : Abeille Gélinas sur Opus Nuovella, par Ana Marinescu

mardi 3 mai 2011

De l'encre à la Chine...





Illustrateur dans le magazine VéloMag, Marc Lépine est du genre à toujours traîner avec lui un carnet de croquis et à saisir l'instant par le crayon. Il va exposer, cet été, ses aquarelles de voyage à la Maison de la Culture de Saint-Antoine-sur-Richelieu, du 6 mai au 12 juin

mculturesasr.ca
illustrationsmarclepine.com

lundi 2 mai 2011

Le cycliste électrique - épisode 12 : Calcul de charge

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 11 :
Calcul de charge

Aujourd'hui j'ai fait un test de charge. Pas électrique, un test de charge pure, pour voir comment réagit l'assistance électrique. En chargeant le vélo pour mon parcours, vais-je sentir le poids supplémentaire? Cela va-t-il affecter les performances, les accélérations?

Commençons par un petit calcul :
Le vélo avec le système électrique pèse 54 lb (vélo 32 lb, moteur et batterie plus quincaillerie : 22 lb)
Ma sacoche, que j'ai pris le soin de bien charger avec un énorme cadenas de moto, un chargeur, une pompe, un coupe-vent, des gants et mon "lunch", pèse 17,5 lb.
Ce qui nous fait un total de... Ha! J'oubliais : je pèse 175 lb. Donc un total de 246,5 lb à déplacer allègrement!

Et bien, ça roule comme un charme! Les démarrages sont aussi faciles, les côtes sont absorbées avec entrain. Et il ne semble que cela ne consomme pas tellement plus. Certes, le moteur demande plus d'énergie, mais je me suis rendu au travail sans avoir de déficit de charge électrique clairement supplémentaire.

Ce système d'assistance électrique doit vraiment être très intéressant pour les vélos "cargo" ou pour tirer une roulotte chargée d'enfants enjoués...

Avec mon autre vélo, je m'assure toujours de constituer un sac à dos des plus léger pour ne pas handicaper mon parcours. Mais là... Sky is the limit!!

mercredi 27 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 11 : 8 ans de service

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 10 :
8 ans de service

Il était une fois un monsieur qui reçut de son beau-fils, en cadeau d'anniversaire, un système d'assistance électrique BionX. Le monsieur en question, Michel, est une personne qui aime la précision et surtout faire les choses comme il se doit. Ayant lu méthodiquement les instructions, il sut comment bien utiliser son système et surtout comment charger sa batterie adéquatement.

La première des choses qu'il apprit avant de charger la batterie était de toujours éteindre la petite console sur le guidon pour que celle-ci indique la charge exacte et non pas une partie. Éteindre aussi le chargeur avant de le brancher au secteur et à la batterie. Et seulement ensuite allumer le chargeur afin qu'il fasse bien son travail.

Durant l'hiver, il s'était toujours assuré de tenir une bonne charge à sa batterie. Ainsi, une fois par mois, il rebranchait le chargeur à la batterie et lui donnait le petit "boost" nécessaire.

Il fut si méthodique qu'il réussi à garder fonctionnel son système durant 8 ans ! Même les gens de chez BionX furent très impressionnés. Bien sûr, vers la fin, la batterie n'offrait plus qu'une heure de charge. Toutes les batteries de n'importe quel système rechargeable de n'importe quel appareil ont un certain nombre de cycles de charge.

Je vous raconte cela car les deux raisons les plus fréquentes d'insatisfaction d'utilisateurs de système électrique sont le faussement de lecture de charge et la perte rapide de charge le printemps venu.
Il faut se rappeler que si on recharge la batterie en laissant la console allumée, cette dernière ne vous donnera pas l'heure juste sur le niveau de charge de la batterie car elle ne se sera pas remise à zéro. D'autre part il ne faut jamais laisser une batterie vide durant des semaines et à fortiori durant une saison, car arrivée au printemps, la pauvre batterie ne sera plus capable de garder aucune charge complète.

La morale de cette petite histoire vécue, est qu'avec un peu de méthode et de régularité, pas grand choses somme toute, il est possible de faire vivre longtemps un système d'assistance électrique. Et cela est valable pour tout système rechargeable quel qu'il soit.

mardi 26 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 10 : Calcul de consommation

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 9 :
Calcule de consommation

En roulant, j'ai des tonnes de pensées qui me traversent l’esprit. Et évidemment des réflexions sur le système d'assistance électrique.
Il faut être conscient que le système, comme tous les autres systèmes d'assistance électrique, coûte relativement cher : dans ce cas 2035 $ (sans vélo). Mais il s'agit là peut-être d'un investissement. Pourquoi? Et bien, si on considère que l'achat pour une utilisation régulière d'un système à assistance électrique peut remplacer l'utilisation de la voiture pour une certaine période de l'année, il serait intéressant de faire un calcul comparatif pour voir si cela en vaut vraiment la peine.

Je vais me baser sur mon propre exemple :
En voiture, j'ai 2 x 40 km à faire par jour, et cela 5 fois par semaine, soit 400 km par semaine. Mon véhicule, une minivan, consomme 8.8 litres sur autoroute et 12.9 en ville aux 100 km. 10,8 litres en moyenne. Mettons 11 litres compte tenu de son âge. À actuellement 1,40 le litre d’essence, cela me coût par semaine : 61,6 $. Et c'est sans compter les frais d'usure que je ne saurais pas calculer précisément.
Si je considère aller en vélo tous les jours, de début avril à fin octobre, cela me donne 32 semaines. Enlevons deux semaines pour les jours de pluies trop fortes et les changements d'horaire. 30 semaines. À 61,6 $, cela me donne 1848 $ d'essence économisés. On est pas loin de 2035 $
Malheureusement, la voiture reste un peu plus économique, mais il faut aussi considérer un autre aspect : la comparaison de temps de mon parcours.

En voiture le temps est extrêmement aléatoire. Cela peut varier de 45 minutes aller, à 1 h 45 retour, selon le trafic. Il m'est arrivé deux fois de rester coincé plus de trois heures au retour... Bon, dans le meilleur des cas, cela m'a pris 30 minutes. Mais il faut avoir une âme de Fangio pour arriver à ce résultat en voiture aux heures de pointes, ce qui n'est pas recommandé dans notre beau trafic urbain, et surtout avec notre sens si accru du civisme autoroutier.

En vélo, ce sera toujours 1 h 15. Point. C'est donc tellement plus facile pour organiser sa journée!!
Et évidemment, on peut mettre aussi dans la balance les considérations environnementales et la santé physique... Mais à mon sens ce sont des arguments qui vont de facto avec la pratique du vélo.
Et plus de gens s’équiperont de ce genre de système, plus ceux-ci seront abordables. Comme les voitures hybrides ou électriques. C'est l'offre et la demande.

C'est un choix.

vendredi 22 avril 2011

Une rue, une ville.

Une rue, une ville. Je roule. La lumière est douce, les couleurs vives. Les couleurs vivent! Je vis aussi. Chaque changement de direction est une nouvelle impulsion vers un espace libre. Guider par une envie de découvrir, je regarde une rue que je connais bien pourtant, sous un autre angle, avec un autre regard, celui de l'émerveillement. Est-ce dû à l'oxygène retrouvé de l'extérieure après un hiver calfeutré? Peut-être. Est-ce dû aux hormones printanières? Probablement. Est-ce dû au vélo? Certainement.

La simplicité, la mobilité, la liberté de déplacement.... C'est le fondement même de la pratique du vélo. Sur n'importe quelle route ou chemin. Mais en ville, il y a quelque chose de différent.

Tout d'abord, l'animation environnante est une une mise en scène complexe et riche d'événement de la vie quotidienne. Les regards, les sourires, les humeurs... Les odeurs, les effluves, les courants... Les reflets, les couleurs, les ombres... Les sons, les résonances... Chaque élément vient susciter des pensées et des souvenirs d'un passé proche ou lointain. C'est alors que l'on peut scénariser l'ensemble de ces éléments et voir sa vie autrement. Pas si mal après tout! Ah! Rouler librement, penser librement, respirer librement...

Mais c'est pollué en ville!
C'est un peu pollué partout. On peut voir le verre à moitié vide. L'autre jour, un petit garçon me faisait remarquer à quel point la flaque d'eau à la surface de laquelle des reflets irisés se déplaçaient avec grâce et lenteur était magnifique. Il avait raison et il ne se souciait pas de l'origine de ces huiles multicolores.

Une ville est polluée de bruits, mais ce peut être une trame sonore riche en composition et en émotions, un souffle de vie ambiant. Une ville est polluée d'odeurs, mais ce peut être aussi des fumets de restaurants, d'une fraîche émanation de plante vaillante, surgissant du béton, de senteur de bois de construction chauffé par un soleil tendre. Une ville est polluée d'images, mais ce peut être aussi de vieilles et gigantesques enseignes symbole d'une époque, ce peut être aussi un éclectisme architectural témoin des multiples histoires d'une ville.
La beauté des choses n'est pas seulement dans les standards établi et reconnu.

Je roule. La lumière est douce, les couleurs vives. Et je vis.

photos : Alec

vendredi 15 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 9 : J'aime les arrêts!



Étude sur
l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.


Jour 8 :J'aime les arrêts!

J'ai découverts un effet psychologique inattendu à l'utilisation d'un vélo à assistance électrique : J'ai maintenant tendance à plus souvent faire mes stops. Pourquoi? Et bien je viens de constater que le plaisir de redémarrer aidé de toute la puissance du système rend... heureux! On s'envole, on est léger, c'est l'allégresse. Alors pour retrouver ad nauseam se sentiment bienfaisant on aura tendance à vouloir répéter l’expérience.

En effet, en ville, les arrêts sont si fréquents que le pauvre cycliste, stoppé dans son élan aura tendance à vouloir se soustraire de cette contrainte anti-dynamique. Et c'est pour cela que tout les cyclistes passent leurs stops et la plupart leurs lumières sous prétexte de garder un certain momentum inertiel! Ha! Mais avec ce ressort propulsif qu'est l'assistance électrique, il est tellement facile de repartir d'un arrêt et trouver en quelque secondes sa vitesse de croisière que cela devient réellement amusant.

Combien de fois aussi, je me suis trouvé dans un groupe de cycliste attendant sagement la lumière verte. Au signal, en trois coups de pédale je les ai distancé de telle façon que je me suis demandé si je n'allais pas équiper mon vélo de rétroviseurs rien que pour voir les regards ahuris laissé derrière moi. Personne, à moins d'avoir l'oeil connaisseur, ne soupçonne mon vélo d'être assisté. Et je m’enorgueillis d'avoir des mollets d'acier dans leur esprits. Hi!

C'est à trouver cela décevant lorsque je ne rencontre pas de cycliste dans une côte, surtout si celui-ci, attriqué tel le sportif émérite, roule des mécaniques à l'assaut de la montée. Moi, sur mon destrier flanqué de sacoche, l'air de rien, j'avale ladite monté sans que le sportif puisse me suivre a moins d'y perdre son souffle.

Ok, ok. C'est cruel, mais... c'est cruel! ;-)

Le Bidon, taverne culinaire


photo : le Bidon

Rien que pour une belle traversée, dans un sens comme dans l'autre, sur la large piste cyclable du Pont Jacques-Cartier et de sa magnifique vue sur la ville illuminée, cela vaut la peine d'aller découvrir un nouveau restaurant à Saint-Lambert : Le Bidon, taverne culinaire... Rien que le nom intrigue, et pour cause!

Nouvellement installés au coin des rues Desaulniers et Notre-Dame, le très jeune propriétaire William Cadieux (25 ans) diplômé de l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie du Québec et son chef, Sean Chenick, (23 ans) ont été rapidement victimes de leur succès. Très souvent plein, même en semaine, il faut croire qu'il manquait exactement ce type de restaurant à Saint-Lambert.

Sa carte est agréablement raffinée, très originale et inventive : Une simple salade César se présente en une laitue coupée en deux dans sa longueur et légèrement grillée, napée d'ingrédients locaux comme ce fromage provenant de l'Échoppe des Fromages, commerce située non loin, sur la rue petite Aberdeen.

À découvrir aussi son burger à l’effiloché de porc, ou la côte de bœuf ultra-tendre braisée à la bière d’épinette. Mais aussi : une trilogie de guédilles aux crevettes, truffe et vanille Gaspésienne, une poutine de "Smoked meat" de magret de canard fumé à froid sur place.
Et que dire de ce tartare de boeuf à se damné, servi sur céramique spécialement découpée par William lui-même, avec un trou pouvant accueillir le petit bol de frites allumettes. Preuve qu'en plus d'avoir l'esprit du l'entrepreneur inventif, William Cadieux a un esprit de designer plus que culinaire.

Oui, le Bidon se veut bistrot, mais complètement repensé à la québécoise avec un style néo-rustique très design, très actuel. Le restaurant se présente sur deux demis étages, dont un bar en surplomb, plus une salle conviviale en sous-bassement. On notera l'originalité des lustres faits de cèpes de vignes et sa murale de couvercles de barils d'huile rouillés. Une chambre-cellier vitrée ornant le fond de la première partie du restaurant, bien garni de vins raffinés dont une bonne partie est d'importation privée, offre une sélection des plus remarquable.

L’harmonie du décor, des matériaux et des couleurs dénote un souci du concept global, marque de réussite de bon restaurant.

Ce coin de rue a à plusieurs reprises accueilli des restaurants, mais aucun n'a survécu, aucun n'a eu le succès grandissant du Bidon. Reste à voir si la ville de Saint-Lambert encouragera ce jeune entrepreneur assurément vecteur d'un certain renouveau de la ville, susceptible de faire graviter une clientèle périphérique élargie dans son restaurant et sur sa terrasse estivale à venir, mais aussi dans les divers commerces environnants apparentés, comme "L’âme du vins" juste en face, ou "l'Échoppe des Fromages" précédemment citée, ou les boutiques de la rue principale, Victoria.


Le Bidon, taverne culinaire
bidontaverneculinaire.com
450 671-9000
35, boul. Desaulniers (coin Notre-Dame)
Saint-Lambert (Québec) J4P 1L7
info@bidontc.com

Ouvert du mardi au samedi, de 16h30 à minuit
Entrées : de 8 $ à 11 $
Plats : de 14 $ à 24 $
Desserts : 4 $ à 9 $
Vins, pour la plupart d'importation privée, de 28 $ à 115 $

jeudi 14 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 8 : Assistance

Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 7 :
Assistance

Si vous vous attendez à ce que le moteur électrique fasse votre travail, qu'il pédale pour vous, ou si vous être enclin à n'utiliser que la manette de pleine puissance électrique, alors vous n'être pas fait pour ce genre de concept. Achetez-vous un scooter électrique!
Il s'agit là d'un vélo à assistance électrique.

L'assistance est variable en fonction de la pression que vous exercez sur le pédalier. Cela est un peu déstabilisant au début. On s’attend à ce que le moteur donne une puissance régulière, mais en fait, il cherche à compenser une partie de votre énergie et donc à vous offrir seulement un pourcentage de votre effort. Une sorte de récompense? Je dirais que c'est plutôt une sorte de collaboration d'effort.

Mon parcours de 32 kilomètres m'a paru 15 la première fois que j'ai fait le trajet de chez moi jusqu’à mon bureau.
En fait, le système aplani virtuellement le parcours. Il n'y a plus de côte insurmontable. La beauté de ce système est de donner un coup de main (ou un coup de pied) lors des démarrages, des côtes et si vous avez un vent de face démoralisateur. C'est comme un soutien paternaliste qui vous encourage à continuer : "T'es capable!". Ainsi vous faite votre effort et votre mise en forme, mais avec une allégresse juvénile retrouvée! Vous vous sentez des ailes.

Lorsque je suis parti le premier matin, je trouvais que le système était faible. J'avais des doutes. Je suis monté sur le Pont Jacques-Cartier. J'ai mis le système à sa puissance maximum qui en compte 4. Je sentais alors parfaitement l’assistance. Pas mal! Mais je n'étais pas plus impressionné que cela. Je m'attendais à plus. Lorsque je suis redescendu de l'autre côté du pont, j'ai réalisé que j'avais entamé mon parcours sur le gros plateau. Je ne m'en étais même pas rendu compte, preuve que le système compensait facilement mon étourderie. Lorsque je me suis mis sur le plateau moyen, c'est alors que j'ai pleinement profité de la subtilité de l’assistance électrique. Mes jambes bien réchauffées musculairement, je me suis senti léger comme une plume. Et toute la suite du trajet a été un jeu d'enfant.

Toutefois il faut apprendre à pédalier régulièrement, à "mouliner rond". C'est un très bon exercice et une bonne technique cycliste. Pourquoi? Parce que le système analyse constamment la pression exercée sur le pédalier. Alors si on veut que cela soit régulier, il faut être soi-même régulier.

Je vous l'ai dit, ce n'est pas fait pour les fainéants!

mercredi 13 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 7 : Jour de pluie



Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 6 :
Jour de pluie

La motivation à utiliser mon vélo avec sons assistance électrique, qui semble me gagner ces derniers jours, n'a pas eu encore la force de me faire mettre le nez dehors par les jours de pluie froide de ce début de printemps. Le temps maussade est démoralisant d'ordinaire. Je me demandais si soulager d'une partie de l'effort, cela me ferait changer mes habitudes de fuir l'eau en vélo. Pas pour l'instant.

Je vais peut-être m'équiper de survêtements anti-pluie, car même si attriqué de la sorte, je deviens un non sens aérodynamique, l'assistance électrique compensera ma résistance à l'air.

Mais encore faut-il qu'il fasse plus chaud. Mais pas trop car je vais suer comme un boeuf et ce ne sera pas dans l'état d'esprit du Slow Bike! Qui sue, force. Qui force, déprime. Qui déprime, ne prend pas son vélo! Ok, ok. Je rigole! Mais ça ne me tente pas de me déshydrater alors qu'il pleut!!
Je vais tout de même tenter le coup prochainement.

Quoi? L'utilisation de l'assistance électrique aura aussi une incidence sur ma garde-robe? De plus en plus étonnant ce concept!

À suivre...

mardi 12 avril 2011

Le cycliste électrique - épisode 6 : "Show off"



Étude sur l'incidence psychologique de l'assistance électrique en vélo sur un navettage quotidien.

Jour 5 :
"Show off"

J'ai eu une drôle de pensée ce matin en faisant mon parcours : Un dilemme existentiel en quelque sorte! J'étais pris d'un côté entre le désir de faire remarquer ce vélo qui, l'air de rien, est un vélo à assistance électrique et de l'autre côté, entre une certaine honte de rouler avec un système qui facilite ma vie de cycliste. Car on ne se le cachera pas, les cyclistes émérites ont tendance à lever le nez sur les vélos électriques, même s'il ne s'agit que d’assistance. "C'est de la triche!" Pense-t-on.

Dans le premier cas, j'aurais dû utiliser seulement la manette de puissance et arrêter de pédaler pour bien montrer que je filais à bonne allure sans aucun effort. Dans l'autre cas, je devais pédaler comme d'habitude mais personne ne remarquerait alors l'avantage indéniable de ce super vélo!

Ok, ok, c'est du "Show off" je le sais!. Mais que voulez-vous, quand on est fier de son ouvrage... Je pourrais aussi simplement actionner ma clochette à tout bout de champ.
Mais je me dis aussi que si pour certains, ce système d’assistance électrique pouvait représenter une bonne solution afin d'utiliser un vélo sur une base beaucoup plus régulière, ce serait un "plus" de savoir que tous les vélos électriques ne ressemblent pas nécessairement à des machines pataudes au design douteux, ce prenant soit pour des vélos du futur soit pour des scooters tout de plastique vêtus...

Avec ce design, j'ai opté pour le style, l’élégance et l'intégration du système. Chaque fois que je montre ce vélo à des amis ou des connaissances, ils sont très surpris de constater, après que je leur ai fait remarquer, qu'il s'agit d'un vélo assisté électriquement.

lundi 11 avril 2011

Montréal Cycle Chic






Quelques images pour souligner l'arrivée prochaine du premier blogue "Cycle Chic" québécois : Montréal Cycle Chic, une initiative de Vélo Québec. Le blogue sera lancé le mercredi 1er juin 2011, à la Grande Bibliothèque, en présence de Mikael Colville-Andersen, créateur du premier blogue du genre à Copenhague (www.copenhagencyclechic.com).

Depuis ces dernières années, les blogues de la série "Cycle Chic" se sont multipliés à travers le monde. Ils font la promotion de l'élégance, du design, de la mode et surtout du style de vie du cycliste urbain en "croquant" sur le vif des cyclistes dans la rue.

Ces sites aident aussi à démystifier la pratique du vélo urbain, en montrant, preuves visuelles à l’appui, que de faire du vélo en ville ne nécessite pas nécessairement de vêtements spécifiques. L'élégance ou le style décontracté sont parfaitement compatibles avec ce mode de déplacement.

www.montrealcyclechic.com